‹ Le quattrocentoChapitre 19 sur 151 · Quod tibi, vir, tcncra sutn rapla Albiera Juvcnta · texte numérisé non relu

Quod tibi, vir, tcncra sutn rapla Albiera Juvcnta

Nec eeme, cum dulcerc est viverc, dulcc uiori est. »

LA COUR DK LAURENT DK MÉDICIS 61

chasse fait trembler les botes ; mais elle semblait Vénus, si elle les réunissait avec le peigne de Gythère en une tresse d'or blond. Et les petits Amours furlifs la faisaient toujours belle, et la Grâce aux mains caressantes, et l'Honneur, et la Modestie au front jeune et blanc'...» L'image d'une vieille femme, telle qu'en aurait tracé un poète hurchiellcsco, sert ailleurs de repoussoir : « Catarrheusejlétrie, empestée, cadavérique; son front est ridé, son poil rare et blanc; les paupières sont épilées, les sourcils glabres, les lèvres liquides, les yeux rougis ; il ne lui reste que deux dents noires; elle a des oreilles exsangues et llasques. des narines d'oii coule la morve, un rictus que mouille la salive; son haleine empoisonne'. » De paysans, qui passent la veillée dans une métairie toscane, F*olilieu fait un petit tableau de genre : « Le foyer brille; à l'entour du foyer, le simple voisinage s'est réuni ; ils sont tous là, lesjeunes hommes, l'austère mère de famille, le rude laboureur avec les enfants, avec la fille ainée. Ils veillent ensemble en riant ; ensemble ils écoutent les premières heures de la nuit qu'ils cueillent comme un fruit ; et le bon vin chasse les soucis. Entr'eux,ils s'amusent; tantôt retentit gaie-

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