XX, 30 ; supr. p
4. V. 25. oùô' aùrôv oiaai xôv xoafjLOV yojpijaeivTà ypaçojjLSva [3t6Xi'a. Ss. abrège cette fin embarrassante et dit seulement ; « Le monde n'y suffirait pas. »
5. Le verset a pu être omis d'abord dans ,x (il y a été ajouté de seconde main), soit par négligence, soit parce que l'exagération qu'il contient en a fait suspecter l'authenticité. Théodore de Mopsueste, que l'on dit avoir contesté ce verset, a simplement observé, dans son commentaire, que les vv. 24-25 n'étaient pas de l'apôtre Jean.
l'attribuer à une autre main que l'ensemble du chapitre ^ ^Tout ce qu'on vient de lire au sujet du disciple bien-aimé n'est pas d'une meilleure littérature que la réflexion finale. Les deux derniers versets forment une nouvelle conclusion de tout l'Evangile. Ils ont dû être écrits par le rédacteur du chapitre xxi, qui ne pouvait guère s'arrêter sur l'interrogation : (( Que t'importe ~. » •
L'intention d'élever le disciple bien-aimé au-dessus de Pierre'^ ne ressort pas autrement de cet appendice. Il y aurait plutôt un effort pour concilier avec l'autorité de Pierre le crédit que l'on voudrait gagner à l'enseignement du disciple. Ce n'est pas à celui-ci qu'il a été dit : « Pais mes agneaux, pais mes brebis » ; cependant il avait été l'ami du Christ, et son témoignage mérite qu'on l'accepte, non pas de préférence à la tradition de Pierre, mais avec et dans cette tradition. On ne songe pas à substituer l'autorité et la tradition du disciple à celles de Pierre, vu que le disciple est mort, et que l'on a complété son enseignement parce que la tradition générale contenait de plus expressif touchant la mission et les prérogatives, du prince des apôtres. Il n'est pas même insinué que le disciple ait dû et doive remplacer Pierre dans la fonction de pasteur universel.