‹ Le QuérardChapitre 6 sur 166 · PUBLICATIONS RÉGENTES · texte numérisé non relu

PUBLICATIONS RÉGENTES

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Capitaine Canot t Vingt années de la vie d*iin Kéffw* 8 virtwMi

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^t!f^ê XTIf ses relations diplomatiques avec TEurope* Tlode. P^ioMt que et I empire Oltoifian; par M. Capefigue. 1 volume in-l2,3 fr. 50.

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Qrèz HI. Hector BOSSANGE d fib, rèraires-coDjniukmDaires fm Pexjperiitei qoai Vollairoi n* SS, à Paris.

itiqipe d*41exandre-|e-Graiad, suivie d'une Appendice contenant les n.onnaiei de Philippe Uet lU, ei accompagnées de plapcfctfi^ et de tables in4 ; par E» MuUtr, inspeaeiur dvi cabinet royal des mé- :4aili0l 0i du Biusée Thorva.dsen. (Del'impr. de Bi^ncpLuno, à Copenhague). Copenhague» A. F. Uo^t, ïïïir. de l'Université; Léyail C. B. Lorck; Pans, li. Bossange et fils; Londres, Cuii, 14^« in-8*do xiv et 402 pages, avec un Atlas ia-4 de (^) planches (avo« peoiarqucs) et (cinq pages de> tables, 26 fr. .

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t ouvrage eti dédié à V . p. Rayt r de l'IuKiitut de France. [2]

aei BROGKHAIS, imprimenr-Ubraire, iLeipiig, et i Paris, cheiJaksGtTelot jenei BMre, ne 4ei Bou-Eiifaili, i« M.

MuMM Ci cmiMs célè»g— da dMlt nanHIIiiae «m ma-

iÈmmm i par M. le baron Ferrf. dé Cuâwfff ancian eonaol général de Fraifce. Tome 1", Leipzig, la'ie, in-8 de xx et 400 pages, 10 ir. L'ouvrage aura un second volume. [3]

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■■dfMtali ftciprainc (1*), ses caractères et M proBèl dM lea OAférents peuples du monde d'aprè» L'Exposition universelle oe 1855; par A, Aïkiigann^ secrétaire de la Commission impérieie (section de Tln^ dustrie), ehef du bureau dé Fin Jostrie au ministkra du eomimerce. Un très fert volume iu-t} . S {r. L^l

ftw fcg QiratffUlli lir.-aMeef, k fifrtie, cl ï P»rii, laaée hMawtiii 10.

AAert. on Entretiens d*une mère avecaen enfant sur rime et sadestipée, tratf. libre de l'anglais, publiée par A. VulM. 1 toL în*M eàfté de 190 peges, orné de 8 jolies gravures, 1 lir. 25.

ADtani aalMie. Mélanges de littérature et d'histoire nationale. Première awiée. 1866, 1 vol. iD-8, avec un portreil gravé sur aoîer,5 fr. ' "*

1U>le des matières : ReBOLmi Toppei, par E. GauîUeur. -*- La reine BnrBB, par L. Vulitemin. — Le Ghàlet, par M»« C. Olivier. ^Roa^so?i, par A. Vinet, — Asckhsiom au WErmaoi!!, par B. Iktor.

Caa^liiie Periliéa, ou l'Epouse et la mère chrétienne ; par Ch, Jlimnard, professeur à TUniversité de Bonn. 1 vol. io-12, 2 fr. 50.

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Blef^ige im te WrffaaaM^tiaB % par F. ilTacif, paateor. (Ouvrage eon* ronqéparla Sodëté genevoise des intérêts protestants). 1 vol.i»"i2 de 232 pages, 1 fr. 50.

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Introduction h V Histoire des Pays-Bas sous Philippe II, du même tu* leur. [6]

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Mémaoirc» et J^nmaal de l'abbé Le Mes, sur la vie et les ouvrages de Bossuet. clc , publiés, pour la première (ois, sur les manuscrits autographes, précédés d'une Introduction, et annotés par M. l'abbé Gud^ iée. T. iet II, 1856. 2 vol. in-8.

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■toteire lltaMirée de l'ExposlilMi iiMiTeraelle, par Ch. BofÀn, ancien inspecteur de la Commisâioa impériale. Deuxième partie. Iii«8. 3 fr. ôO.

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Il les aeruiers articles non encore recueillis, avec une taoïe genercue^ habéHaue des onze volumes. C'est one suite et un complément nécesre de rouvraee de M. Sainte-Beuve, si charmant à lire, si précieux à isttlter. La Uble alphabétique, réclamée par une foula de lecteurs, est

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Tome eofnpf^inentaire formant le li« volume de la collection, et conta*

nant les derniers articles non encore recueillis, avec une table générale^

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Étnde» »ur T An^^lcterrc ; par Léon Faucher, de l'Instilut. 2^ cdi- ;Ul- tion , augmentée de plusieurs chapitres inédits. 2 vol. in-8 , 12 fr. —

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■éUMHse» d'éc— mie pollttqae et de finances; par le tnéme^ nrécédés d'une Introduction , par M. IVolawêkiy membre de rinstikul. 2 vol. in-S, 12 fr. — 2 très forls volumes grand in-18» 7 fr.

r^ Friteclpc» écMiMBiqaes de la culture améliorante; par M. Leoou-

ton», ex-directeur de rdncien Institut agronomique de Versaillet. Un B ^'^' volume grand in-18, 2 fr. 50.

fslènae «•clal (du), ses applications pratiques à l'Individu , à la Familie, à la Société, etc. ;par Al. Lepelleiier (de la Sarthe}. 2 beaux volames, gr. in-8,14fr. [12]

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Muitral» Biblica, seu Univers® scripturaD sacra, analytica expositio . B. P. Henriei KUber, S. J. Edition altéra, annolationibus aucta. 2 vol. Q^ iQ-8» compactes, 10 fr.

Cttrèflie (le) ; rar le R. P. Dom GuérangtTy abbé de Solesmes. Un fort volume in-12, 3 fr. 75.

Pe perfécttone -wUm »plrltaiill«, opus postbomum R. P. intoiiu Le Gaudier^ S. J-, Castro Tbeodpriciani. Accedunt duo opiiacola : De sanrtiasimo Chiisti Jesu amore, et de VeraChristi Jesu imilatiooe. Edîtio altéra emendatio. 3 forts volumes in-8, 18 fr.

ttmëmm mmr la aamalBe aalnle, à Tusage des gens du mende; par

Aifrtd NeltemenL Un joli volnme in-32, sur papier vélin, 2 fr. lEaivra ém aafaito Thépèaa • traduites d'après les manuscriU orî»

finaux; par le P. Manel Bouix^ S. J. Tome. III. Un fort voi. in-8, 6 fr. I boua preoe , les Lettsks , 2 vol.

il %mÊÊqmmm six wmÊiîe pra verbe» et aphorismes usuels, empruntés

à noire Age et aux derniers siècles : par le P. Çh. CMWp S. J. Un fort

volame iii-12, 4 fr.

Sous le nom d'un voyageur paramiophile le P. Gh. Cahier a déjà publié : 2298 proverbes* rassemblés en divers pays. Bruxelles, G.-J.-A. Greuse, 1854, In-IB de 6 pages non chiflirées et 231 pages. [13|

Oei Ed. HATHEY, édileor, à Bene (Soisse).

lié de Neaehâtel et Yalangta,

depuis Jules César "jusqu'en 1725, contenant la part que ce comté a eue dans les rèroliitions de l'Helvétie, des royaumes de Bourgogne, de l'Empire ci des Ligues suisses; les comtes de Neuch&tel, leurs guerres, leurs alliaaGeSv leurs gouvernements, leurs fuccebsioos, les conditions diflérenies des siûets, leurs libertés, franchises, etc.. etc.. elc , et tout ce qui est arrivé de mémorable dans la Suisse et dans ledit comté, qui en a toujours hit partie ; par Jorom Ikmve, pasteur de l'église de Fontaine, publiées pour la première fois d*aprèi le manuscrit de Tauteur, refondu et com-

te da M 417 faûlfia. 94 fr. [14]

Chei Ç. NCQUARPT» libraire, plate et nre llpjde, i| Br|ixe!|f^.

■kitoirede la RcTolatlon de» PnyiklIiiM «iMiii Philippe II i

par M. Théodore Juil^, ia')5, 2 vol. in-8 de Msi ei 615 pages, 15 ir.

Mgadc RTiint la créatian de TliiHiiiiie (1c), eu le Bercesu de

rUnivers. Hiâloira populaire do la création et des transfoimations du globe, renferroaiil les annales primilives des trois r^oas do 1# nalvre, Easées ai^r lei plus rèceoles décQuvertcs do la sci^nc^ ot puisées daoa Us archives do la terre , consistant en plus de 27,Q0O espaces diverses de

Jlautcs et d'animaux antédiluviens conservés dans les cullectjoqç et \e% [osées ie l'Europu et de rAmérique, le tout expli^é, ipis en ordre et raconté au gens du monje; par le aoct. H^.-F.-^. J^immertnann, traduit de Tallem. par MM. L. Hymans L. et Strens. Traduction française autorisée par Pauteur. Edition ornée do it^ gravures sur bois. Première livraisoQ, ^ruxelie^ C. Muquar.it, 1856, gr. in-H. Le Monde ctvant îa création de l'homme formera un vol. gr. in-8 orné de

230 gravures sur bois, et sera publié en 92 livraisons de 16 pages, à 25

centimes^ 2 livraisons paraîtront par semaine. On trouve ce livre à Paris, chez MM. Schulz et Thuilliè» quai deaGnnds-

Augustins, 17, et Gustave Havard, rue Guénégaud, 7-

■Letp^lle ei iQort 4€ Charlef ¥ au monastère de Yuste. Lettres ij^^ ' dites, pul)liées d'après los ongioaut conservés dans les archives royales de

de Simancas, publiées par M. Gachard^ archiviste général du royaume,

Bruxelles, 18Ô5, 2 vol. iit-8, 15 fr.

Une intr9duolion de cet ouvrage a paru à ptK, 1855, iQ-8 de 234 p«* i»>tfr. ^ [15] "^

Ghex Bein PLOSi im^rimeu-libairei me Çiraaci^re, a* I.

I de Wapaléa», de aa famille et de son ^ecpie au point de vue

de rinflaeoce des idéea BapotèoDiennes sur le monoe : par EmiU Begin, 5voI. io-8, 30fr. [16]

Oivrages de J.-I. QDÉRARD, qui se trouvent chez rAateir, paisagii

eicalier U,

Wma^i^ lltlér.ilpe. Tome XI. Les Écrivains pseudonymes et autres any» tificateurs de la littérature française pendant los quatre derniers siècles, restitués k leurs véritables noms; par J.-M. Quérard, Avec des notes inédites de MM. Soissonnade, F. Bovet, U. Capitaine, Pe Courtière, F. Delhasse, Eus. de Frobcrvillef F. Grille, J. Lamoureux , G. Mancel, Merrnr^ abbe de Saiot-Léger, S. Poltoratzky, feu le i>aroa de Reiffeoberg, et plOsiours autres bibliophiles. Première partie (Â.-Put.). Paris, 1854-55, fD-9 ie 36 feuilles à deux coionoes, imprimé en caractères compactes, 20 f r.

L'imfMFeasion de ce volume sei-ait terminée depuis plus d*un an, ainsi que la table des Supercheries littéraires dévoilées d'où elle est extraite, si les nls #00 homme de 93 n'v avaient mis obstacle. Au lieu de garder sagement le silence sur un article de nos Supercheries qui le concerne, ils nous ont iaCenié uo procès, nous c^mtestant le droit de rappeler le passé de leur père par la reproduction d'articles du Moniteur^ et d'teumérer exactement, à nous Mliographe, des brochures de lui entachées de violent terrorisme. Par intimidalioB, ifs nous ont imposé un carton dana lequel ils essaient d'excuser les «nctioBs de leur père, à l'aide de l'engin révolutionnaire, sources de sa grande ftrtune, par son extrême jeunesse; comme si à lanéme époque tant do

jeunes hommet, au heu de faire de la terreur à l'iDlérieur, versaient Ifar sang aai rmuièrea pour la dérenna du pays. Lea tribunaux aufqnt biaiitèl l se prononi*er sur les prétentions irréfléchies de ces Messieurs, et sur les do|%niages oaiériela et moraux qu*fiUas i|ou# ont causés par U mspaysjo^ 4a aos trevaDx depuis plus d un an.

11 ne nous reste plus que 12 ou 14 feuilles à imprimer, et, raiïaîrç VJdHk le volume sera bientôt terminé.

MattAsntilrc de» •«▼mcm péÊfmmwmÊmm mi

Mm UUémmUuNÊ immWÊ^Jmm. Liv. 1 à a. À^Àlmanach. ÎBà^M.

3 Ihr. itt^.

Prix de chague livraisou. de 80 pg., oq petit-taxle ç( nompareiïïe, à deQl colonnes. Papier ordinaire, 2 ir. Soc. Gr. pap. collé» 4 fr 5'>.

Laa évéwfiMntade 1848 ont fait suspendra cette publicaiiOD; mM al|a va Itre reprise, avao d'împf rtantas améliorations, sil&t que ceJte dis jupareàâf naa liUéraira aara terminées.

BlMI«|^aphieT*ltalrlra«e. (Précédée d'une Introduction intitulée: De rinfliKiiea de Voltaire aur la Société au XVIII* aiède; par inèarl ë$ Ktiry.} 1843, ar. îikB de %xxw et I8i pagBS à daiui eolonuea, 5 fr. . 11 n'f n resta plus que quelquaa exemplairea.

0matHÊÊimmm et bénaea de la «Littérature fraufaise contemporain^*, par IIM. Cb. Louandre et F. Sourquelot, ou Correctif (du tome H, 1^ p«rt.) (^ eat ouvrage. êimrCher, 1848, in-8 à deux eolonaes, de xri at Sipag., ■vee deux autographes, S fr. 50.

L errata de la moitié de ce second volnme est effrayant, nais e^eat une preoveaans lépliqua. A cette niapière d argumenter on dt pM oppoaer m bëlance. Baron F. da Beiffonberg, Bull, do bibUopbiia baigi, v. p. iUi

Ptagiaiai ReiffeabcrgieDS dévoilés. Bxtr. du I. IV des 5tip«^ cbmes littéraires. 1851. iu-8 dç 31 pages, 3 fr* Tiré à 50 exemf^laires. [17]

(kn F. SGIiIElDEB et Gompacoie, imprimean-libniireii édileqn i à BeritSi et chez Bcnj* Dapral, i Paris.

fimmnrMmm rccherehes sur la dlTialoa de ruinée êm mw» des» EnrptleD». Suivies d'un Blémoire sur des observations plané» tairea oanMgtiéea dans tablettes égyptiennes en écriture déaaolique; «ir Jlfnri Bruynch. Avec 4 planches. Berlin, F. Schneider H G^ , et ftris» B. Duprat, 1856, in-8 de 64 pages, plus 4 plancbes, 5 fr.

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HiSToias DU PEOTBCTOEAT DE BicHARD CEOMWBL, de l'Anarchio républi^ caine et du Bétabâiasenieni des StuarU; par M. Guizot. 2 vol. in-S.

LnrtBBs INEDITES de Voltaire, accompagnées de notes et d^un avertissement; par M. Saint'Mare Girardin. 2 forts volumes in-S.

LirrÉiATuaB, moialb bt bbligion. Études diverses; par M. Silvestre de Saey. 2 vol. in-8. [23]

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C^ATALOGUB DB LA B1BL10THÎEQUB iMPÂRiALB. Histoiro de Frauco. Tomo III. ^10-4.

Ce volume contient le troisième chapitre du Cataloaoe, et est consacré à rhtttoire par règnes, jusqu'à la mort* de tSQuis XII. Il contient 13,606 articles. Pour arriver jusqu*à nos jours, il se continuera dans le volume suivant.

Ows OASmEE rmÈMBB, tmm de« Sunif-Pére», et m Peàmm^Bmjtl.

ÉoccATio?! PBOOBBssiVB (1'), OÙ Étude du cours de la vie ; par M^e Néeker de Saussure. Nouvelle édition. 2 vol. gr. in-18, 7 fr. [25]

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Cbaque série est composée de 10 livraisons contenant 4i) planches. La pre- Biière série a paru. [:^6]

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I^ONSOMXATIONS DB Pabis (les) ; par M. Armand Husson , chef de division i^ i la pcéfoctore d^la Seine. Un vol. in-8, 6 fr. 50.

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LE QUfiRARD.

HISTOIRE LITTÉRAIRE

ÉTAT DES LIVRES ET DES BIBLIOTHÈQUES AVANT L'INVENTION. DE L'IMPRIMERIE.

La collection de livres dont il soit le plus anciennement fait mentkHi dans l'Histoire, c'est celle d'Alexandrie, fondée par les Ptolémées. EHe se composait de plus de 100,000 volumes. Un incendie et le fanatisme d'Omar complétèrent sa ruine. C'est à son instar que Trajan fonda la bibliothèque Ulpienne à Rome et qu'il existait, au V* siècle, dans cette seule ville, vingt-huit collections publiques et un nombre infini de particulières. Les Barbares et les Iconoclastes détruisirent de concert ces trésors de science et le goût des bibliothèques se réfugia dans les provinces des Gaules , — confinant à l'Italie , où l'esprit nmiein était moins exposé à de périodiques dévastations. Au V siècle , le consul Magnus en forma une fort riche dans la ville de Nari[x)nne, sa résidence ordinaire , et à la même époque , saint Rurice, évéque de Limoges, employait les revenus de son évêché à faire transcrire, par les plus habiles copistes, tous les livres dignes d'être conservés. Mais la plus importante de toutes les Bibliothèques de ce temps fut celle que réunit Tonance Ferréol , préfet des Gaul^ , dans sa maison de campagne de Prusiane , sur le bord du Gardon , entre Nîmes et Glermont en Auvergne. On l'aurait prise volontiers, dit saint Sidoine, qui la connaissait particulièrement, pour une de celles de ces fameux musées publics que l'on voyait à Rome et à Alexandrie.

Dans les trois siècles suivants , l'institution des ordres monastiques favorisa la propagation des livres. Ghaque couvent eut sa bibliothèque et un moine {Mréposé pour en prendre soin. Ge bibliothécaire s'appelait alors armariui. Et dès la seconde moitié du VIII' siècle, nom voyons Chariemagne faire tous ses efforts pour fonder des biblioCMqiies dont la plus renommée fut celle do Saint-Germain-des-Prés. Get

empereur porta même sa sollicitude jusqu'à établir des collections de livres hoi^^ qmvasyp Étf% ketSioinuB^n^ard, eqifi#antde détail des prin<É)#x M^x # JétUHlequ^n'a |pii|t «iblié rb<|)ital^avec la riche bi]9(#è|ui, «K/îÉiéuiitH bibmiÊfc^tn, que GMarle«iagne y avait rissêalbm 0& ftveur éks p^rinsr d'Oseident. ^-Df^'si^le, on citait, parmi les bibliothèques déjà célèbres, celles de Charles-le- Chauve, d'Evrard, comte de Frioul, du prêtre Flore, de Lyon ; de Fïéculfe, évêque de Lisieux; de l'école de Fulde, de saint GalK d*Hincmar et de Rheims.

Les Sarrasins et les Normands anéantirent la plupart de ces bibliothèques, et, au X* siècle, la rareté des livres les rendant fort précieux, les moines se remirent à l'œuvre pour transmettre aux siècles suivants les débris sauvé» de Tiocendie. C'est alors que , dans presque toutes les maisons religieuses , on assigna des jours destinés à prier Dieu pour ceux qui avaient donné ou écrit des livres, et qu'afm d'empêcher que ces volumes ne vinssent à périr faute de couvertures , on epgdS^ les seigneurs, en leur promettant des prières, à fournir des fcnds pour y subvenir; en sorte que les personnes riches ne croyaient pas faire aux monastères et aux églises de meilleurs dons que de leur offrir des livres, et, que pour mieux marquer le prix qu'on y attâfdudt, elles les déposaient sur l'autel, comme une chose sacrée. On tranve la preuve de cet usi^ à la. tête d'un «recueil manuscrit des ooociles généraux et des décrétidesdes papes, où se lit une inscription portant que ce livre fut offert à l'autel de Notre-Dame du Piiy, par Odard, qui en était évoque, vers l'an 910. Saint Maîeul, abbé de Cluny, ayant fut copi^ le Cammmtmre de saint Amhrmsa sur saini Luc , et celui de Raban Maur sur Jérémie, les donna de même à son monastère, en les exposant sur l'autel de Saint-Pien^. Les œuvres de i'inteiliflpsnce humaine, offertes ainsi au Créateur, n'étaient-elles pas le plus aoUe des sacrifices ?

Dans le XI* siècle, les livres étaient d'tm prix tellement exorbitant que Grécie , comtesse d'Anjou , donna deux cents brebis, un muid de finmmUy ma muid de seigle, un nmid de millet et un certain nombre d$.feemx de martre, en échange du recueil des homélies d'Haimon d'Hilberstat. C'était beaucoup que de posséder , en ce temps, cent cinquante volumes. La plupart des églises illustres n'en avaient pas la iMÎiié.

Au Xll*et au XIII" siècles, les livres éuient encore d'une cherté exconîve, et, en général, on ne pouvait en voir des collections que dans les couvents , où on les y considérait comme des objets aussi néces- Sttces qu» précieux. Cette idée porta {^usieurs abbés de mérite à faire dftrSigBS règlements pour renouveler les livres de leurs monastères > les entretenir et les transmettre à la postérité. On cite à ce sujet le règkjniinli de Mainier , abbé de Saint- Victor de Marseille , en date> de lfl§, pour enq>écher que les manuscrits ne fussent dispersés* Un exemple, après tout, témoignera mieux que nous ne saurions le faire.

de te grande valeur des livres à cette époque. Gullhaume Riboti, évdquê de Vence , légua à la même abbaye de Saint-Victor , tous les volumes qu'il possédait, h l'exception de son bréviaire, qui devait être vendu et dont le prix devait servir à acheter des terres, ademenda$ po$9e89ione$. Malheureusement, ce zèle à reproduire les livres , manquait le plu» souvent de goût, et l'on ne transcrivait guère plus que des livres d'église. Cette inintelligence même ne tarda pas à dégénérer en vandalisme , car, comme la valeur du parchemin avait suivi la valeur de plus en plus croissante des manuscrits, les moines grattaient d'anciens ouvrages classiques, pour en employer le vélin à des copies d'écrits religieux , de tristes homélies et autres ouvrages conformes au goût d'une ère peu éclairée. Ainsi , les pauvretés de l'ignorance furent substituées aux richesses du génie antique ; ainsi Tesprît d'une aveugle parcimonie détruisit les phis hautes conceptions de l'esprit humain.

Ce ftit en Orient que saint Louis conçut l'idée de former une bibliothèque à Paris. Ayant appris qu'un Soudan d'Egypte s'occupait à rassembler les livres épars des anciens philosophes, à les faire transcrire el traduire, il résolut d'entraîner les chrétiens à suivre un exemple qu'ils auraient dft donner les premiers. Il ordonna, en conséquence , de copier les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament et plusieurs ouvrages des Pères de l'Église , et il réunit ces écrits dans la Sainte- Chapelle de Paris, qui fut ouverte aux savants, aux professeurs et même aux étudiants curieux de compulser la nouvelle bibliothèque, où se trouvaient, avec la Bible, les œuvres de saint Jérôme, de saint Ambroise, de saint Augustin, de saint Grégoire-le-Grand et de quelques antres écrivains ecclésiastiques.

Déjà, c'est-à-dire au XII** siècle, les Arabes d'Espagne, plus policés alors que tous les peuples de la chrétienté, avaient fondé dans la Péninsule, soixante-dix bibliothèques publiques, dont une seule, celle de Cordoue, comptait environ cent mille volumes.

Cependant, bien que la collection de saint Louis sdt, en France, le premier exemple d'une bibliothèque publique, il faut se garder de croire que ce soit là le germe de la Bibliothèque royale, fondée en 1595, car ce monarque, par son testament, décomposa cette modique collection, en la distribuant entre les Cordeliers, l'abbaye de Royaumoht et dès Jacobiiis, tant de Paris que de Compiègne. On ne découvre aucun dépôt semblable sous son fils, Philippe III, et il n'est pas certain que celui recommencé par Philippe IV se soit conservé après sa mort. Au reste, les autres princes chrétiens n'en possédaient encore aucun dont il soit fait mention dans l'Histoire. Seulement, il existait à Pérouse, dès 1208, une collection de livres de jurisprudence canonique et civile.

Dans le cours des XIII* et XIV*^ siècles, on transcrivait un grand nombre dé livres, mais il s'en faut de beaucoup que ces manuscrits soient d*une exécution irréprochable. Il n'y a point de siècles dovvl V^

manuscrits présentent aussi peu d'uniformité et de soin, que ceux de celte époque. Nous rencontrons d'année en année, durant cette longue période, de nouvelles écritures de plus en plus difformes. Par surcroît, on négligeait alors la ponctuation, et Ton ne distinguait par aucun signe les phrases et les membres de phrases. Cette omission et les abréviations arbitraires et variables introduites dans récriture par les praticiens et les scolastiques, achevèrent de rendre presque illisibles des manuscrits dont la lecture est déjà bien indigeste par la barbarie de la diction et l'incorrection du style. Dans ce même temps, ceux qui ne savaient pas écrire leur nom étaient dans l'usage de faire une croix pour confirmer im acte. Parmi eux se sont trouvées des personnes très-distinguées et même des rois. C'est de là qu'est venu le mot de signer pour souscrire son nom. Dans un siècle aussi voisin du nôtre, Duguesclin, connétable de France, ne savait ni lire ni écrire.

On écrivait encore généralement sur parchemin, bien que, suivant Muratori et Robertson, on eût inventé, dans le XI* siècle, l'art de faire le papier dont tout le monde se sert aujourd'hui. Cette dernière opinion trouve du reste de savants contradicteurs, car, s'il faut en croire les membres de V Académie des inscriptions et belles-lettres^ continuateurs de V Histoire littéraire de la France par des Bénédictins de la congrégation de St-Maur, le papier n'a paru qu'en 1309. Une preuve historique vient à l'appui de cette dernière assertion. On voit le papier employé pour certains actes du procès des Templiers, et il n'en subsiste aucun morceau d'une date antérieure à cet événement.

Les manuscrits d'ouvrages proprement dits, sacrés ou profanes, se reliaient alors, comme nos livres actuels, et se surchargeaient presque à chaque page d'ornements gothiques, vignettes, armoiries, dessins coloriés, initiales en or. — Les marges se remplissaient de peintures, à tel point qu'on disait que les écrivains étaient devenus des peintres, kodiè scriptores non sunt scriptores, sed pictores. Au surplus, dans les siècles précédents, on avait déployé encore plus de magnificence, en donnant au vélin ime couleur de pourpre et quelquefois en enrichissant de pierres précieuses , les couvertures des manuscriLs. Saint Jérôme nous apprend par exemple que, dans les premiers siècle^s de l'Eglise, on peignait d'ordinaire sur la couverture un Christ mourant. Toutefois, au XIV* siècle, des réclamations s'élevèrent contre le Kixe des livres, qu'en Italie on portait plus loin que partout ailleurs, mais qui s'était aussi beaucoup répandu en France. Las Dominicains, sur cela, défendirent aux copistes de leur oidre de faire des livres dorés, et leur prescrivirent de s'appliquer plutôt à former des caractères plus lisibles.

Au XV siècle, qui est celui de l'invention de l'imprimerie, la disette tles livres était à peu près la même, et le prix en était toujours fort élevé. L.e 24 janvier 1414, un nommé Hugues Jusbert vendit à un étudiant en droit de Roquebrune six volumes, au prix de dix écus d'or. Thomas de Pupio, archevêque d'Aix et chancelier de l'iniver-

sité de cette ville, donna à son chapitre, en 142Q, une Bible sur v(^lin enrichie de miniaturas, qu'il avait achetée 50 florins d'or, à Milan. Cette cherté des livres ne les rendait accessibles qu'aux favoris de la fortune, et les princes mêmes ne pouvaient guère en posséder une collection quelque peu variée. Cependant, la Cour pontificale, durant son séjour à Avignon, en réunit un grand nombre, et ce fut là le noyau de la célèbre bibliothèque du Vatican , qui fut transportée d'Avignon à Rome en 1417, et considérablement accrue en 1447. C'est, dans l'ordre chronologique, la seconde bibliothèque publique établie en Europe. La première , nonunée la Palatine , avait été fondée à Heidelberg, en 1390.

Mais les temps vont changer. La fin du XV* siècle présente un spectacle plein de magnificence et de grandeur. L'humanité affranchie se précipite à grands pas dans une ère féconde en découvertes de tout genre. Au sein de cette fermentation intellectuelle, les premiers essais de l'imprimerie apparaissent, et la cause de la civilisation est gagnée, placée qu'elle est désormais sous une égide immortelle.

J.-J. Barbàult, Auteur de V Histoire des croisades oontre les Albigeois.

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