Cf. BnooKE, II
4. Hist. eccl. III, 39, où Eusèbe parle de cette histoire comme s'il n'en connaissait l'existence dans aucun exemplaire des Évangiles canoniques.
sueste * , Jean Ghrysostome, Cyrille d'Alexandrie l'ignorent comme texte johannique. Euthymius (xii*^ siècle) est le premier commentateur grec qui s'en soit occupé ; il observe qu'elle manque dans les plus anciens manuscrits et qu'elle est marquée d'un obèle dans les autres. Cette péricope a aussi manqué d'abord au texte occidental : les plus anciens manuscrits de la Vulgate antéhiéronymienne ne l'ont pas - ; Tertullien et saint Cyprien ne l'ont pas connue. Les versions coptes, memphitique et sahidique^, ne la contenaient pas, non plus que les versions syriaques anciennes ^ Son plus ancien témoin parmi les manuscrits grecs est le manuscrit de Cambridge (D); mais elle était déjà répandue au iv^ siècle dans les manuscrits de la Vulgate latine, et même, au témoignage de saint Jérôme^, dans les manuscrits grecs. Saint Ambroise ^ et saint Augustin 8 la tiennent pour authentique ; elle s'est maintenue dans la Vulgate hiéronymienne. On a dû la lire en Occident dès le iii*^ siècle, peut-être même dès la fin du ii*^ 'J. Il convient de remarquer que certains manuscrits grecs qui Font reproduite, ne la présentent qu en supplément, à la fm de l'Evangile ; d'autres la rapportent dans Luc ; un manuscrit l'a insérée un peu plus haut que le texte ordinaire, de façon que l'histoire vienne avant la conclusion de la fête des Tabernacles
1. La section de radultère manque, et il n'y est pas même fait allusion dans le commentaire de Théodore sur s. Jean, (cf. supi\ p. 149, n. 5).