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Requête du sieur de Launay, du 7 septembre

63. Requête des sieurs de Launay et Ghesnon, des 10 et 15 février 1787.

64. Au roi et à nos seigneurs de son conseil. Requête de production nouvelle, contenant des conclusions. Alexandre, comte de GagUostro, contre le sieur de Launay, gouverneur de la Bastille, et le sieur Ghesnon, (ils, commissaire au Ghâtelet. (Paris), de Timpr. de Lottin Talné, et Lottin de Saint-Germain, février 1787, in-4 de 8 pages.

65. Pièce importante dans l'affaire du marquis de Launay, gouverneur du château de la Bastille, contre le sieur Gagliostro. (Pans), de rimpr. de Grange, rue de la Parcheminerie, 1787, in-4 de 8 pages.

Signée : M« Joly , avocat.

Cette pièce est jointe à la seconde requête d'ÎDstruction du marquis de Launay, signifiée le 10 février 1787.

66. Réponse à la pièce importante du sieur de Launay, gouverneur de la Bastille, pour le comte de Gagliostro, contre le sieur de Launay, gouverneur du château de la Bastille, et le sieur Ghesnon, fils, commissaire au Chàtelet. Paris, de l'impr. de Lottin Tatné, et Lottin de Saint-Germain, 1787, in-4 de 25 pages.

Signée : M® de Joly, avocat.

67. Arrêt du conseil d*État du roi qui déclare le sieur Gagliostro non recevable et mal fondé dans toutes ses demandes, tant contre le sieur de Launay, que contre le commissaire Ghesnon, fils. £t ordonne que le mémoire imprimé, commençant par ces mots : Déclaré innocent, finissant par ceux-ci : De vos superbes cités, et signé : Thilorier et Gervais, sera et demeurera supprimé comme injurieux et calomnieux. Du 14 juillet 1787. Paris, de l'impr. roy. , 1787 in-4 de 11 pages.

68. Recueil de pièces authentiques, secrètes et intéressantes, pour servir d'éclaircissement à l'affaire concernant le cardinal prince de Rohan. S. L, 1786, in-8 de 70 pag.; — Paris, 1786, in-8 de 59 pages, et Strasbourg, 1786, in-8 de 52 pages.

69. Gonfession du comte de G**** (Gagliostro), avec l'histoire de ses voyages en Russie, Turquie, Italie et dans les pyramides d'Egypte. Au Gaire et à Paris, Gailleau, impr.-libr., 1787, in-4 de 57 pages à 3 colonnes, et in-8.

70. Procès comique et instructif pendant entre le fameux Gagliostro et le sieur (Theveneau) de Morande, rédacteur du « Gourrierde l'Europe Jt, où le premier est entièrement démasqué, son véritable état prouvé et ses impostures découvertes. Le tout appuyé de pièces justificatives. (Extrait du « Courrier de l'Europe ».) Première partie (et unique). Londres, 1787. în-8 de 64 pages.

71. Lettre du comte de Cagliostro au peuple anglais. (Ba repense aux attaques de Theveneau de Morande, rédacteur du « Coarrier de l'Europe ».) Pour servir de suite à ses Mémoires. S. I., 1781, in-8 de 76 pages.

• L'article Borri, dans le Dictionnaire deBayle, dont raventarier Gaglios- » tro est l'exact pendant, nous dévoile aussi Tbistoire de celui-ci : comme

> son prédéces!iieur du dix-seplièmc siècle, dont il avait peutrètre troavé

• des papiers, il finit par être enfermé, h Rome, dans le cliâteau de Saînt-

• Ange, et dès lors il fui mort pour le public. Lorsque les troupes du gé-

> lierai Bonaparte s'emparèrent, en 17^, du château de Saint- Ange, od

• n'entendit nullement parler de Cagliostro. Avait-il déjà fini sa tarbulente » carrière à cette époque ?

« Je me souviens que, peu avant le procès du collier, lorsque le cardinal de Rohan fit son dernier voyage à Strasbours, il lui envoya, par un de ses gens, un sac de 12 à iSO() livres, de eon carrosse qui s'arrêta devant la porte de l'abbé Hiiffel, prévôt de Saint-Pierre-le-Vieux, et que Cagliostro. pour faire une douceur à ce coureur, emprunta 12 livres à la cuisinière de son hôte le prévôt, tant il était dénué d'argent, malgré sa baguette magique, sa poudre d or, son élixir, son esprit familier, etc., etc. »

^ote manuscrite sur V exemplaire de cette Lettre qui fait partie de la collection Xav. Marmier : elle est signée : Phd. Rheinbold,

72. Mémoires justificatifs de la comtesse de Valois de La MoUe. écrits par elle-même. Londres, 1788, in-8, plus un cahier supplémentaire de 46 pages, contenant les pièces jusiificalives. — Second Mémoire justificatif. Londrus, 1789, in-8 de 78 pages.

• Je puis attester que j'ai vu dans les mains de la reine un manuscrit de^ » Mémoires infâmes de la femme La Motte, qu'on lui avait apporté de Lod- » dres, et (^ui était corrigé de la main même de M. de Calonue, dans toa- » les endroits où l'ignorance totale des usages de la Cour avait fait codi- » mettre à cette miséraible de trop grossières "erreurs ■. (Mém. de M»» Caeipan, première édition, in-8, tome II, pp. 1U7et 108;.

73. Vie de Jeanne de Saint-Hcmi de Valois, comtesse de U Motte, etc., etc., écrite par elle-même. Seconde édition. Paris, (iarnery. Tan I"de la République, 2 vol. in-8.

D'après la « Biographie universelle », cet ouvrage serait aussi authentique. La Motte avait menace de publier un mémoire où la reine et le baron de Breteuil seraient étrangement compromis. La Cour fit acheter à prix d'or et d'areent ce libelle; mais on n'obtint qu'unr prétendue minute. * Ce Mémoire de m. de La Moite, amas de iiieiisonijes rvideiils et do grossièretés dégoûtantes, dit la « Biographie universelle », n'en fut pas moins imprime, el fédition envoyée tout entière . dans les premiers temps de la RévolulioQ, a Gueffier, libraire de Paris. L'intendant de la liste civile la Ht acheter, et donna l'ordre de la brûler, ce qui eut lieu dans hs fours de la manufacture de Sèvres, le 30 mai 179:i, avec si peu de mystère, qu'une dénonciation en donna connaissance, le jour môme, à l'Assemblée nationale : on trou\a uu certain nombre d'exemplaires du Mémoire dans le château des Tuileries, après le siège qui en fut fait le 10 août 17î)2 ». C'est ce Mémoire qui a élt reimprimé sous le titre que nous \enons d'indiquer.

L'édition des Mémoires haineux que M'^^ de La Motte s'empressa de publier, une fois qu'elle eut gagné l'Angleterre, ne fut pas si bien annéaotie dans les fours de la manufacture de bèvres, que le libraire Garoery ne -lût les publier de nouveau, en 1792, 2 vol. in-8, que l'on trouve encore le temps à autre.

n y a deux parties bien différentes dans ces Mémoires : l'une o& M">^ de La Motte essaie de se iuslifier de Va<»:u%al\on de vol pesant sur elle, et qai

est très feaUdieuse; Tautre se composant de billeU attribues soit au cardinal de Rohan, soit à la reine Marie-Ântoinette, et d'une teneur trop scandaleuse pour ne pas dénoter la main qui leur a donné naissance. De voleuse, la digne comtesse se fait faussaire.

7i. Pétition de La Motte à TAssemblée constituante. 1789, io-ë.

Le comte de La Motte- Valois, lors Je son retour de Londres, au commencement de la Révolution, eut Taudace de demander sa réhabilitation ainsi que celle de sa femme, dans la pétition précitée. Quelque peu favorables pour la Cour que fussent alors les dispositions de la majorité de cette assemblée, la pétition fut rejetée avec une sorte d'indignation. Il ne se rebuta pas et il l'adressa de nouveau à l'Assemblée législative, mais il fut également repoussé.

Extrait de la « Gazette nationale, ou le Moniteur universel >, du mardi 7 août 1792 . Quatrième année de la liberté, n** 220, page 1, 2^ colonne. France. De Paris :

Le tribunal du premier arrondissement a rendu, le 20 du mois dernier (juillet 17(^2) dans l'affaire du fameux collier, le jugement dont voici les principales dispositions :

« Le tribunal faisant droit sur l'appel interjeté par Marie-Nicolis La Motte, du jugement contre lui rendu le 5 avril dernier (1792) par le troisième tribunal établi au Palais, attendu que la plainte rendue par le procureur-général au ci- devant parlement de Paris, le 7 septembre 1785, n'est signée qu'à la fin et non a chaque feuillet, ce qui est contraire à la loi, annule et met Tappellation au néant, ensemble Farrèt rendu par le ci -devant parlement de Pans, du 3 décembre 1785 ; néanmoins, vu la gravité du délit, ordonne que le délit La Motte demeurera en état d'arrestation, et que les pièces de la procédure demeureront jointes, pour servir de mémoire seule* ment au procès, lequel sera envoyé par devant le directeur du jnry pour statuer ce qu'il appartiendra ».

75. Fameux (du) procès du collier; par le R. P. 6>oryf/, jésuite, ancien secrétaire d'ambassade, etc., 1820.

Imprime dans les Mémoires de Vauteur, publiés par M. Georgel, ancien avocat au parlement de Nanci et neveu de Tanteur. Sec. édit. (Paris, A. Evmery, 1820, 6 vol. in-8).

L'ouvrage sur le procès du collier remplit les nag. 1 à 209 inclusivement du tom. Il des Mémoires, et il est accompagné ae la gravure du collier, de ia grandeur des pierres.

76. Caglioslro, mélodrame en trois actes; par MM. AtUony {Béraud) et Uopold (Chandnon), Représenté sur le théâtre de T Ambigu-Comique, le 9 mai 1826. Paris, Bezou, 1825, in-8.

Réimprimé dans la même année.

77. Mémoires de la comtesse de Valois de La Motte, écrits par ellemême [composes par M. le baron d'Agioult], Paris, Recoules, 18W, 2 vol. in-8.

Ouvrage bien différent de ceux publiés en 1788-89 et en 1792.

78. Collier de la Reine (le); par Alex. Dumas, Paris, Cadot, 1849 et ami. suivantes, 19 vol. in-8.

Nos écrivains contemporains se sont empaK's plusieurs fois, soit du fond du procès, ou des personnages qui y ont figuré. De ce nombre sont MM. les S.-H. Berthoud qui, peu après la mort de la comtesse La Motte, a fourni à la «Presse» un feuilleton intitulé la o Comtesse Jeanne»; M. le comte Beognot a fourni deux articles sur ce sujet au « Journal des Débats », enfin, M. Paul Lacroix en a donné un autre h un autre journal.

C. Hiiiarieni et pamphlétaires de Marie-Antoimiie ^ de 1788 d 1790.

79. Vie de Marie-Antoinette , reine de France. Hambourg el Brunswick, P. F. Fauche et C% 1788, in-8.

80. Antoinette d'Autriche, ou Dialogue entre Catherine de Médias et Frédégonde, reines de France. Londres, 1789, în-8de i6pag.

Celte pièce a été égalemeat imprimée sous le titre de : le Petii Char- Us IX. (Voy. le n» 91.)

81. Autrichienne (!') en goguettes, ou TOrgie royale, (»éra^mverbe. Composé par un garde du corps, et publié depuis la liberté de la presse, et mis en musique par la Reine. (Par Fr.-Mar. Magetar dt Satnt'PauU acteur et directeur de théâtres.) Sans nom de ville (Paris), ni d'imprimeur, 1789, in-8 de 16 pag.

Pamphlet ordurier dans lequel l'auteur a mis en scène Louis XVI, la reine, le comte d'Artois et la duchesse de Polignac. Cette pièce est tare : 5 à 6 fr.

82. C'est ce qui manquait à la collection. Vienne en Autriche. 1789, in-8 de 8 pag.

83. Confessions générales des princes du sang... Item de deux.... C....8 distinguées. A l'Aristocratie ; chez Main-Morte, 1789, in-8 de 48 pag., fig.

84. Destruction (la) de rAristocratie, drame en cinq actes, destiné à être représenté sur le théâtre de la Liberté. A Chantilly, imprimé sous les ordres et la direction des princes fugitifs. 1789, in-8 de 128 pag., avec .5 grav.

C'est la même pièce que les Imitateurs de Charles IX. (Voy. le n© 97.)

85. Elans (les) du cœur et de la raison, ou Justice rendue à la Ueine. Paris, Baudouin, 1789, in-8 de 22 pag.

H6. Godemicho royal (le). 1789, iii-8 de 16 pages.

87. Essais historiques sur la vie privée de Marie-Antoinette d'Autriche, pour servir à son histoire. Première partie. Londres, 1789, in-8 de 89 pages, et Bàle, 1789, in-8. Deuxième partie. Versailles, chez la Monlansier, 1790, in-8 de 14(5 pag., avec un portraiL

Ce libelle eut un immense succès de vogue ; réimprimé plusieurs fois en divers formats, il fut recherché et détruit avec soin par ordre de la Cour. Le bibliophile Jacob [Paul Lacroix] lui a consacré quelques lignes dans le « Bulletin du bibliophile " de Tecbener, septembre, 1836. p. 255 ; il indique Brissût de Warville comme l'auteur.

88. Leben der Kœnigiii von Frankreich , Marie-Antoinette von OEsterreich. Hannov., 1789, in-8.

89. Ode à la Reine. Londres, impr. de M"*" Ia Motte, 1789, in-8 de 8 pag.

90. Catherine de Médicis dans lé cabinet de Marie-Antoinette à Saint-Cloud. (Dialogues). 1789-91, 13 numéros ou dialogues, in-18.

Tous ces dialogues sont entre Catherine dt* Médicis et Marie Antoinette.

Deschiens et Ed. B*" n'en possédaient que douze numéros, et ils considéraient l'ouvrage comme complet ainsi. Le treizième numéro est intitulé : Cuthorine de Médicis , treizième Dialoçuo dans le cabinet de Marie-Antoi-

neUe, à TinsiaDt que Louis XVi reçoit ane déuuUtion des 48 sections de la ville de Paris, présidée par M. Bailly. Paris, 1791, in-18 de 8 paçes.

91. Petit (le) Charles IX, ou Médicis justifiée. 1789, in-8 de 16 p. Même pièce que Antoinette d'Autriche^ ùu Dialogue enire Catherine de

Médicis et Frédégonde. (Voy. le no 80.)

92. Reine (la) dévoilée, ou Supplément au Mémoire de la comtesse de Valois de La Motte. Imprimé à Londres, 1789, in-8 de 144 pag.

93. Leben der Kœnigin Marie- Antoinette von Frankreich. (Von Ludmg-Albrecht Schubart.) Coein, 1789-90, 2 vol. in-8; Nuremberg, 1793, 2 vol. in-8.

94. B....1 (le) national sous les auspices de la Reine, etc. A Cythère et dans tous les b....ls de Paris, 1790, in-12 de 60 pag., fig.

95. Cause (la) de la Révolution française, ou Conduite secrète de Marie- Antoinette d'Autriche, reine de France. A l'enseigne de la Liberté, 1790, iu-8 de 30 pag.

96. Discours à la Reine, prononcé le 18 juillet 1790, par Jos. Delaunay. (Paris) de Timpr. de Desenne, in-8 de 4 pag.

97. Imitateurs (les) de Charles IX, ou les Conspirateurs foudroyés, drame en cinq actes, en prose ; par le rédacteur des « Vêpres siciliennes » et du t Massacre de la saint Barthélémy d, avec cette épigraphe :

£h quoi ! deux jours plus tard, tous ces forfaits divers Nous préparoient la mort ou nous chargeoieat de fers.

Paris, de Timpr. du clergé et de la noblesse de France, dans une des caves ignorées des Grands-Augustins, 1790, in-8 de 128 pag., avec 5 grav.

Même pièce que la Dentruciion de V Aristocratie, (Voy. le no 84.) C'est un récit dialogué en scènes et en actes des principaux événements qui ont eu lieu depuis le 12 juillet 1789 jusqu'à la mort de Berthier de Sauv*gny. L'auteur parait avoir pénétré dans les conseils les plus secrets des ennemis de la liberté dont il découvre les trames odieuses. On sent, comme il en convient lui-môme, dans sa préface, qu'aucune unité n'a pu avoir lieu rians cette pièce, qu'il faut moins regarder comme drame que comme un précis historique.

98. Mémoires historiques des intrigues de la Cour, et de ce qui s'est passé entre la Reine, le comte d'Artois, le cardinal de Rohan, M"* de Polignac, M"*' de La Motte, Cagliostro et MM. de Breteuil et de Vergennes; par Retaux de FtVe/^. Venise, 1790, in-8 de 75 pag.

Retaux de Viiette avait été condamné dans l'affaire du collier.

99. Soirées amoureuses du général Moitié et de la belle Antoinette ; par le petit épagneul de l'Autrichienne. A Persépolis, à l'enseigne de l'Astuce et de la Vérité délaissée, 1790, in-8 de «)2 pag.

Pamphlet licencieux contre Marie-Antoinette et le général Lafayetle.

100. Cri (le) du sentiment, ou Observations sur des écrits incendiaires, des libelles touchant la Reine, etc. (Paris) impr. de Vezard et Lenormant, 1790, in-8 de 76 pag.

101. C.ceen pleurs (la). — (Réponse du clergé, dictée par l'abbé Grécourt). Au b....l, et se trouve au magasin, dans les petits appartements de la Reine, l'an de la f....rie, 1790. S. L, n. d.^\vv-^^^ 8 pag., avec une ^avure obscène.

102. Derniers (les) soupirs de la g. .ce en pleurs, etc. k Braniium, (!i se trouve, etc., lande la bienheureuse f....rie, 1790, în-8 «te 15 pag., avec une gravure obscène.

Ced deux deroiers écrits, qui sont en vers, doivent être du même «otaar. Rien de plus ordurier que ces deux opuscnieg.

103. Assemblée nationale (1*), te roi Soliveau et sa feaime Antoinette, etc.

lOÎ. Branle (le) des capucins, ou le Mille et unième tour de Marie- Antoinette; petit opéra aristocratico-comico-risible en deux acte». Saint-Cloud, de Timpr. des Clain'ovants, Cul-de-sac des Recherches, 1791,in-8de24pag.

Un des plus violents libelles qui ont été dirigés contre la malheureuse Reine. Pièce fort rare.

D. Fuilei de la Famille royale. 1791.

105. Journée du 18 avril 1791. (Détail de ce qui s'est passé le jour que le Roi se disposait à partir pour Saint-Cloud, et que le peuple s'est opposé à son départ). S. 1., 1791, \nS de 15 pages.

106. Adresse aux Français sur le départ du Roi ; par M. Desmaresl. ancien fermier-général. Paris, 1791, in-8de 8 pages.

107. Trait de lumière (le), ou le Roi considéré au milieu des périls avant son départ pour Montmédy, et éle\é sur un prrcipice à son rt*lour; par M. d'Arragon. Paris, 1791, in-8 de 16 pages en pet. texie.

108. Relation du départ de Louis XVI, le 20 juin 1791, écrite en août 1791, dans la prison de la haufo-cour nationale d'Orléans; pr M. le duc de Choiseul, pair de France, et extraite de ses Mémoires inédits. Paris, Baudouin frères, 1822, in-8 de 15 feuilles.

Faisant partie de la « Collection des Mémoires relatifs à la Révolution française >.

Trois cents exemplaires ont été réimprimés en 1825, soils la date de t8âî.

109. Mémoires sur l'affaire de Varennes, comprenant le Mémoire inédit de M. le marquis de Houille (comte Louis) : deux relations également inédites de MM. les ccmites do Raigrcnuri et de Damas; celle de M. le capitaine Deslon. et le Précis historique de M. lecomtf de Valory. Paris, Raudouin frères, 1823, in-8 de 20 fouilles li2.— Seconde édition, sous ce titn^ : Mémoires du marquis de Bouille (comte Louis), lieutenant-général, sur le départ de Louis \VI, au mois de juin 1791, avec des noies et observations en n^ponse à la relalioii de M. le duc de Choiscul, pair do Fnuice, extraite de ».»s Mémoire^ inédits. Paris, les mêmes, 1827, in-8 de 21 feuilles l|i.

Faisant partie de la « (Collection des Mémoires relatifs à la Révolution française ».

1 10. Mémoires de M. le baron dr Goguelat, lieutenant-général, sur 1rs événements relatifs au voyage de Louis \Vl (et d'î la familK' royale) à Varenn<^s ; suivis d'un Précis d(îs tentatives qui ont été faite^^ ]>our arracher la reine îi la captivité du Temple; ornés d'une carte dr la route de Chàlons h Montmédy, et de plusieurs fac-similé des lettres de Marie-Antoinette. Paris, Baudouin frèn\s, 182:^, in-8 de 92 pages, plus la carte et i planches.

Fa/saiit partie de la t GoUe/Clion des Mémoires relatifs ii la Rérolution française, Ptc. •, 9* livriiisou ^v\vv\v»itvç\\V^\Tf» .

111. Avantages de la fuite du roi (et de la famille royale), et nécessité d'un nouveau gouvernement. Paris^ 1791, in-8 de 95 pag.

112. Arrestation du roi (et de la famille royale) à Varennes.

113. Dénonciations publiées par un aritiocrcUe, des diSérents iadividus qui ont contribué à l'arrestation du Roi à Varennes, etc., etc., et contre M. Chabroud, dit le « blanchisseur de criminels « dits de lèse-nation», mais bien plutôt de lèse-majesté ». Worms, 1791, iii-8 de 8 feuilles.

Le catalogue d*un bibliophile de ce siècle indiquait ud recueil (factice) de vingt-cinq pièces, in-8, relatives au départ du roi Louis XVI et de sa famille pour Varennes, le 20 juin 1791, mais sans le détail des pièces. Nous .sommes loin d^avoir pu les retrouver.

114. Ligue (la) des fanatiques et des tyrans, tragédie nationale en trois actes et en vers; par Ch.-PhU.-H. Ronsin. Paris, Guillaume junior, 1791, in-8 ; ou Lille, Dupcme, 1793, in-8.

Nous donnerons ici un historique de cette pièce, qui produisit une très ff rande sensation à cette époque ; nous le devons à notre regrettable ami, feu F. Grille, ancien bibliothécaire d'Ançers.

Cette pièce fut jouée en juillet et continuée jusqu'en décembre 1791. Elle fut louée par le Moniteur et coupée à jour par Sautreau, Fontenay, Mal let-du-Pan, Pelticr, Durosoy, Royou, par Roucher aussi, et par toute la presse enfin , qu'on nommait alors modérée, tiède, ariUocrate,

VAlmanach des Muses s'exprimait ainsi sur< l'œuvre nouvelle : « La pièce

• de Ronsin fera époque pour sou excessive hardiesse. On ne pourra croire » un jour qu elle ait été représentée ».

C'était après le \oyage de Varennes. Le roi et la reine étaient à Paris, aux Tuileries, enfermés, en butte aux attaques les plus violentes; n'in^rant nulle confiance aux patriotes, et maltraités de toutos façons par les mtrigues d'une faction qui ne lâcha prise qu'après que leur tète eût roulé sar réchafaud.

Voici comment, dans une lettre qui fut rendue publique, un ami de Ronsin parlait d'une des représentations de son ouvrage : • Le premier acte » est faible et languissant. M'"<: Sélimars, quand elle se réjouit de la mort de

• son fils, porte un peu à Texcès son civisme Spartiate. Nous> n'en sommes

> pas encore à ce point de dévouement, et cette impassibilité lacédémonienne 9 devance notre âge et dépasse nos vertus.

> Mais le second acte csl très beau. Le rôle d'un député de la nation au- » près des chefs des émigranls, est d'une vérité et d'une force que la passion

> seule (des contre-révolutionnaires) a pu empêcher de saisir.

> Que pensez-vous deces vers que ma mémoire a retenus? Sélimars jeune,

> commandant de la garde nationale, est en scène avec le député. Celui- » ci apprend k l'officier que la Cour de Rome et tous les tyrans de » l'Europe sont conjurés contre la France et préparent leurs foudres, dispo-

• sent leurs esclaves à venir étouffer chez nous la liberté à peine naissante. » Sélimars répond :

» De tant d'appn^ls sanglanls Louis est le complice' : i> Louifl, doni nous vanlionsi la probité, la roi, » Et qiriin serment si saint enchaînait à la loi! » Quels goufTres, sons nus pas, creuse ridolâiric : n Une Temme a causé Ifs maux de la patrie. >* Ab ! now devions prévoir ce désastre fatal, x Quand des bords du Danube un génie infernal » Est venu, sur ce Iniue enlouré de ruines, » Et dans le cœur d'un roi par le crime asiAégé. •> Répandre tout le liel dont le sien c«t rongé !.. »

On débitait ces vers en plein théâtre, au théâtre Molière, voué am méom patriotiques, et les bravos, le« applaudissementfi du i^«\cn^ ^ ^«^ V«|lt^^

— Ml —

5oaleiiant la voix de l'actear, coaYraieiH les ttffleU el

de quelques rédacteare des feuîUee de la Cour, bioltis dans les 1

Je reprends la transcripUoD de b lettre : • Ce portrait (de la rane) iite » pas flatteur, j'en conviens, mais le poète est loin encore d'avoir peint ai » vrai Antoinette. 11 n'a fait que l'esquisBer parce qne son aajet ne deona- » daît rien de pins. Il font loaer Ténergie qui a condoit sa plume» et le goèl » qui a su rarrèler ».

Le goàt qui a su l'arrêter! jugez de l'irritation de ces temps fimertei. Mais ce n est pas tout, acberons : • Les oreilles de nos ilotes ont frémi k

> cette tirade d une lozi^ue invincible. Dans la soën? septième du seooad » acte, un prélat du régime féodal, un de ces apôtres à cent mille écus di

> rente, qu trouvaient si bon de vendre des bénéfices et de battre monnais » avec des dispenses, de dixmer leurs ^-aseaux, de gouverner Uwi maUnti 9 un de ces mitres et crosses, a l'impudeur de rappeler au dépité oeitt » maxime des tyrans coalisés avec I Église : ose te juge des rms est ddw » U Ciel, ei qu*un monarque nett eompiabU qu'à Dieu. Le dépatè

répond :

• Leur juge est dam le CiH ! mab où foat4b le crime? » Où font les malbfureus que leur pooroir opprime ?

« et il ajoute

• Ea remeUantauCiellesoiDde ion

• Do crime couroDué la loi le fait ■ Ah : si toujours le peuple arait eu la fierté

De punir les tyrans qui l'ont persécuté; » Si de leur «ang impur nous éuons moins avares. » Les rois jusltfs et bons ne seraient pas si rares :

* Croyez- vous qu'il y ail du talent dans ces vers, et que ce drame ait

• bien Ses couleurs tragiques qui lui conviennent? Oui, sans doute, vous le

• croyez et vous me ressemblez; mais je vous le ferai lire en entier, ce » drame, et vous le jugerez dan«f le silence du cabinet. Votis distinguera » ce qui est du fond même du sujet, du mérite de l'auteur, d'avec ce qui

• tient aux circonstances, au travail précipité, à tout ce qui a pu empêcher

• que la composition et l'exécution ne fussent |iarfaites. En résumé, vous > estimerez toujours Ronsin pour son patriotisme et sa verve, et vous met- B trez sa tragédie nationale au rang des bons écrits qu'a enfantés la Révo- » lution ».

Il est curieux et utile de passer en revue les opinions et appréciations des années fiévreuses de la fin du dernier siècle, il y avait des rages déchaînées des deux côtés ; on ne déclamait pas, on hurlait. C'était une frénésie, ei Tépoque n'était pas commode et douce, avouons-le , monsieur, où de pareilles et de si aigres censures se produisaient sur la scène en face de ceux dont elles ébranlaient, secouaient et renversaient avec fracas la position.

Le merveilleux et l'exemplaire, c'est que ce Ronsin, qui était poète à U fois et général, qui se ruait par la plume et par le sabre sur les rois, les princesses, les prêtres, qui ne voyait partout que traîtres, fourbes, despotes, que ce Ronsin, dis-je, ail été, à quatre ou cinq ans de là, guillotiné comme hypocrite et ambitieux, corrompu et corrupteur, par Danton même et Robespierre, dont il avait été tour à tour l'ami, le flatteur, ledétracteur et le rival, j'ai des notes secrètes de lui, que je publierai quand j'aurai im éditeur ou quand je serai d'humeur de poursuivre, à mes frais, l'impression de mes feuilles politico-littéraires.

Vous citez VArétophile, ou la Révolution de Cyrène, pièce de Ronsin, jouée en 1793, au mois d'octobre, quand la reine, escortée par le poète, venait de périr sous le couteau de Samson ; il iaut lire : Àrétophile, au le Tyran de Cyrène, et ne pas trop se fier à l'enthousiasme que montre à celte occasion la Gazette universelle, Ronsin, découvert dans une loge, fut appelé, sahié, chargé de palmes; puis au mois de mars suivant (1794), il expiait sous la même hache, au même Ueu que Marie-Antoinette, en présence des

mêmes témoins, hébétés, curieax et stupides, les enrears, les bassesses, les d^ordres et toutes les monstraosités de sa hideuse vie.

Je suis de la Révolution, non de la Terreur; j'admets la guerre contre les ennemb des institutions jurées, mais non pas les turpitudes et les massacres; et si j'admire Garnot et ses victoires , j'exècre Marat et ses maximes infâmes.

Je retrouve un billet cruel, qui révèle la haine dont en 90 et 91 la reine était l'objet. Toute la responsabilité des événements pesait sur elle. C'était pour Tatteindre qu'on frappait le roi, et les esprits qui auraient dû être le moins susceptibles de prévention, se laissaient entraîner à des colères dont Fexpression nous parait aujourd'hui incroyable. Lisez, monsieur, et gémissez : a Vous entendrez, dans le cercle de Marie-Antoinette, bafouer, » avec une continuelle dérision, le gros Louis, qu'on appelle le ministre, car » chacun a son sobriquet; vous y verrez une reine de France se prostituer à

• tous les sexes et se livrer à tous ceux qui l'approchent, fatig[uee quelque-

> fois, jamais rassasiée, comme Messaline, qui ne fut pas moins digne du

> trône qu'Antoinette, mais qui en descendit plus promptement. Cette sœur » de Joseph et de Léopold ne connut les Français que pour les trahir et les

• dépouiller ; à elle seule, elle eût épuisé tous les trésors de l'Univers. Épouse » perfide, femme incestueuse et mère adultère, tous les crimes lui sont &- « miliers. Cette ennemie d'une nation douce et patiente, elle respire au milieu

> de nous et nous accuse de barbarie l Mais des Valois, des Bourbons, des

> nobles, des prêtres, des femmes élevées par eux, pour eux I qu'en attendre?

• Il faut qu'il y ait un mauvais principe chargé d'entretenir sur la terre la

> gangrène et la peste ! C'est Arimane qui nous conserve encore une Cour

> et des rois ».

C'était \k le style, c'était là le train dont la presse marchait au début de la Réforme. Quel flot, quel bruit, quels déchirements, quelle avalanche I Tout cède, tout périt, partout il fut fait table rase. On démolit le paseé de fond en comble, et c'est sur ces débris que nous cherchons depuis le temps à rebâtir.

Mais je veux raconter, non raisonner ; je fais de la bibliographie, non de b politique. Gardez mes réflexions et profitez de mes remarques. Dans la liste des OBuvres de Ronsin, les biographes, pour la olupart, ont oublié une pièce qu'il fit jouer en 1790, sous ce titre : ta Fête ae ta Ltberiéf en un acte et en prose, mèlee de couplets.

Vous l'avez inscrite, vous, sur vos tablettes, mais à une prochaine édition, n'omettez pas de dire qu'elle fut représentée sur le théâtre de la rue de Richdieu, qui, tour à tour, prit le nom de Variétés amusantes, de Théâtre- National, de Théâtre de la République, de Théâtre-Français.

Contrôlez, comparez, réparez les torts de vos devanciers, amassez les faits, produisez les documents, les preuves, et acquérez tous les jours des droits nouveaux à la reconnaissance des amis de la littérature et de la gloire françaises.

A vous de tout mon cœur, F. Grille.

Ronsin est auteur d'autres ouvrages encore qui n'eurent pas de succès.

11 voulut élever la faction des hèbertistes au-dessus de la Convention nationale. Robespierre et Danton, encore unis, le firent arrêter et condamner comme voulant donner un tyran à VÉiat. Ce tyran était Pache.

Ronsio commanda daos l'Ouest. On se plaignait des excès affreux commis par l'armée révolutionnaire, a Que voulez-vous que je fasse? je sais comme vous que c'est un ramas de brigands, mais il me faut de ces coquins-là pour mes expédition». Où trouverais-je d'honnêtes gens qui fissent ce métier? »

115. Suites des Matinées secrètes des Tuileries, ou le Conseil intime de Marie^Antoinette, reine de France. Paris, VWL^ \sv-%«

UeuKième partie du livre intitulé : < Le Réveil de Louis XVI, ou les Matinées secrètes des Tuileries, extrait du portefeuille du boDhomme Jérône.»

116. Douze cents (les) et sept cents députés au manège de Franoe, ou le vertueux Louis XVI et sa magnanime épouse, vengés par M. Andradozc, citoyen français ; suivi du plan d'une Constitution libre et heureuse, sefon justice, raison et sagesse. Delphe , 1792, 2 part. \Sk% chacune de 514 pages.

Ouvrage apologétique du Roi et de la Reine.

117. Journée amoureuse (la), ou les derniers Plaisirs de Marie-Aoloinotte, comédie en trois acies, en prose, représentée pour la première fois au Temple, le 20 août 1792. Au Temple, chez Louis Capet. l'an V^ de la République, in-12 d(i 67 pag.

118. Vie privée, libertine et scandaleuse de Marie-Antoinette d'Autriche, ornée de 26 lig. Paris, an 1"% in-8.

119. (llrimes (les) des reine^s de France, depuis le comnteacemeDt de la Monarchie jusqu'à Marie-Antoinette. (Par Lomie-FëlicUé Guinement de Kèralio, dame Robert). Paris, 1791, in-8; Neiifchàtel, soc. typogr., 1792, in-12.— Non v.édiL, corr. et augm. jusqu'à la mort deMane-Antoinette, avec les pièces justificatives de son procès. Paris, au bur. des Révolutions de Paris, an n (1793), in-8.

Ce volume a élé attribuée Prudhonime par beaucoup de personnes; mais, d'après les auteurs de la « Biographie universolle », tomt* IV, p. 239, il est do M*"' Robert, inorle à Bruxelles, dans le cours de l'aDDêe 1821.

Grimes (les) des reines de France, depuis le commencement de la Moditchie jusques et y compris Marie-Antoiuetle. Paris, Lemoine, 1830, in-18.

Crimes (les), scélératesses et turpitudes des reines do France, etc. Paris. Gauthier, 1831, in-18.

Ces deux derniers ouvrages sont différent de celui de M<n^ Robert.

120. Crimes (les) de Marie-Anloinette d'Autriche, dernière reine de France, avec les pièces jusiificatives de son procès ; par Loun Prudhomme, Paris, au bur. des Bévolutions de Paris, an n (1793). in-8.

K, Délmtùms dp la Rpine : le Temple et la Conciergerie. Décembre 1792 — 16 octobre 1793.

121. Complainte de M'"*' Elisabeth, envoyée par elle aux sansculottes, pour les engap^er à la tirer de la tour du Temple : suivie de la Confession de la Reine. S. l. n. d., in-8 de 8 pages.

122. Desespoir de Marie- Vnloinolte dans la tour du Temple» demandant h faire divorce avec son mari, et à s'en retourner en Allemagne, et les reproches du petit Veto à sa mère. (Paris) de Timpr. de Keret, s. d., in-8 de 8 pag.

123. Désespoir de Marie-Antoinetle de se voir renfermée, etc. S. 1. n. d., broch. in-8.

12i. Détail des Iransports furieux de Marie-Antoinette dans la U)ur du Temple. (Paris), impr. deOuilhemat, s. d., in-8 de 8 pages. 125. Grand débat dans les cachots de la tour du Temple, entre un niais, etc., en préseuce de Louis IKsoIave, sa coquine, etc.

^Mfiiisei

Sigaé : Boussemart, patriote à petites moustaches. (Paris) impr. de Feret, s. d., in-8 de 8 pages.

126. Pleurs et lamentations de Marie-Antoinette dans la tour du Temple. Signés : Sylvain. (Paris) impr. nationale, s. d., in-8 de 8 pages.

127. Tentation (la) d'Antoinette et de son cochon dans la tour du Temple. (Paris) impr. du Journal du soir, in-8 de 8 pages.

128. Derniers (les) adieux de Louis Capot à sa famille dans sa prison du Temple. (F^aris), de Timpr. de Prévost, s. d., in-8 de 8 pages.

129. Journal de ce qui s*est passé à la tour du Temple, pendant la captivité de Louis XVI, roi de France; par Cléry. Avec fac-similé de deux billets, Tun de la main de la Reine, et signé de M. le Dauphin, de Madame Royale et de Mademoiselle Elisabeth ; Tautre, aussi de la main de la Reine et de Madame Elisabeth. Londres, Baylis, 1798 , gr. iiî-8. (im)

On o'est point encore d'accord sur le nom du véritable rédacteur de ce journal publié sous le nom de Cléry.

A. -A. Rarbier attribue k M^e la comtesse de Schoroberg la rédaction de ce journal.

Voici ce que j'ai lu dans une note manuscrite de la main de M. Une, insérée dans un exemplaire de son ouvrage (Dernières années du règne et de la vie de Louis XVI) imprimé à Londres en 1806, que possède M. Brion, son oncle, et auquel sont ajoutées des lettres autographes de Louis XVIII et de Madame, duchesse d'Angoulôme. On lit ces mots : < Il me coûte de dire qu'un sieur Mariala, qui rédigea le Journal de Cléry, abusa, lors de ce travail, de la contiance avec laquelle je lui avais prêté, à Vienne en Autriche, le manuscrit de mon ouvrage». E. D. M — nr.

On a découvert récemment une pièce d'un homme distingué qui revendique pour lui la rédaction du Journal de Cléry.

C'est Le Gros (Sauveur) , né à Versailles, le 27 avril 1754, mort à Enghein, prës de Bruxelles, vers 1830.

Le Gros fut longtemps le secrétaire du prince de Ligne. Il a laissé des Fables qui n'ont pas été publiées.

11 écrivait, à la date du 9 avril 1821 , dans une lettre particulière où il énumerait ses titres à la croix de la Légion d'Honneur qu'il demandait au gouvernement de celte époque.

« .... Enfin, j'ai rédigé le Journal de Cléry, où j'ai été assez heureux » pour ne rien gâter par l'enflure du style que la douleur ne peut pas tou- » jours éviter. J en ai fait des lectures déchirantes dans les plus grandes so- » . ciétés de Vienne, et j'ose dire que le lecteur eut aussi son mérite ».

Le Gros gravait aussi à l'eau forte avec beaucoup de goût. H passe pour u'avoir pas été étranger à la rédaction du célèbre Catalogue d'Abraham fiartficli ( < le Peintre graveur». Vienne, 1803-21, 21 vol. in-8.)

130. Mémoires deM. Cléry, valetde chambre de Louis XVI, ou Journal lie ce qui s'est passt^ dans la tour du Temple pendant la détention de l^uis XVi, avec des détails sur sa mort, qui ont été ignorés jusqu'à ce jour. Edition originale, seule avouée par Fauteur. Londres, Baylis (Paris), 1800, in-Hetin-lS.

Edition dite des commissaires du Temple, rédigée par Daujon, l'un d'eux.

Ce n'est pas une réimpression falsifiée, comme on Ta dit sans examen, mais un tout différent ouvrage, satirique et contre-partie decelui de Cléry, oequi se reconnaît après en avoir lu seulement quelques \A%«a. ^cAfc ^>\c»!^^^^

de la bibliothèque de M. A.-A. R. [ Anl.-Aug. Renouard], 18S3,iii^ no 3096.)

Cette édition donna Heu à une vive réclamation de Clèry, insérée dans fe Spectateur du Nord^ février 1801 . ^ A.-A. B — i.

131. Journal de ce qui s'est passé au Temple.... Nouvelle édition, conforme à celle de Londres, et augmentée de notices curieuses sur des prisonniers qui ont survécu à l'infortuné Louis XVi. Pauîs, Chaumerot, 1814, 1816, in-12, orné de 4 portraits et de deux fac-similé. — Autre édit. Paris, rue Palatine, 1825, in-12, surpap. ordin., et sur pap. fin

— Le même, suivi des Dernières heures de Louis XVI, par M. Edgettorth de Firmoni; du Récit des événements arrivés au Teiiq)Ie, par Madame royale, ûlle du roi, et d'éclaircissements historiques, Urés de divers Mémoires du temps. Paris, Baudouin, frères, 1815. in-8.

La dernière édition fait partie de la « Collection des Mémoires relatib à la Révolution française > .

132. Le même, suivi des Dernières heures de Louis XVI, par Fabbé Edgeworth de Firmoni, son confesseur, et de détails curieux sur les quatre prisonniers du Temple qui i»nt survécu à Louis XVL Piaris, Saintin et Thomine, 1838, m-12.

Le journal de Gléry a été aussi réimprimé dans « l'Histoire de la Captivité de Louis XVI .,1817, in-8.

133. Prisonniers du Temple (le^), suite du « Cimetière de la Madelaine» ; par y. -i?. -/.-/.-/*. Regnault-Warin. Paris, Locard, an ir

(1803), 3 vol. in-12, fig.

13i. Tuileries (les), le Temple, le Tribunal révolutionnaire et la Conciergerie sous la tyrannie de la Convention, auxquels on a joint le tableau du 21 janvier 1793, pour servir de supplément au « Journal de Cléry » , valet de chambre de Louis XVI ; par tin a/ini du iront. Paris, Lerouge, 1814, in-8 de lOi pages.

135. Quelques Souvenirs, ou Notes fidèles sur mon service ao Temple, depuis le 8 décembre 1792 jusqu'au 26 mars 1793, et sur quelques faits relatifs au procès de la Reine et à celui des membres de la Commune accusés de conspiration avec la famille royale; par M. Lepitre (membre de la Commune de Paris, en 1792, Tun des commissaires chargés de surveiller la famille royale au Temple). Paris, 1814, in-8. — Sec. édition. Paris, Nicolle, 1817, in-8 de 96 pages.

136. Mémoires particuliers formant, avec Touvrage de M. Huë et le Journal de Cléry, une histoire complète de la captivité de la famille royale à la tour du Temple. (Par la princesse Marie-Thérèse-Charlotle de Bourbon, duchesse h'Angnuléme, fille de Louis XVI.) Mis en ordre et publiés par M. E. Audot, libraire. Paris, Audot (21 janv.) 1817, in-8 de 88 pages, avec 2grav. — Sec. édition, sous le titre de : Relation des événements arrivés au Temple, depuis le 13 août 1792 jusqu'à la mort du Dauphin Louis XVll. Paris, Audot, 1823, iD-8 de 88 pages, avec 2 grav.

La première édition a eu un second tirage en 1817. La seule différence qui existe entre ces deux éditions, c'est que If. Aodot, l'éditeur prétendu, a fait parler Y\\\\)fiXT% «M\ie^i\ k \%\.\Q\&\ëme personne dans

la première, tandis qu'il le fait parler k la première dans la seconde, comme dans le manuscrit orimnal.

Cet onvraçe a été réimprimé dans un \oIume de la « Gdlection des lié» moires relatifs à la Réyolution française».

136*. Kœnigliches Martyrthum. Geschichte der Gefangenschaft der Kœnigin Marie- Antoinette, d. Kœnigs Ludwig XVII, der Dauphine Maria-Theresia; von George Hesekiel, Berlin, Rauh, 1856, in-8 de viij et 137 pages.

137. Augustes (les) victimes du Temple ; par M"* Guénard, baronne de Brossin-Méré, Paris, Guillaume et C% 1818, 3 vol. in-12, avec 6 fac-similé, des titres gravés et des vignettes.

138. Précis des tentatives qui ont été faites pour arracher la Reine à la captivité du Temple ; par M. le baron de Goguelai.

Imprimé à la suite des Mémoires de l'auteur (voy. le no 110.)

139. Grande conspiration découverte de Marie-Antoinette dans la Conciergerie, etc. Signée : Leboii. (Paris) impr. de TAmi des sansculottes, s. d., in-8 de 8 pages.

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