Cf. Matth. VII, 7-1 J ; Luc, xi, 5-13 ; xviii
8. V. 15, xà, èvToXà; Ta; èp-à; T7]pr)a£T£. AD etc. : TTjpTjaaTS.
9. V. 16. v.àyf!) ipwirjato tÔv Tiatépa /.al àXXov TrapàxXrjrov SaSaet u[xiv tva t] [jleO' upiôjv £'!!; tÔv auova, 17. rô 7:v£u[j.a xr^; àXTjOsi'ac,
10. Cette acception est fondée sur une confusion du sens de ;:apaxXT]xo; avec celui de TuapaxXrjxtop.
LE PAHACLET
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que cette expression a dans Philon ^, et mieux encore peut-être un défenseur, un avocat, selon le sens propre du mot-, TEsprit jouant à Tég-ard des fidèles le rôle d'intercesseur du côté de Dieu, et de protecteur du côté des hommes. Ce rôle de protecteur, non d'auxiliaire, est celui que s'attribue le Christ vis-à-vis de ses disciples et où il doit être remplacé par l'Esprit. Il s'ag-it d'un rôle personnel, et le texte accuse plus qu'une simple tendance à personnifier le Paraclet. L'EsjDrit se comporte aussi dans l'Apocah pse comme une personne divine, qui se distingue du Père et du Christ glorifié ^. Tandis que la mission terrestre du Verbe incarné a été temporaire, celle du Paraclet sera durable et indéfinie. Ce nouveau défenseur restera perpétuellement avec les disciples, tant que l'œuvre de salut ne sera pas accomplie sur la terre. Et comme le Christ est le pain de vie, le pain vivant, la vie, cet Esprit est un esprit de vérité, la vérité divine, substantielle et communicable, illuminante et purifiante ; il est opposé à l'esprit du monde, qui est comme l'esprit de Satan, esprit d'incrédulité, d'erreur et d'illusion. « Le monde ne peut le recevoir, parce qu'il ne le voit pas et qu'il ne le connaît pas. » Dans la pensée de l'auteur, l'action de l'Esprit se confond en partie avec les sacrements chrétiens % et cette circonstance aide à comprendre comment le monde ne voit pas l'Esprit, ne sait pas le voir dans ses manifestations extérieures et les dons extraordinaires qui se manifestent chez les membres de la communauté chrétienne ; il ne le connaît pas non plus par l expérience des communications intimes et personnelles qui ont leur source dans la régénération baptismale, et leur aliment dans la communion eucharistique. Les disciples ne sont pas comme le monde, ils connaissent l'Esprit, parce qu'il demeure en eux et qu'il est avec eux. Jésus emploie le présent 6, bien que l'envoi du Paraclet appartienne au futur, non seulement pour marquer la permanence du rapport entre l'Esprit et les disciples mais parce que l'Esprit, en un sens, leur a déjà été