‹ Le quattrocentoChapitre 83 sur 151 · Più dolce sonno o placida quiète · texte numérisé non relu

Più dolce sonno o placida quiète

Giammai chiuse occhi, o più begli occhi mai...»

3. « Ghiar'acque, io sente il vostro mormorio, Ghe sol délia mia donna il nome dice... »

et encore : «Comme une lampe à l'heure matinale ^.. u Il se réfugie et se blottit dans l'épaisseur du fourré : « Je fuis les beaux rayons de mon ardent soleil 2... » Que lui importent les pompes, les places, les temples, les grands monuments, les délices, les trésors? « Un petit pré vert tout rempli de fleurs belles, — un ruisselet baignant l'herbe à l'entour, — un oisillon se lamentant d'amour, — calment bien mieux nos soutlrances rebelles 3... » Il s'attarde aux subtilités d'une métaphysique amoureuse. Son cœur syllogise volontiers avec sa pensée et son amour, qui a fréquenté l'Académie, et se montre docteur platonique minutieux. Et dans son canzonière essentiellement littéraire/exploitant des thèmes littéraires, vivant de situations littéraires et acquises à la littérature depuis Pétrarque '% d'ailleurs d'une industrie si délicate et d'une intelligence si tendre, il entremêle les mille éléments qui ontabordé sa culture : la mélancolie de Vaucluse, la quintessence de Marsile, la douceur des poètes du nouveau style, l'éclat des mythologies savantes, la grâce des façons chevaleresques toutes choses auxquelles il joint le sentiment très vif et très profond qu'il avait de la nature. f/L C'est ainsi que ce prince et ce savant réhabilite les genres bourgeois par le seul fait qu'il les traite. Désormais, qui hésitera à suivre un tel exemple? Marchands et savants, érudits et ignares, tous rivalisentdans la voie nouvelle. Et lui, heureux, facih», avec sa désinvolture pa-

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