I Jean, v
7. La description ne tend qu'à faire ressortir la signification du baptême. Il ne paraît pas possible d'y reconnaître (avec J. Réville, 209) un double rite, imposition des mains et baptême, l'imposition des mains étant censée insufTisante. L'évangéliste ne songe pas à l'imposition des mains, et s'il y avait pensé, il ne l'aurait pas mise avant le baptême.
dit ; il se lave, et il revient chez lui voyant K Grand émoi de tous ses voisins et connaissances qui étaient très nombreux, sa profession de mendiant l'ayant fait remarquer de tous ceux qui fréquentaient le temple On se demande si c'est bien lui, et Ton est forcé d'en convenir, quand il parle lui-même pour dissiper les doutes. Alors la surprise fait place à la curiosité ; on veut savoir comment il a été délivré de son infirmité. L'homme dit ce qu'il a senti et entendu. A la différence du paralytique il sait qu'il a eu affaire à Jésus, mais il parle comme ignorant la qualité de celui qui Fa guéri. S'il a trouvé d'un seul coup l'usage de la vue corporelle, il arrive par degrés à l'illumination spirituelle. Maintenant il se contente de dire : « Le nommé Jésus ^ m'a fait et dit telle chose. » Bientôt il dira : « C'est un prophète; il est de Dieu. «Finalement Jésus se fera reconnaître et adorer de lui comme Fils de l'homme, vrai Messie. L'homme parle de la boue et non de la salive, moins peut-être pour n'avoir pas vu comment Jésus a fait la boue, que parce que la salive n'a pas de signification distincte dans le symbolisme du récit. Il n'importait pas non plus, pour l'enchaînement de la narration, de rappeler que Jésus avait craché ; mais l'action de faire un peu de boue ou de mortier était une violation du sabbat. Cette circonstance frappe les gens plus que tout le reste. Ils semblent oublier le miracle pour ne songer qu'à l'illégalité de cette boue et de cette guérison. Leur premier souci est de mettre la main sur Jésus ; mais l'homme ne sait ce qu'il est devenu ; ils se contentent de prendre celui qui a fourni l'occasion du crime et qui en est le principal témoin.
IX, 13. On amena aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. 14. Or c'était sabbat le jour où Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. 15. Les pharisiens lui demandèrent donc à leur tour
1. V. 7. Au lieu de : « Il s'en alla donc, se lava et il revint voyant », Ss. lit simplement : u Et quand il eut lavé son visage, ses yeux s'ouvrirent. »