Cf. m, 2 ; xix
3. Deut. I, 16, etc. Holtzmann, 126, observe que Jean-Baptiste a été interrogé ofTiciellement par le sanhédrin (i, 19-28) ; mais il ne s'agissait pas de jugement.
4. V. 52. ipauvrjcjov xal l'Ôe oit îx t^ç Ta^iXaiaç 7ipocpT]'Tr]i; oùx sysipsiat. Texte reçu : èy/jyspxat.
Jonas, qui était de Galilée, ou bien que l'évangéliste lui-même n'y aura pas fait attention. Ce n'est point par l'histoire ou par le témoignage de l'Ancien Testament qu'il répond aux diiïicultés de ce genre. Celle-ci encore avait cours parmi les Juifs au temps où il écrivait, et c'est pour cette raison qu'il la rapporte. Que ceux qui la proposaient ne se soient pas souvenus de l'origine galiléenne de Jonas, on l'explique par le fait que la patrie de ce prophète n'est pas mentionnée dans le livre qui porte son nom, mais seulement au livre des Rois ^, dont l'indication pouvait passer inaperçue ~. Il est de toute invraisemblance que Jonas ait été négligé comme exception, parce qu'il a prophétisé chez les Gentils L'objection est rapportée au même titre que les précédentes ; elle n'est pas non plus réfutée directement.
Mais la réponse de Jésus doit rendre inutile toute discussion sur ces matières. On dit que l'origine du Messie doit être inconnue; on dit aussi qu'il doit être descendant de David, naître à Bethléem; qu'il ne saurait être galiléen. Il s'agit bien de généalogie, et de naissance, et de prophète, même de Messie au sens où les Juifs l'entendent! « Je suis la lumière du monde. Je sais d'où je viens et où je vais ^. » Tel est le Christ johannique : il est « la vraie lumière qui éclaire tout homme » ; il vient de Dieu, il y retourne. Peut-être l'auteur s'était-il rendu compte des difficultés que présentait la controverse avec les Juifs, si on la maintenait sur le terrain de l'exégèse et des faits; en tout cas, sa réserve ne peut être interprétée comme une référence aux Synoptiques ^. On a supposé aussi qu'il avait pu, en formulant l'argument de Nicodème^ songer à la situation du christianisme vis-à-vis de ses ennemis surtout de l'empire persécuteur, et préluder à la thèse des apolo-
1. II (IV) Rois, xiv, 25, où il est dit que Jonas était de Gath-Hépher, sans indication de tribu (Zabulon, Jos. xix, 13).