‹ Le quatrième évangileChapitre 382 sur 857 · Cf. supr. p · texte numérisé non relu

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Sauveur est Texpression suprême du don, pour autant que Jésus l'offre. La communion en est l'accomplissement parfait et la garantie permanente, pour autant que les hommes le reçoivent. La foi, au sens johannique et non au sens luthérien, est le moyen par lequel on se l'approprie. Mais, de même que la foi suppose et ne supprime pas la réalité de la mort, elle suppose et ne supprime pas la réalité de la communion à Jésus dans Feucharistie. Si l'on y regarde bien, on trouvera que le récit de la multiplication des pains et le miracle de Jésus marchant sur Teau, franchissant instantanément les distances, échappant aux lois de la pesanteur et de l'étendue, se montrant esprit jusque dans sa chair, n'ont de raison d'être en cet Évangile que pour illustrer le mystère eucharistique La théorie du baptême n'appelle-t-elle pas une théorie analogue de l'eucharistie, et conçoit-on que l'Evangile mystique ait pu faire abstraction de l'acte où s'affirme l'unité des fidèles dans le Christ ? N'emploie-t-il pas toutes les formules sacramentelles de l'eucharistie -, et ne fautil pas qu'il ait pensé au mystère chrétien? Et, s'il y a pensé, n'estil pas évident qu'il en parle, ou bien que son discours ne signifie plus rien, ni pour lui, ni pour nous?

VI. 52. Et les Juifs disputaient entre eux, disant : <( Gomment peut-il nous donner sa chair à manger? » 53. Jésus donc leur dit : « En vérité, en vérité je vous (le) dis, si vous ne mang-ez la chair du Fils de Thomme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez pas la vie en vous 54. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. 55. Car ma chair est une vraie nourriture, et mon sang un vrai breuvage. 56. Celui qui iriange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. 57. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. 58. Voici le pain qui est descendu du ciel : non comme celui qu'ont mangé les pères, qui sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » 59. Il dit ces choses enseignant en synagogue, à Capharnaûm.

Gomme Nicodème lorsque Jésus lui déclare qu'il faut naître de nouveau pour voir le royaume de Dieu, demande : « Est-il possible

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