XIV, 2S
I). V. 30. lyfo -/.ai OTtairjp é'v sau.sv. G. X, 38 ; XIV, 10.
A LA FÊTE DE LA DÉDICACE. LE FILS DE DIEU
qui se fait de l'un à l'autre. Ni l'indivisibilité absolue de la nature divine, ni la parfaite égalité des personnes ne sont formellement enseignées. Les Juifs vont reprocher à Jésus de s'identifier à Dieu même, et Jésus écartera ce reproche en expliquant la formule: « Moi et le Père nous sommes un », par cette autre : « Je suis le Fils de Dieu», et celle-ci par une troisième : « Le Père est en moi, et je suis dans le Père », sans affirmer qu'il est Dieu en tant que participant éternellement et absolument à la nature divine qui lui est commune avec le Père.
X. 3L De nouveau les Juifs prirent des pierres pour le lapider. 32, Jésus leur répondit : « Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres (venant) du Père. Pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous? » 33, Les Juifs lui répondirent : « Ce n'est pas pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais à cause d'un blasphème, et parce que, n'étant qu'un homme, tu te fais Dieu. » 34. Jésus leur répondit : « N'est-il pas écrit dans votre Loi : « J'ai dit : vous êtes des dieux. » 35. Puisqu'elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et que l'Écriture ne peut être annulée, 36. moi que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous direz que je blasphème, parce que j'ai dit : Je suis le Fils de Dieu? » 37. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne croyez pas en moi; 38. si je les fais, quand même vous ne m'en croiriez pas, croyez-en mes œuvres, afin que vous appreniez et reconnaissiez que le Père est en moi, et que je suis clans le Père. »
Pour la seconde fois ^, les Juifs prennent des pierres afin de lapider Jésus; mais leur fureur apparaît encore plus impuissante que la première fois. Ils apportent les pierres à un endroit convenable pour les lancer, et l'on dirait que leurs bras se raidissent, que les pierres ne peuvent pas quitter leurs mains. Car Jésus ne s'est pas dérobé à leurs coups, il reste en face d'eux, impassible, et il leur adresse la parole sur un ton d'ironie, comme s'il n'avait rien à craindre de leur emportement. Supposer que les Juifs s'arrêtent en voyant que Jésus va parler, et pour lui donner le temps de s'expliquer ^, est interpréter ce passage de façon trop rationaliste. L'auteur entend bien montrer que les Juifs ne peuvent rien contre le Christ avant que l'heure soit venue. Leur rage est contenue par un empêchement divin, et il n'est pas même nécessaire