EXXrjV£ç désigne ici les païens en général
A LA FÊTE DES TABERNACLES. LES JUIFS
laissent pas de les annoncer à leur manière et de prophétiser sans le savoir. L'auteur ne pouvait leur en faire dire plus, en cette occasion, sans rompre trop ouvertement avec la vraisemblance et sans détruire la perspective convenue de son récit. Mais son but n'est pas malaisé à discerner : il faut que le lecteur songe au triomphe de l'Évangile parmi les Gentils, comme à la compensation providentielle et surabondante de l'insuccès qui a résulté de l'endurcissement des Juifs. On n'a pas besoin de supposer que les relations du Sauveur avec les Samaritains et les libertés qu'il se donnait à Fégard de la loi sabbatique rendaient rh3q3othèse des Juifs assez plausible^, puisque les Juifs eux-mêmes ne la regardent pas comme telle, et que Jean, par conséquent, ne la leur attribue que par une sorte de pressentiment dont ils sont aussi incapables de voir la justification relative dans le présent que la certitude en ce qui concerne l'avenir. Leur prophétie inconsciente perdrait toute saveur si elle était censée appuyée sur un trait de réalité historique. Ce sont les Juifs, c'est-à-dire les ennemis de Jésus, qui prophétisent ainsi à son sujet, comme plus tard Gaïphe dans l'assemblée du sanhédrin L'auteur tient à montrer en même temps leur entier aveuglement, puisqu'ils déclarent eux-mêmes qu'ils ne comprennent rien à ce que Jésus veut dire, aux intentions qu'il manifeste, au but qu'il se propose. En comparaison d'eux, l'ânesse de Balaam était un instrument intelligent de la Providence. Leur discours n'accuse pas une divergence d'opinions sur la signification de ce qu'ils ont entendu, mais un complet hébétement devant la vérité qui leur a été proposée et dont ils ont eux-mêmes exprimé une partie, en jugeant insensé ce qui était le secret dessein de Dieu.
vu, 37. Et le dernier jour, le (plus) grand de la fête, Jésus se présenta et cria disant : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, 38. celui qui croit en moi, selon qu'a dit l'Ecriture : « Des fleuves d'eau vive couleront de son sein. » 39. Et il disait cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. Car il n'y avait pas encore d'Esprit, parce que Jésus n'était pas encore glorifié. 40, Or des g^ens de la foule, qui avaient entendu ces paroles, disaient : « C'est vraiment le Prophète. » 4L D'autres disaient : « C'est le Christ. » D'autres disaient : « Est-ce que le Christ vient de Galilée? 4'2. L'Écriture ne dit-elle pas