‹ Le quatrième évangileChapitre 794 sur 857 · IIOLTZMANN, loc. Cit · texte numérisé non relu

IIOLTZMANN, loc. Cit

4. Par ce qui est insinué clans Li^c, xxiv, .'^9, touchant les pieds et les mains

cloues. IIOLTZMANN, 219.

LA SÉPULTURE

Christ, mais un disciple secret, par crainte des Juifs K La raison de cette crainte a été donnée précédemment 2. Dans les Synoptiques Joseph est qualifié de disciple, mais on ne dit pas qu'il ait dissimulé son adhésion à l'Evangile. Jean le suppose, pour l'équilibre de ses récits, et il met Joseph sur le même pied que Nicodème, afin de les associer dans l'ensevelissement de Jésus. Il est évident que l'intervention de Nicodème est comme superposée à la tradition synoptique ^. On rappelle que Nicodème était venu jadis trouver Jésus pendant la nuit ^, pour que le lecteur se remette le personnage; cette référence ne veut pas dire que Nicodème était revenu depuis converser avec le Sauveur, dans des circonstances différentes 6. On ne veut pas faire ressortir le courage de ces deux hommes, puisque 1 on insiste sur le secret de leur adhésion au Christ, et que la démarche de Joseph n'est pas dite audacieuse, comme dans Marc Vu les dispositions de Pilate, elle est censée ne présenter aucun péril. Ce ne sont pas les sentiments intérieurs de Joseph et de Nicodème qui importent maintenant à l'évangéliste, mais leur condition, qui leur permet de donner au Christ la sépulture la plus honorable. Il ne faut pas voir en eux des confesseurs de la foi ^, car ils ne confessent rien et ne courent pas le moindre danger ; mais ces hauts magistrats sont les instruments providentiels de l'ensevelissement glorieux qui était destiné au Christ. Leur bienveillance à l'égard de Jésus fait que le judaïsme officiel rend, en leur personne, un hommage funèbre au Sauveur crucifié. Inutile de chercher si Nicodème, qui était jadis si fermé aux vérités spirituelles, est maintenant arrivé à la foi parfaite, et si Joseph y est également parvenu. L'auteur tient à dire que le Christ a reçu une sépulture

1. V. 38. 'Itoiqf OLKO 'Api;j.a9ai'a;, cov [xaôrjx}]; toj 'IrjaoO' xS/cpuatj.Évo; 8s ôtà xov cpo^ov Twv 'louSatojv.

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