‹ Le quatrième évangileChapitre 473 sur 857 · Supr. p · texte numérisé non relu

Supr. p

LE TÉMOIGNAGI-: DU PÈRE

24, Je vous ai donc dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne (me) croyez pas (ce) que je suis, vous mourrez dans vos péchés. ))!25. Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? » Jésus leur dit : « D'abord, de quoi vous parlè-je ? 26. J'ai beaucoup de choses à dire de vous et à juger; mais celui qui m'a envoyé est véridique, et ce que j'ai entendu de lui, je le dis dans le monde. » 27. Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. 28 Jésus donc dit : « Quand vous aurez exhaussé le Fils de l'homme, alors vous saurez (ce) que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon que le Père m'a enseigné. 29. Et celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne me laisse pas seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît. »

Dieu ne permettant pas qu'on fasse maintenant obstacle à sa prédication, Jésus parle encore. Selon la perspective évangélique, c'est la continuation du même discours ^ Au chapitre précédent et au commencement de celui-ci, le Sauveur reprend son enseignement dans la journée même où on a essayé de l'emprisonner Le cas présent est plus simple encore, l'évangéliste laissant entrevoir qu'une arrestation était dans l'ordre naturel des choses, mais non pas qu'on ait songé à FeiTectuer. La mention du trésor, à la fin du paragraphe précédent, ne prouve nullement que les discours et incidents de la journée soient arrivés à leur terme ^. Il est bien vrai que Jésus va répéter une chose qu'il a dite ^, dans le chapitre précédent au milieu de la fête des Tabernacles ; mais pourquoi ne l'aurait-il pas répétée le dernier jour de la fête? L'insistance sur le même sujet se comprend tout aussi bien, et même mieux, si l'on doit supposer un intervalle très court. Il n'y a, d'ailleurs, à considérer que la convenance de l'évangéliste. On ne voit pas de prime abord la raison de cette répétition, ni comment elle se rattache au contexte. Mais la réflexion précédente a introduit l'idée de machinations contre Jésus et la pensée de « l'heure ». C'est cette heure même qui va être envisagée dans le discours. La transition est facile, selon l'esprit de l'auteur ; elle l'est un peu moins si l'on prend son récit comme lettre d'histoire.

1. V. 21. £l;:ev oùv T^àXiv auTOiç. La particule oùv semble établir un rapport étroit de ce discours avec ce qui précède.

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