‹ Le quatrième évangileChapitre 648 sur 857 · Cf. Marc, xvi · texte numérisé non relu

Cf. Marc, xvi

4. On peut se demander, en regard de xv, 16, xvi, 2.3, si révangélistc n'aurait pas écrit rcoiyjaei, « il (le Père) fera » (Merx, Blass), et non 7ioir]'aaj, « je ferai ^\ Cf. p. 7o0, n. 1.

LE QUATRIÈME ÉVANGILK

le Père, et que toute puissance lui est donnée pour l'exécution des volontés du Père. Est-ce à lui ou au Père que la prière est supposée s'adresser ? Le texte n'est pas très sûr en cet endroit ^ ; peut-être certaines retouches y ont-elles été pratiquées afin de faire adresser la prière au Chi*ist; mais il est peu naturel qu'une prière faite au nom du Christ s'adresse à lui-même ; lorsque la même idée revient dans le discours suivant -, la prière est adressée au Père; dans le contexte immédiat 3, Jésus lui-même intercède pour le don du Paraclet. Plusieurs interprètes ^ pensent que la formule (( en mon nom » signifie « de ma part », c'est-à-dire par commission de Jésus, à sa place et pour son œuvre : sens un peu cherché, surtout si l'on veut que la prière soit faite au Sauveur. Le nom est plutôt la recommandation ^ de celui qui prie, du chrétien qui prie Dieu par le Christ, de l'Église unie en lui et dans laquelle on peut dire qu'il prie lui-même L'objet de la prière ne peut être que le progrès de l'œuvre évangélique, et c'est pourquoi la prière ne manquera pas d'être exaucée. Il n'est pas téméraire de penser que l'auteur songe principalement aux prières qui accompagnent la cène eucharistique, et qui se font plus particulièrement au nom du Christ, en union avec lui. Le souvenir de l'eucharistie va ramener celui de la charité, condition de l'exaucement qui se résume dans la communication du Paraclet. Mais cette notion quelque peu transcendante de la prière diffère sensiblement de ce qu'on lit dans les Synoptiques sur le même sujet

Si Ton aime le Christ, on gardera ^ ses préceptes, et Jésus obtiendra du Père, pour les disciples de la charité, un auxiliaire qui le remplacera lui-même auprès d'eux ^. Le Paraclet n'est pas un consolateur mais un auxiliaire, conformément au sens général

1. Le V. 14 manque tout entiei dans Ss. et quelques autres témoins ; beaucoup de mss. (AD etc.) n'ont pas [jls après aîtrJarjTs. H. XVI, 23-24.

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