‹ Le quatrième évangileChapitre 782 sur 857 · LE COUP DE LANGE. LA SÉPULTURE · texte numérisé non relu

LE COUP DE LANGE. LA SÉPULTURE

(Jean, xix, 31-42)

XIX, 3L Cependant les Juifs, comme c'était le jour de la Préparation, pour que les corps ne restassent pas sur la croix durant le sabbat, car c'était une grande fête que ce sabbat, demandèrent à Pilate qu'on leur brisât les jambes et qu'on les enlevât. 32. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre, qui avait été crucilié avec lui. 33. Et venant à Jésus, quand ils le virent déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes; mais un des soldats lui perça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. 35. Et celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai, et lui sait qu'il dit la vérité, afin que, vous aussi, vous croyiez. 36. Car ces choses arrivèrent pour que fût accomplie l'Ecriture : a On ne lui brisera pas d'os. » 37. Et une autre Ecriture dit encore : « Ils regarderont celui qu'ils ont percé. »

Le narrateur maintenant revient aux Juifs et à une démarche des Juifs qui doit amener l'incident symbolique du coup de lance, avec l'accomplissement d'autres prophéties. Chez les Romains, comme autrefois en Israël ^ avant le règne de la Loi, les cadavres des crucifiés restaient sur le gibet, abandonnés aux chiens et aux bêtes de proie. Mais le Deutéronome prescrivait de les enlever dès le soir 2; cette prescription s'appliquait avec plus de rigueur, s'il est possible, les veilles de sabbat et de grande fête; il ne faudrait pas néanmoins inférer de notre texte, qu'on ne l'observait pas exactement les jours ordinaires L'évangéliste ne s'inquiète pas de ces minuties, et il veut attirer encore une fois l'attention du lecteur sur le jour qu'il assigne à la passion du Christ : c'était un vendredi, la Teille d'un sabbat, et le sabbat en question était cette année-là une grande fête, la fête de la Pâque. 11 ne fallait pas que les corps des

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