Cf. Schanz, 575 ; Knabenbauer
A. LoisY. — Le quatrième Évangile. 58
sur les apôtres les fait en même temps chrétiens et chefs de l'Église, vivants de la vie spirituelle et aptes à la communiquer à d'autres. Cette double investiture est exprimée dans les paroles du Christ et figurée par Finsufflation, que l'Eglise n'a pas plus retenu dans les rites de la confirmation que dans ceux de l'ordination. Ce tableau symbolique ne demande pas à être interprété au moyen de syllogismes trop rigoureux. La préoccupation de la Pentecôte a induit en erreur la plupart des exégètes qui ont voulu attribuer une signification indépendante au récit de Jean et à la description qu'on lit dans les Actes des apôtres i. Théodore de Mopsueste a été condamné par le cinquième concile œcuménique -, pour avoir dit que le Christ n'avait pas réellement donné le Saint-Esprit aux disciples en soufflant sur eux : il sacrifiait la conception johannique à celle des Actes. Le meilleur moyen de les concilier est de reconnaître que les deux relations signifient la même chose.
Les autres paroles du Christ : « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez ^ », résument ce qui a été dit, dans les Synoptiques, touchant le pouvoir de lier et de délier ^, la prédication de l'Evangile pour la rémission des péchés et l'admission des croyants dans l'Eglise par le baptême ^. Les interprètes catholiques, surtout depuis le concile de Trente ^, soutiennent qu'il s'agit uniquement en cet