‹ Le quatrième évangileChapitre 47 sur 857 · II, d3 ; VI, 4; xi · texte numérisé non relu

II, d3 ; VI, 4; xi

3. En ajoutant v, \, où la « fête des Juifs » ne peut guère être que la pâque.

4. Clément d'Alexandrie, Origène (DeprtVic. iv, 5), les Homélies clémentines, le Diatessaron, etc.

5. Il est probable que les autorités mentionnées dans la noie précédente entendaient v, I, d'une fête quelconque et ne lisaient pas vi, 4, dans leurs exemplaires.

paraît avoir laissé des traces dans la mention équivoque de la seconde pâque ^ Mais il n'est pas possible d'admettre que le texte primitif n'aurait mentionné que deux pâques ; si les alog-es eux-mêmes ^ n'en ont pas trouvé un plus grand nombre, c'est qu'ils ont eu entre les mains des exemplaires corrigés pour prévenir le reproche de contradiction avec les Synoptiques. Comme la contradiction n'était pas évidente, et que le sens de la tradition historique allait s'affaiblissant, les corrections n'ont pas prévalu contre la rédaction authentique.

Pour défendre le cadre johannique, on tire argument de ce que certains passages des Synoptiques, et spécialement de Luc, donneraient à supposer que la prédication du Christ a duré plus d'un an, et que le Sauveur a fait pendant ce temps plusieurs voyages à Jérusalem. On cite d'abord l'histoire des épis cueillis par les disciples et l'on observe que cet incident du ministère galiléen ne peut se placer qu'aux environs d'une pâque antérieure à celle de la passion. L'incident n'est pas localisé ; il appartient à une série d'anecdotes relatives au sabbat, et l'on pourrait se demander s'il est à sa place chronologique. En admettant qu'il y soit, il prouverait seulement que Jésus prêchait en Galilée, au temps de la moisson, dans l'année qui précéda celle de sa mort ''. On a aussi allégué parfois un passage de Luc où on lit, dans certains manuscrits très autorisés ^, que Jésus « prêchait dans les synagogues de Judée n ; mais, outre que la leçon de ces manuscrits n'est pas certaine on est obligé d'admettre que Luc emploie le mot « Judée » dans un sens large, et que ce passage se rapporte, en toute hypothèse, à la prédication galiléenne ^. De même, bien que Luc s'y reprenne, pour ainsi dire, à plusieurs fois, en racontant le voyage du Sauveur à Jérusalem ^, il n'en conçoit pas moins ce voyage comme unique ; la masse des faits qu'il y accumule, et qui semblerait donner une impression contraire, résulte simplement de ce qu'il a logé en cet endroit la plupart des matériaux qu'il avait trouvés en

d . V, I, supr. cil. Voir le commentaire de ce passage.

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