‹ Le QuérardChapitre 112 sur 166 · Étoile du Danubo (en français). Yassi · texte numérisé non relu

Étoile du Danubo (en français). Yassi

'Ce journal parut d'abord à Bucharest, en roumain, mais II fut sopprimé ; les rédacteurs le ressuscilërent en français à Yassi; il vient encore d*étre supprimé (oct. 1856), pour avoir demandé la réunion des principautés.

D. Écotiomie politique.

59. Traité sur le commerce de la mer Noire; par de Peyssonnel (fils de Charles). Paris, Cuchet, 1787, 2 vol. in-8, avec une cjirte de la mer Noire.

60. Essai historique sur le commerce et la navigation de la mer Noire, ou Voyage et entreprises pour établir des rapports commerciaux et maritimes entre les ports de la mer Noire et ceux de la Méditerranée, etc,; par M. AnlhoinCy baron de SaitU-Joseph. P&ris, Agasse, an xni (1805), et V'' Agasse, 1820, in-8 de 25 feuilles 3/4, plus une carte, 6 fr.

61. E88aî historique sur le oommeroe de la mer Noire; par AU Lebrwh Première partie. Dorpat, 1816, in-4.

62. Mémoires sur le commerce des ports de la Nouvelle'*Russie, de la Moldavie et de la Valachie ; par Jules de Hagemeister. Odessa, 1833, in-8.

63. Question économique des Principautés danubiennes (par Bakesco). (Extrait du c Journal des économistes »}. Paris, Charpentier, au P. R., 1850, broch. in-8 de 80 pages, ( fr.

L'autenr, mort en France après 1830, s'occupait depuis longtemps d'une Ht*toire de Vaneiennê Daeie, et U avait recueilli beaucoup de matériaux.

64. Provinces (les) danubiennes et le percement de l'isthme de Suez; par A. Hussan. —Impr. dans c le Siècle », n"* du 2i septembre 1856.

E. Céographie. — Histoire.

65. Histoire de l'agrandissement et de la décadence de l'empire ottoman, par le prince (de Moldavie) Démétrius Cantemir^ traduite (du latin) par de Jonquières (publiée p ir le P. Desmokis), Paris, Nyon fils, 1743, 4 vol. in-l2, ou 2 vol. in-4.

66. Observations historiques et géographiques sur les peuples barbares qui ont habité les bords du Danube et du Pont-Euxio ; par Cft. de Peysonnel. Paris, Tillard, 1765, in-4 fig.

Ouvrage recherché.

67. Histoire de la Moldavie et de la Valachie, avec une Dissertation sur Tétat actuel de ces deux provinces; pàt C*** {Carra) . Yassy, 1777, in-8. Paris, Saugrain, 1778, in-I2. — Nouv. édition, augmentée des Mémoires historiques et géographiques sur la Valachie, par M. deB*'^*(de jffauer). Neuchàtel, 1781, in-12.

68. Osservazioni storicbe naturali e poliiiche intorno la Valachia e Holdavia (dal sigaor Bakevkhj di Ragusa, cons. d'Austria in Moldavia). Napolij G. Raimondi, 1788, in-8«

69. Voyage de la Propontide et du Pont«Euxin , avec la carte générale de ces deux mers, la description lopographique de leurs rivages , le tableau des mœurs , des usages et du commerce des peuples qui les habitent ; la carte particulière de Brousse enBythnie, celle du Bosphore de Thrace , et celte de Constantinople, accompagnée de la description des monuments anciens et modernes de cette capitale ; par J.-iff. Uchevalier. Paris, Dentu, an vin (1800), 2 vol. 10*8 avec 6 cartes, 7 fr. 50 c. ; et sur pap. vélin, avec les carti» coloriées, 1 8 fr.

70. Histoire des nations Valaque, Moldave et Bessarabienne ; par Daniel Philippide (de Mêlée). (En grec moderne.) Bucharest, 1816.

71. Tableau historique, géographique et politique delà Moldafieet de la Valachie; par Tf. frilkinson^ écuyer, ancien consul

général d'Angleterre à Bucbarest Tnul. de Tingl. par M*** [Dewot de la Roquette], chevalier de la Légion d'honneur, Tun des rédac^ teursde la «Biographieuniverselle»^ auquel on a joint les principaox traités entre la Russie et la Porte-Ottomane , et ootaainient ceui de Kaînardgik ;1774), de Jassy (1792), et de Bukarest (1812). Paris, Boucher, 1821, in-8 de 23 feuilles, 5 fr. — Seconde édition à laquelle on a joint : 1* les princi|)aux traités entre la Russie et la Porte-Ottomame , et notamment ceux de Kaînardgik (1774), de Jassy (1 792), et de Bucharest (1812) ; 2* un SeneJ ou acte d'engagement relatif à radmiuistralion des finances de la ^loldavie et de la Valachie ; S** un commandement impérial renfermant les règlements rendus à diverses époques, par le ministère ottoman, sur le gouvernement intérieur des deux provinces ; 4"* le chapitre u d*un ouvrage inédit de M. le comte dllauterive, où l'on trouve des renseignements nouveaux et curieux sur quelques usages des habitants de la Moldavie et sur Tidiome moldave. Paris , L. G. Michaud, Delaunay, t824, in-8 de 27 feuilles %, 5 fr.

La • Revue encyclopédique » a reuda compte des deux édiUonsde cei ouvrage: de la première, dans le lome XIII (iSiâ), pp. 191 et suiv., et de la seconde, dans le tome XXVI (1825), pp. r>3l-536. Le dernier compte-reodo , Uès-curieux, fait connaître en mi^me temps l'ouvrage de M. Wilkinson, et la slluaUoode ces deux provinces au XIX*^ siècle, et nous le reproduisons ici.

La première édition de cet ouvra^^e parut, on 18^1. à répo<|ue où les premiers cris de liberté se Orent entendre d:(nK la patrie des Tbémistocle el des Fbilop<emen; elle eut un débit rapide. La seconde n'aura pas moins de succès : eoricbie par le traducteur de documents importants, entre autres, de traités de paix perpétuelle entre la Russie et l'empire Ottoman, elle forme, pour ainsi dire, un ouvrage nouvi.au; et, comme nous nous sommes borné à annoncer la preuiière édition, nous allons parler de celle-ci avec les détails propres à la Taire apprécier.

La Vaiacbie, la Moldavie, ainsi que la Transylvanie, conquises sur les Daces el repeuplées par les Romains, qui transmirent aux habitants leur idiome et uue partie de leurs usages, ont servi, après la chute de Fompire d*Orieni, de passage aux migrations des peuples nomades. Wilkinson remonte aux Daces, et consacre quarante pages au récit rapide des insurrections el des guerres qui se succctlèrent dans ce malheureux pays. Pendant le cours du siècle dernier, un graud nombre de princes grecs furent successivement nommés au gouvernement des deux principautés; presque tous périrent d'une mort violente et sous le cimeterre turc. Constantin Mavrocordato (1735 eut. seul, assez de temps et une volonté assez ferme pour opérer quelque bien : il réunissait les deux princi(»autés. Ce prince abolit Tesclavage des paysans et composa uuj grammaire à l'usage des boyards, innovation remarquable dans un pays où l'on apprend, encore aujourd'hui, les langues sans grammaire et la religion par tradition. L'observateur anglais ajoute qu'il y a beaucoup de superstition et point de fanatisme : on pratique, on ne dispute' point.

Fixé à Bukarest, en qualité de consul général d'Angleterre, l'auteur s'occupe surtout de la Valachie ; mais les mêmes particularités caractérisent les deux

firovinces ; d'ailleurs, un mémoire Intéressant, de M. le comte d'Haulerive, dont e traducteur nous <lonne un extrait, a pour objet spécial la Moldavie. Selon M. d'Haulerive, la langue des Moldaves est celle des descendants de Romulus.

« 11 n'existe peut-être pas un |>euple, dit M. Wilkinson, plus opprimé par le despotisme, plus écrasé de taxes que les paysans de la Valachie et de la Moldavie; cur inconcevable patience dégénère en une sorte d'apathie et de stupeur. • ï.a 1831, Ypsilanti a essayé de les sortir de cet état d'apathie : on sait quel a été le résultat de cette entreprise.

Les Bohémiens forment une partie nombreuse de la populaUon ; rien de plus abiect et de plus dépravé que celte clause, qui s'élève k Jeux cent cinquante mille individus. C'est aux Buhémieus que les boyards conCeut le soin d'ele?er leuis euîànts et de conduire leurs voilures. C^ v^^^^c^cU^m^at est assez curieux .* Il

poumit, seul, constater le degré de civilisitloo où les deux principautés sont parvenues.

Ces fertiles provinces pourraient nourrir 'iix fois plus d*habitants qu'elles n'en contienneot; elles recèlent dans leur sein de riches mines d'or que nul n*ose exploiter ; mais la richesse véritable, c'est la cnlture, et la terre est mal cultivée. La réparation des routes est négligée à dessein : s'en occuper, serait, aux yeux de la Porte, vouloir faciliter l'entrée des troupes étrangères. Les monastères sont nombreux, et des legs surpris ou volontaires lésion t rendus propriétaires d'une partie du territoire ; aussi, les bospoUars les mettent-ils fréquemment k contribution. Chez les nobles , l'ostentation et l'avarice se concilient parfaitement; ils ne négligent aucune occasion de faire des*deltes, parce qu'ils savent bien que leur qualité les protégera contre les poursuites de leurs créanciers. De tous les arts, dit i*auteiir, celui des spoliations est le mieux cultivé. A Buliarest, la population la plus florissante est celle des femmes prostituées: on a essayé» mais sans succès, d'assujettir leur industrie à une taxe. Pour compléter le tableau de l'état social de ces pays, il faut ajouter que l'année ne compte pas moins de deux cent dix fétcs dont l'observation est rigoureuse ; et, comme détail de statistique, qu'il n'existe qu'un seul hôtel garni à Bukarest.

Après avoir lu ces traits caractéristiques, Odèlement recueillis dans divers chapitres oh ils sont disséminés, qui croirait que, depuis peu d'années, environ vingt mille paysans de la Transylvanie, sujets de l'Autriche, sont Tenus chercher du travail et de la subsistance sur les terres de la domination des hos|>odars7 « Les précautions qu'une sage politique devrait suggérer, dit l'ancien consul de S. M. B., seraient de remettre la Valachie aux Autriciiiens, aûn de s'opposer aux envahissements des Russes, qui ne pourraient plus faire un pas en Turquie sans

la permission de l'Autriche Aussi longtemps que les provinces au delà du

Danube continueront d'être une source de discorde, la paix en Europe n'aura qu'une stai)iliu> imaginaire. Depuis le commencement de la décadence du pouvoir des Turcs, la politique de la cour ottomane a été de violer peu à peu les privilèges accordés aux nations étranp;ères, par des traités, et de conduire par

de purs stratagèmes une administration sans énergie; elle s'est habituée à

considérer la Moldavie et la Valachie comme deux riches possessions qui doivent lui échapper. »

Telles sont les graves considérations qui se présentent sous la plume do l'auteur. Pour en apprécier encore mieux la justesse, il suffira de jeter les yeux sur la traduction du Mhami dgedid (nouvel ordre de choses) qu'il a inséré dans son ouvrage de Richid-Mustapha. I^a publication de ce «nouvel ordre de choses» eut pour résultat la déposition du pnnce qui voulait l'établir. On croit lire la suite des Mémoires du baron de Toit.

C'est dans le chapitre ti qu'il est question du système de politique introduit par les Grecs du fanar. Il nous semble que ce sujet a été traité plus complètement, l'an dernier, par M. Zallony. C'est un Grec qui parle des Grecs; le ressentiment lui fournit des développements et des traits que ne désavoue pas la vérité.

Je terminerai cet examen, en rapportant un passage dans lequel l'auteur prouve

3a'il n'a pas oublié sa qualité d'Anglais. • Les voyageurs de la nation anglaise, it-il, l'emportent sur tous les autres par le zèle qu'ils apportent à décrire la situation et les progrès des différents pays de l'Europe. > Il est bien d'avoir une bonne opinion de soi-même; mais il y a un peu denaTveté à l'exprimer ainsi. Au reste, l'ouvrage de M. Wilkinson s'est considérablement améliore, en passant par les mains d'un de nos compatriotes, qui cependant n'en tire point vanité.

72. Voyage on Valachie et en Moldavie, avec des Observations sur l'histoire, la physique et la politique ; augmenté de notes et additions pour Tintclligence de divers points essentiels. Traduit de ritalien par M. iV.-J/. Lejeune y professeur de littérature, etc. Paris, Hasson et fils, 1822, in-8 de 216 pages, 3 fr.

Les Observations sont traduites de Raicevich. (Voy. le no 6S.)

73. De la Valachie et de la Moldavie. Tiré du « Blackwood*s Magazine b. — Inripr.dans la a Revue Britan », première série, t. VllI (1826), pp. 78-108.

74. Y«.ya!;e dans b Moldavie, la Valachie et à Constanfinoplef etc. Avignon, Pierre Cbaillot jeune, 1829, in*l8 de 108 p«gOS.

75. Valachie (la) et la Moldavie. — Inopr. dans b c R«vue dei

Deux-Mondes», 15janv. 1837.

Page 1