Mattii. XXVIII
6. Gen. II, 7, Il ne s'agit pas de la grâce communiquée à Adam et qui serait rendue à sa postf'ritd par le don de l'Esprit (Schanz, 576). La référence à la Genèse est garantie par l'emploi du verbe âfjLçuaàv, qui ne se rencontre qu'ici dans le Nouveau Testament. Comparer ce que ditloNACE, S/nyrn. m, des apôtrès qui ont touché le Christ ressuscité, xpaOs'vTe; xr) aapxi olÙtou xal tto TivsujxàTi.
LE CHRIST RESSUSCITÉ
volonté. On a trouvé déjà, dans le discours à Nicodème ^, cette association du souffle et de l'esprit, et l'on a vu de même, avec l'aide de la première Epître de Jean, que le dernier souffle du Christ figurait la diffusion de l'Esprit saint-. Les mots : « recevez le Saint-Esprit ^ » montrent que les apôtres sont désormais pourvus d'esprit divin, en vue de leur mission, comme Jésus en a été pourvu le premier, en vue de la sienne.
Ainsi les paroles expliquent assez l'acte symbolique pour rendre vaines toutes les chicanes des commentateurs et dominer les distinctions subtiles des théologiens. On a dit ^ que cette insufflation d'esprit saint n'accomplissait pas la promesse du Paraclet, parce qu'elle n'était pas le don de l'Esprit personnel ^ destiné à tous les croyants et que le Christ glorifié doit leur envoyer Mais il n'est pas étonnant que l'Esprit ne soit pas conçu comme personnel en tant que Jésus le communique, et dans l'instant même où il le donne : il a déjà été dit de Jésus qu'il baptiserait « en esprit saint », Jésus est maintenant glorifié, et il peut donner l'Esprit^; il le donne à tous les croyants dans la personne de ses apôtres ; il a pu dire qu'il « l'enverrait », parce que la pensée de l'évangéliste allait à la masse des chrétiens, qui ne reçoivent pas FEsprit de la bouche du Christ; et il a pu donner lui-même l'Esprit aux apôtres, pour figurer le don qui est fait à tous les chrétiens. On a dit aussi que Jésus souffle sur ses apôtres pour montrer que le Saint-Esprit ne procède pas seulement du Père •', et pour instituer le sacrement de l'ordre, la descente de l'Esprit, au jour de la Pentecôte, étant pour tous les chrétiens, et correspondant plus ou moins à la confirmation^^. Ces précisions ne sont pas dans la pensée de l'auteur, qui ne songe pas à la procession du Saint-Esprit, ni aux sacrements ecclésiastiques de la confirmation et de l'ordre. L'effusion du Saint-Esprit