‹ Le quatrième évangileChapitre 433 sur 857 · XI · texte numérisé non relu

XI

que le Christ vient de la race de David, et du village de Bethléem, d'où était David? » 43. 11 y avait ainsi division dans la l'oule à son sujet; 44. et quelques-uns d'entre eux voulaient s'emparer de lui, mais aucun ne mit les mains sur lui.

Au point de vue historique, « le dernier jour de la fête », distingué des autres par une solennité spéciale, serait le huitième, où le repos était obligatoire comme pour le sabbat ^ ; au point de vue du symbolisme johannique, ce serait plutôt le septième, et c'est probablement celui-là que l'évangéliste aura eu en vue, le confondant, pour la perspective, avec le huitième, sans autre égard aux particularités du rituel israélite. Ce dernier jour est celui où Jésus se révèle comme source de la vie spirituelle, et l'auteur indique assez clairement que cette manifestation du Sauveur figure son action dans l'Eglise chrétienne, par le moyen de l'Esprit qu'il envoie. Jésus donc se présente dans le temple ce jour-là, au milieu de la foule des Juifs qui y est réunie, et il crie à tout ce peuple les paroles significatives de l'action qu'exercera son Esprit dans les âmes. Cette manière de prêcher est inconnue à la Synopse-, et sans doute elle ne tient pas compte des conditions pratiques dans lesquelles un enseignement pouvait se donner dans le temple. L'objet même du discours n'est pas plus conforme à la vraisemblance ; car il né s'agit pas d'une parabole dont les auditeurs de Jésus auraient pu deviner l'application, mais d'une proposition symbolique dont un chrétien seul a pu concevoir l'idée, et qui n'a de sens que pour des chrétiens ^.

Si quelqu'un a soif, dit Jésus, qu'il vienne à moi et qu'il boive. » Ainsi le Christ johannique s'annonce d'abord lui-même comme la fontaine d'eau vive ^, et l'idée de la pierre du désert, avec l'application figurée au Sauveur, comme dans saint Paul ^, a chance d'être à l'arrière-plan du discours ^. Mais si le Christ est la source

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