Fiorenza, dentro dalla cerchiaantica
Si stava in pace, sobria e pudica.
Non avea catenelle, non corona, Non donne conlif,'iate, non cintura Che fosse a veder più che la persona. »
Dante, Divin. Com., Parad., XV, 9ii.
LA SIGNORIE 5
de femmes apprêtées, point de ceinture qui fût plus belle à voir que la personne. Elle n'avait qu'un cœur entier et loyal au même litre que le llorin d'or qu'elle frappait, et elle n'avait (jue des vertus rigides qui plongeaient dans le souvenir des Cincinnatus et des Cornélie, comme ses murailh's cyclopéennes posaient sur des blocs étrusques et des fondations romaines '« Les citoyens de Florence, écrit Giovanni Villani, vivaient sobres et de grosses nourritures, et de petites dépenses, et de bonnes mœurs, et de bonne façon, gros et rudes ; et c'était de gros draps qu'ils se revêtaient eux et leurs femmes; el beaucoup portaient des peaux à même sans drap, et sur la tête des bonnets, et tous avec du cuir aux pieds; et les femmes florentines avec les chaussures sans ornement, et les plus grandes se contentaient d'une cote de gros écarlate d'Ypres ou de Camo, nouée d'une ceinture de cuir à la vieille mode, et un manteau fourré de cuir avec un capuchon dessus, et elles le portaient sur la tête; et les femmes ordinaires vêtues d'un gros vert de Cambray de la même façon ; et cent livres étaient la dot commune de femme, et deux cents livres ou trois cents étaient, à ce temps, tenues dot éblouissante ; et la plupart des pucelles avaient vingt ans et plus avant de se marier. De telles façons et de telles grosses mœurs étaient alors les Florentins; mais ils étaient de bonne foi et loyaux entre eux et à leur commune et, avec leur grosse vie et pauvreté, ils tirent plus de choses et des choses plus vertueuses qu'on n'en a fait dans nos temps avec plus de mollesse et de richesse'. »
1. « I citladini ili Firenze viveano sobrj, e ili grosse vivundf, e con piccole spesc, e di iiiulti cosliiiiii e lejîf.'iadrie. grossi e riiddi; e di grossi drappi vesliciio loro e le loro donne, c molli portavnno le pelli scoperle sanza panno. e colle berrette in capo. e Uilti con gli usatti in piede, e le donne florentine co'calzari sanza ornamenti. e passavansi le ni.iggiori d'una gonnella assai strella di grosso scarlatto d'ipro o di Camo, cinta ivi su d'uno scaggiale ail' antica, e uno niantello foderato di vaio col tasscllo sopra. e portavanlo in capo; e le conmni donne veslite d'uno grosso verde di Cambragio por lo simile modo; e lire oento era coniune dota di moglie, e lire dugento o trecento era a
En 1285, alors que la charité laïque est presque inconnue, sur le conseil d'une servante et grâce h la munificence d'un marchand, Florence bâtit son hôpital de Sainte-Marie-Nouvolle, qu'elle appelle une colonne de l'Etat 1. En 1289, alors que le paysan reste le serftaillable et corvéable attaché à la glèbe, Florence délivre le paysan do toute servitude temporaire ou à vie, «parce que la liberté est un droit imprescriptible, qu'il ne peut dépendre de l'arbitre d'aulrui et qu'il faut à la République non seulement le maintenir, mais l'augmenter dans son territoire' )>. En 1293, alors que la féodalité demeure la règle de l'Europe sociale, Florence promulgu(» ses OiHlinamenti di Giiistizia, par lesquels les nobles sont exclus de la chose publique, contraints à garantir leur condition de nobles par un dépôt de 2.000 livres et soumis à une telle répression que, pour frapper un citoyen et le dégrader, on l'anoblit'. En 1298, Florence commande son église à rarchitecto Arnolfo di Lapo, lui enjoignant, dans une commission dont les termes sont peut-être légendaires, mais en tout cas significatifs d'une époque, de construire « une œuvre telle que l'industrie des hommes n'en puisse concevoir de plus grande et de plus belle » et de faire correspondre cette O'uvre « à un cœur qui est devenu très grand, parce que composé de l'àme de citoyens unis ensemble en un seul vouloir'^ ».
quegli tempi tenuta isfolgorala : e le più délie pulcelle aveano venti o più anni, anzi ch'andassono a inarito. Di si latto abito e di grossi costumi erano allora i Fiorentini, ma erano di buona fè e leali tra loro e al loro coniune e colla loro grossa vita e povertà feciono niaggiori e più virtudiose cose, clie non sono latte a' tempi nostri con più morbidezza e con più ricchezza. » (Giova.nm Vii.laxi, Cronicn, VI, 69).
1. Passerini, Sloria degii Stabilime/ili di ôeneficetiza délia città di Firenze. Florence, 18.J3.
2. « Gum liberlas, qiia cujiisque voluntas,non ex alieno, sed ex proprio dependet arbitrio, jure naturali niultipliciter decoretur, qua etiaai civitates et populi ab opprcssionibus defenduntur. et ipsoriim jura tuentur et augentur in melius, etc. » Pasquale Villari, 1 prind due secoli délia sloria di Firenze, Florence, 1893. p. 268.
3. Bonuini. Slatulo dellapuvie rjuelj'a. Arcti.stor. ital. 1, 1. Florence,