‹ Le quatrième évangileChapitre 83 sur 857 · X, H, 15, 17-18; XIII, 37-38; xv, 13; cf. I Jean, m, IG · texte numérisé non relu

X, H, 15, 17-18; XIII, 37-38; xv, 13; cf. I Jean, m, IG

LE QLÀTRIÈMI-: ÉVANGILË

volonté ^ à l'ég^ard de ce qui est ordre du Père et volonté de Celui qu'il a envoyé. Ajoutons que l'auteur n'a pas même essayé l'analyse de ce composé théandrique. D'un côté, il utilise la doctrine du Logos selon que l'exige la dignité du Christ, et, d'autre part, il entend maintenir la réalité humaine et historique de Jésus.

Personnellement distinct du Père avant l'incarnation ^, le Verbe l'est avec beaucoup plus de netteté encore dans sa mission terrestre. Le Père est Dieu, le Fils est Jésus-Christ ^. Cependant le Verbe n'a pas été séparé de Dieu par l'incarnation. Jésus déclare que le Père est immanent en lui Mais le Père, qui, dans la logique du système, ne devrait agir que par le Verbe, semble avoir une action distincte de celle du Verbe incarné ^, comme si la mission du Christ absorbait temporairement l'action du Verbe ^. Effet de perspective, qui a été rectifié dans la théologie traditionnelle. L'action du Père n'en est pas moins conjointe à celle du Fils dans tout ce que le Fils accomplit bien qu'on ne voie pas comment le Fils, au cours de son existence, est associé à tout ce que fait le Père. Comment s'est opérée l'union du Verbe à l'humanité? Quel a été le moment de l'incarnation? L'évangéliste ne le dit pas expressément, et l'on a essayé de l'interpréter en des sens opposés, lui faisant enseigner que l'incarnation, coïncidant avec la conception de Jésus, implique la virginité de cette conception ^, ou bien qu'elle l'exclut ^. Peut-être serait-il plus vrai de dire qu'elle ne l'implique ni ne l'exclut, et que la naissance temporelle de Jésus n'est pas comprise dans la perspective de l'Evangile. On a observé avec raison qu'il était difficile à l'auteur de se représenter le Verbe à l'état d'enfance ; et il passe en effet, sans transition, du Verbe dans son éternité au Christ désigné par Jean-Baptiste. Dans sa pensée, la descente de l'Esprit est au moins le symbole de l'incarnation, et l'origine terrestre de Jésus, naturelle ou miraculeuse, est quelque chose de tout à fait secondaire par rapport à l'idée du Verbe

1. Pas même dans vu, 8-10, où Jésus ne change pas réellement d'avis.

I, 17-18; XII, 27-28; xvii, 3.

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