FEUILLETS
Dl L'ENCTCLOPÉOII inédiie DU BIBLIOTHKCAIKK. m (1).
FaANCE. — ACADKMIBS.
L'iBUtital.
L'Institut national a été élevé sur les ruines de toutes les sociétés savantes et littéraires de la France, qui avaient été faites lors de la Terreur. Celte institution fut décidée par un paragraphe de la loi du 5 fructidor an III (22 août 1795), ainsi conçu : a 11 y a, pour toute la République, un Institut national, chargé de recueillir les découvertes, de perfectionner les arts et les sciences». On a voulu faire l'honneur k Lakanal, ancien membre de la Convention nationale et du Conseil des C3nq-Cents, d'avoir provoqué la création de cet illustre corps ; mais Lakanal n'y a pris qu'une part secondaire, tandis que l'honora- Ue, le savant et pourtant si modeste Daunou en a été le principal pro- [ moteur (2). Tout importante que soit la question des personnes dans I cette occasion, nous n'avons point à nous en occuper : nous ne fai- [ sons pas ici une histoire de Tlnstitut ; nous nous bornons à signaler k» matériaux pour en écrire une. L'organisation primitive de Tinstitnt fut réglée par la loi du 3 brumaire an IV (25 octobre 1795), qui ciéait trois classes. Un arrêté du premier consul, du 3 pluviôse an XI, imposa une nouvelle (organisation à l'Institut, qui dès lors, et tout le temps çue dura TEmpire, fut composé de quatre classes. Une de l'organisation primitive, celle des sciences morales et politiques, s'y trouva supprimée, et ne fut rétablie que sous Louis-Philippe, en octobre 1832. Cette dernière classe ne comptait» à son rétablissement, que trente ûiembres; un décret impérial du 14 avril 1855 en nomma dix nouveaux, pour que cette dernière classe fût égale en nombre aux quatre autres.
OrVBAGES SUR L'INSTITI'T.