Mémoire remis à S. M. la Reine, le VI août
15. Extrait des lettres-pa\jçT\les du ô septembre 1785 adressées au
Parlement pour raffaire du cardinal de Rohan, registrées en la cour le 6 du même mois.
16. Mémoire instructif de la manière dont Bohmer et fiassange ont traité avec M. le cardinal de Rohan de la vente du grand collier de brillants dont il a fait Tacquisition pour S. M. la Reine. 1785.
17. Pièces justificatives pour M. le cardinal de Rohan, accusé. Déclarations authentiques selon la forme anglaise. (1785), in-4 de 24 pag.
18. Plaintes et Réquisitoire de M. le procureur-général, sur les letf res-patentes. Du 8 septembre 1785.
19. Lettre à l'occasion de la détention de S. E. M. le cardinal de Rohan, à la Bastille. S. L., 1785, in-8 de -24 pages.
20. Coup-d'œil philosophique à Toccasion de M. le cardinal de Rohan, avec des notes essentielles. 1785, in-8 de 14 pages.
21. Mémoires authentiques pour servir à l'histoire du comte de Çagliostro. (Par le marq. de Luchei.) Londres et Hambourg, 1785, in-8 de 76 pages. Seconde édition. 1785, in-12 de 90 pages.
Libelle faux et calomnieux, et rempli d'absurdités dégoûtantes.
22. Mémoire fait pour dame Jeanne de Saint-Rémi de Valois, épouse du coqité de La Motte, pour TafTaire du collier ; par Doillot, avocat. Paris, 1785, in-8 de 71 pages.
23. Observations de P* Tranquille, sur le premier Mémoire de madame de La Motte. La Mecque (Pans), 1786, in-8 de 51 pages. ^— A la page 49, on trouve les conclusions de M*' Douillet, avocatgénéral. La Cour, ayant fait droit sur les conclusions de M' Douillet, etc. , repvoie les parties comme il est dit. Etait signé : Modeste, Tranquille. &fotus, Personne.
2U. Mémoire pour le comte de Cagliostro, accusé, contre M. le procureur-général, accusateur; en présence de M. le cardinal de Rohan, de la comtesse de La Motte et autres co-accusés. Paris, de Timpr. de Lottin rainé et Lottin de Saint-Germain, 1786, in-8 de 63 pages.
25. Réponse pour la comtesse de Valois-La Motte au Mémoire du comte de Cagliostro (contenant sa confession, son interrogatoire dans l'affaire du collier, et sa réfutation du Mémoire de la comtesse de La Motte, en ce qui concerne le comte de Cagliostro; par M^ DoiUot, avocat). Paris, de l'impr. de L. Cellot, 1786, in-8 de 48 pages.
26. Réflexions de P.-J.-J.-N. Motus, sur le Mémoire ou roman qui a paru en février 1786, pour le soi-disant comte de Cagliostro. Médine (Paris), 1786, in-8 de W pages.
27. Lettre d'un garde du Roi [P. Manuel], pour servir de suite aux Mémoires de Cagliostro (car le marquis de Luchet). Avec cette épigraphe : Si quis impatientiâ doloris, etc. Londres, 1786, petit in-8 de 64 pages. Autre édition. Londres (Paris), 1786, in-12 de 38 pages, plus une non chiffrée.
28. Lettre de l'Assemblée du parlement au Roi, au sujet du Mémoire de l'Assemblée du clergé de France, qui demandait de connaKre l'affaire du cardinal de Rohan seul, avant que le tribunal civil intervint.
29. Lettre du cardinal, secrétaire d'Etat, écr\le k \ft\»^ ^««icnnkv
étrangers, pour r^ler ia conduite qu'Us ont à tenir avec M. le cardinal de Rohan, du 15 février 1786.
30. Mandement du vicaire-général de la grande anmânerie àt France, qui permet l'usage des œufs pendant le carême jus<ja'au dimanche des Rameaux inclusivement. Donné à Paris, le % févner 1786. par Jean-François Georgel^ docteur en théologie, prieur de Ségor, gouverneur de l'hôpital royal des Quinze-Vingts, vicaire-général de Strasbourg et de la grande aumônerie de France. (Paris), 1786, iihl de 6 pages.
Réclamation du clergé pour la connaissance de l'afTaire du cardinal àt Rohan.
31. Requête au parlement, les chambres assemblées, par le cardinal de Rohan, signifiée à M. le procureur -général. Paris, et se trouve à Rruxelles, chez Emmanuel Flon, 1786, in-ï de 8 pages.
Signé : le cardinal de Rohan, évèqae de Strasbourg, etc. Demande le concile de sa province ecclésiastiqae pour le juger préabUement au jugement séculier.
32. Demande formée contre le grand-aumônier de France, par 80o instituteur de théologie, réclamant, à fin de payer ceux qui l'ont nourri alors, ce qu'il a dépensé pour vivre pendant la durée de soo institution. La seconde page porte : Mémoire pour l'abbé Houstart, licencié en la Faculté de théologie de Paris, appelant, contre le cardinal de Rohan-Guéménée, intimé, M« Ghanlaire, avocat. (Paris), de l'impr. de L. Jorry, imprimeur-libraire de Mgr le Dauphin (1785 ou 1786), in-4.
33. Requête au parlement, les chambres assemblées, par le comte de Cagliostro, signifiée à M. le procureur-général, le 24 février IWS; pour servir d'addition au Mémoire distribué le 18 du même mois, à nosseigneurs de parlement, les chambres assemblées. Supplie humblement Alexandre, comte de Cagliostro, au nom et comme mari, et exerçant les droits de Seraphina Felichiani, son épouse, disant qu'il y a tout lieu d'espérer que le premier sénat de France ne rejetera pas la requête d'un étranger qui demande la liberté de son épouse expirant dans les cachots de la Bastille. In-Sde 7 pages.
34. Mémoire pour Jean-Charles- Vincent de Bette d'EiienriUe, bourgeois de Saint-Omer en Artois, accusé ; contre le sieur Vaucher, marchand horloger, et le sieur Loque, marchand bijoutier, à Paris, plaignants. (Défense à une accusation d'escroquerie. Mémoire à consulter et Consultation). Paris, de l'impr. de L. Cellot, 1786, in-8 de 56 pages.
35. Mémoire (second) à consulter et Consultation, sur la défense à une accusation d'escroquerie, pour le même. Paris, de l'impr. de Cailleau, 1786, in-8 de 56 pages. «
36. Observations d'un homme impartial sur le Mémoire publié le 15 février 1786, pour le sieur Bette d'Etienville. Avec cette épigraphe :
Plus ayeuele cent fois que ceux des Quinze-Vingt, Ou plus adroit escroc que Cartouche et Mandrin, ^tavia (Paris), 1786, in-8 de 40 pages.
Cette pièce ne se Irouve dans aucune des trois collections dont nous a^ns parlé , mais elle se trouve dans la bibliothèque que M. le baron Dard a for* naée des écrits des hommes célèbres et fomeux de la province d'Artois, dont il se propose d*ôtre Thistorien.
37. Mémoire pour la demoiselle Le Guay d'Oliva, fille mineure, émancipée d'âge, accusée; contre M. le procureur-général, accusateur; en présence de M. le cardinal prince de Rohan, de la dame de La Motte- Valois, du sieur Cagliostro et autres , tous co-accusés. Paris, P.-G. Simon et N. Nyon, 1786, in-8 de 63 pages. On trouve au verso du titre de ce Mémoire une note ainsi conçue : • Il s'est répandu, au sujet de ce Mémoire, des bniits aussi absurdes que
• dénués de fondement, et qui ont percé jusque dans les maisons les plus
• respectables. On a diffamé la demoiselle d*Oliva : il fallait encore calom- » nier sa défense. Il n'en a été donné, ni fait, ni même imaginé d'autre que
• celle-ci *.
Une note manuscrite, superposée sur la précédente, et qui nous a paru être de la main de Bette d'Etienville, qui a formé la collection qui appartient à M. Xav. Marmier, dit : « On prétend c|ue la demoiselle Le Guay » d'Oliva (connue d'abord sous le nom d'Essigny) était une baronne de
• Durkheim de Fraeschweiler, dans la Basse-Âbace, et qui ressemblait beau- » coup à Marie- Antoinette. Elle a dû depuis épouser le baron de Heindel, » de llomanwiller, près de Wasselonne. Sa mère était née Bock, et ne va.
• lait guère mieux cfue cette fameuse courtisane.
» Je fus après coup détenu à Besançon, puis à Cbamplite, pendant quinze » mon, en 1793 et 1794, avec le frère de cette fameuse Oliva, ex-baronne
• de Durkheim, ci>devant seigneur de Fraeschweiler, autrefois capitaine au » régiment de Nassau, hussard. Entre deux cent cinquante détenus, nous » deux étions les seuls protestants, mais pas les moins estimés de tous » .
38. Observations de Motus^ sur le Mémoire de mademoiselle d'Oliva. 1786, in-8.
Nous ne connaissons point cet écrit, qui ne fait partie d'aucune des trois collections dont nous avons parlé.
39. Suite des Observations de Motus , sur le Mémoire de mademoiselle d'Oliva. Lima (Paris), 1786, in-8 de 71 pages.
Ecrit qui se trouve dans la bibliothèque déjà citée de M. le baron Dard.
40. Requête justificative adressée à nos seigneurs du parlement à Paris^ par M. le cardinal de Rohan. Paris, 1786, in-8 de 60 pag.
41. Mémoire pour M. ]eh?Lron de Fages-Chaulnes, garde-du-corps de Monsieur, frère du roi, accusé ; contre les sieurs Vaucher et Loque, marchands bijoutiers, accusateurs, et encore contre M. le procureurgénéraL Paris, Prault, 1786, in-8 de 44 pag.
42. Mémoire (troisième) pour le sieur Beiie d'Etienville, servant de réponse à celui de M. Fages. Paris, de l'impr. de Cailleau, 1786, in-8 de 38 pag.
43. Mémoire pour les sieurs Vaucher, horloger, et Loque, bijoutier, accusateurs; contre le sieur Bette d'Etien ville, le baron de Fages- Ghaulnes et autres accusés, en présence de M. le procureur-général. S. L, 1786, in-8 de 96 pag.
44. Supplément et suite aux Mémoires du sieur Bette d'EtienviUe^ ancien chirurgien sous-aide-major, pour servir de Réponse aux différents Mémoires faits contre lui. Paris, de Timpr. d*And.-Ch. Cailleau, 1786, in-8 de 71 pag.
45. Ptaddoyw da M* Montift^ pour le ûeur de Belle d'I Paris, de l'impr. d'Aodré-Charles Cailleau, 1786, in-4de TO pag.
4G. Réponse de M. le comte (Duhamel) de Précourt, coloiiel d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de SL-Louis, aux Mémoires des sieurs d'Etienville, Vaucher et Loque. Paris, L.-F. Prault, impr. du roi, 1776 (sic) (1786), in-4 de 4i pag.
Délibéré à Paris, le 27 mai 1786. Signé : M^ Bitouzé-Dealigaièreft.
47. Mémoire à consulter et consultation pour F.-François-Valeotio Mulot, docteur en théologie de la Faculté de Paris, chanoine r^;;ulier de Fabbaye de St. -Victor, accusé; contre le sieur Loque, bijoutier, et le sieur Xauchor, horloger, accusateurs ; en présence du baron de Fages. du sieur Bette d'Etienville et autres; et encore en présence de M. If* procureur-général. Paris, de Tinipr. de Demonville, 1786, in-i de i8 pd'j;,
Dell ht' re j Paris, le 28 mai 1786, et signé : M' ÂDdrieax, avocat.
\H. Mémoire pour Louis-Hené-Edouard de Rohan, cardinal de la saiiife Eglise romaine, évéque et prince de Strasbourg, landgrave d'Alsace, prince-Etat de l'Empire, grand aumônier de France, commandeur de Tordre du Sainl-Esprit, proviseur de Sorbonne, etc., accusé; conti o M. le ()rucureur-général, en présence de la dame de La Motte, du sieur de \illelle. de la (lt.»moiselle dOliva, et du sieur comte de Cagliostro. co-accus('\s, Paris, de l'impr. Lollin l'aîné et Lottin de Saint- (iermain, 178H, in-S île 169 pag. non compris 8 pag. de table.
'lîK Sommaire pour la comtesse de \alois-La Motte, accusée; contre M. le procureur-général, accusateur, en présence de M. le cardinal de Roiian ri aulnes co-accusés. (Suivi d'un Mémoire sur la maison de Saint-Remy cU: Valois, issue du lils naturel que Henri 11, roi de France, eut de Nicole de Sa\igny. dame et baronne de Saint-Remy). (Par M' DoiUoL avocat). Paris,* de l'impr. de L. Cellot, 1786, in-8 de 6i pag.
50. Réflexions rapides pour M. le cardinal de Rohan, sur le a Sommaire de la dame de La Motte ». Avec les pièces justificatives de son Mémoire. Paris, de l'impr. de Lottin l'aîné et Lottin de Saint-Germain, 1786, in-8 de -26 pag., et de 36 pour les Pièces justificatives.
51. Requête pour le sieur Marc-Antoine Rétaux de \illette, ancien gendarme, accusé; contre M. le procureur-général, accusateur, en présence do M. le cardinal prince de Rohan, de la dame de La Motte- Valois, du sieur Caglioslro, de la demoiselle d'Oliva et autres, tous coaccusés. S. I., 1786, in-8 de 26 pag.
îrl. Mémoire (second) pour la demoiselle Le Guay d'Oliva... Analyse résultat des récolements et confrontations. Paris, P. -G. Simon, 1786. in-8 de 61 pag.
53. Charlatan (le) dén)as({ué, ou les Aventures et exploits du comte de Cagliostro. Précédé d'une Lettre (sur M. de Caglioslro) de M. le comte dp Mirabeau. Francfort-sur-le-Mein, 1786, in-8 de 6iet 30 pag.
54. Compte-rendu de ce qui s'est passé au Parlement, relativement à l'affaire de M. le cardinal de Rohan, avec trois suites. S. 1..
-♦il -
lias, in-S de 16T ptg. *- Autre édition. S. I. (Strasbourg), ni dite (1786), in^delS5pag.
55. Requête à joindre au Mémoire du comte de CaglioUro, A nosseigneurs de parlement, de la grand'chambre assemblée. (Paris), de rimpr. de Loltin l'aîné et Lottin de Saint-Germain, mai 1786, in-8 de ià pag.
56. Arrêt de la Cour de parlement, rendu la grand'chambre assemblée, le 31 mai 1786. Paris, de l'irapr. de P.-G. Simon, et N.-N. Nyon, 1786, in-i de 32 pag.
Pièce qui se trouve à la bibliothèque publique de Versailles, et qui est différente de celle qui suit.
C*est l'arrêt rendu par le Parlement, avant la sanction du roi. Il commence par ces mois : Vu par la Cour, etc., et finit par ceux-ci : Fait en Parlement, le 31 mai 1786, collationiié Gallieu, signé Le Cousturier. L'autre, le n" 56, commence ainsi : Louis, par la grâce de Dieu, etc., et finit : Le 5 juillet 1786, signifié à M. le procureur général, en son hôtel, parlant à un portier, par moi huissier au Parlemenl, signé Regnault. Enfin, ils sont tous deux d'imprimeurs et de formats différents. L'arrêt qui se trouve à la bibliothèque de Versailles est encore curieux, parce qu'il renferme à chaque pièce les portraits des diverses personnes dont il y est parlé, et qui ont joué un rôle dans ce célèbre procès. {Note de lU. Le Roy, hibliothér. de Versailles.)
57. Arrêt du Parlement, la grand'chambre assemblée, du 31 mai 1786. Paris, de l'impr. de Cl. Simon, 1786, in-8 de 4i pag.
Voici l'extrait de cet arrêt en ce qui concerne les peines encourues par las principaux coupables :
« La Cour condomme Marc-Antoine -Nicolas de La Moite , accusé absent, à être battu et fustigé nu de verges, et flétri d'un fer ch.nid, en forme de trois lettres G. A. L. sur Tépaule droite, par Texécnteur de la haute justice ; ce fait, mené et conduit es galères du roi, pour en icelles être détenu et servir ledit seigneur roi, comme forçat à perpétuité; déclare tous les biens dudit Marc-Antoine-Nicolas de La Motte acquis et confisqués au roi, ou à oui il appartiendra, sur iceux préalablementpris la somme de 200,000 livres a amendes envers ledit seigneur roi, au cas aue confiscation n'ait pas lieu à son profit; laquelle condamnation, attendu la contumace dudit de La Moite, sera transcrite dans un tableau, lequel sera attaché à un poteau pour ce planté en place de Grève. Bannit Louis-Marc-Antoine Rétaux de Villelte à perpétuité du royaume ; lui enjoint de garder son ban, sous les peines portées par les déclarations du roi. Condamne Jeanne de Valois de SaÎDt-Remy de Luze, femme de Marc- Antoine-Nicolas de La Motte, à être, ayant la corde au col, battue et fustigée de verges, et flétrie d'un fer chaud en forme de la lettre V, sur les deux épaules, par l'exécuteur de In hauteiustice, au devant de la porto des prisons de la Concierfçerie du Palais ; ce tait, menée et conduite en la maison de fori*e de l'hôpital général de la Salpétrière, pour y être détenue et renfermée ù pcrpétuiLé. Déclare pareillement tous les biens de ladite de La Motte, et dudit Rétaux de ViUette, acquis et confisqués au roi, ou à qui il appartiendra, sur chacun d'iceux préalablement pris la somme de 200,000 livres d'amende envers ledit sei-
fneur roi, au cas que confiscation n'ait pas lieu à son profit. La Cour oronne, en outre, que les Mémoires imprimés pour Je&nne de Saiut-Remy de Valois de La Motte, seront et demeureront supprimés, comme conteaant des faits faux, inû^i®^^ ®^ calomnieux, tant au cardinal de Robau qu'au oomte deCagliosIro ».
Le mémo anèt renroie de fins de plaintes et d*aceiisatâoDf MuM^kob U Guay, dite d*01iva ou d'Essigny, le cardinal de Roban et le comte do Gagliostro. La justice fit des réserves envers Bette d*Ëtienville; mais les pièoei relatiyes à cet autre procès manauent dans la collection que nous décnvons, et cela se conçoit, si c'est Bette a'Ëtienville Ininnème qui l'a formée.
La comtesse de La Motte subit, dans toute sa rigueur, la sentence portée contre elle (1). Elle ne sortit de l'hôpital de la SalpètriërA que par reoÊl de la Révolution de 1789. Elle se réfugia en Angleterre, et fit imprimer un Mémoire très violent contre la reine. La Cour, en ayant été inslniita, dooni l'ordre d'acheter toute l'édition de cet ouvrage, qui fut envoyée à Paris. Une version dit que tous les exemplaires furent trouvés après le 'siège da Tuileries ; mais une autre version, qui paraît plus raisonnable, dit quMls forent brûlés dans les fours de la manufacture ae Sèvres, le 90 mai 17!^; iiéâi> moins uo certain nombre d'exemplaires fut trouvé aux Tuileries, apni le siège qui en fut fait le 10 août 1792.
Au retour de l'émigration, l'abbé de C*'\ évèque de **', introduisit dans une noble maison du faubourg Saint-Germain une dame mystérieuse sous le nom delà comtesse Jeanne: elle reçut, à la mort du marqufs L.,ano pension viagère de 20,000 fr. dont elle a joui pendant trente années environ. Elle mourut à Paris, vers le 20 mai 1844, et le faubourg Saint-Germain fut en deuil. Dans la chambre de la défunte, on ramassa quelques papiers à moitié brûlés. La dernière heure l'avait surprise pendant qu'eUe effeuillait dam les flammes les secrets de sa vie. Le feu n'avait pas tout dévoré, et ce qui ratait suffisait pour éclairer le mystère. 0 stupeur! la comtesse Jeanne, cette digne et sainte femme, si vénérée, était la Jeanne de Luzede SaifU-Rem^-Va- Uns, comtesse de La Motte de l'affaire du collier. Réfugiée en Angleterre, les uns disaient qu^elle était morte d'une indigestion, les autres qu'elle s'était jetée par la fenêtre, on n^en parlait plus, et voici qu'on apprend sa mort dans sa quatre-vingt-neuvième année !
Quant au comte de La Motte, il avait fui en Angleterre avant Tinstniction du procès, emportant avec lui une grande partie du collier, qu'il y vendit. Il revint à Paris, à la faveur de la Révolution. Arrêté néanmoins par ordre du comité de salut public, en Tan II (1794), il fut relâché, parce que sa peioe était prescrite par le laps de temps de sa contumace. La Motte repassa en Angleterre, et de là s'en fut en Turquie, où il apostasia, car la Restauration le vit reparaître à Paris, sous un nom musulman, et avec une qualité turque. Il est mort en 1828, comme il avait vécu.
58. Relation de rexécution de l'arrêt rendu contre madame La Motte et les autres condamnés dans l'affaire du collier. Paris. 21 juin 1786. S. I., in-8de8pag.
59. Dernière (la) pièce du fameux collier. ( Contre Cagliostro. ) S. I., ni date, in-8 de 34 pag.
60. Mémoire pour le comte de Cagliostro , contre Me Ghesnon, le fils, commissaire au Châtelet de Paris, et de Launay (le même qui, en 1789, à la prise de la Bastille, fut la première victime de la Révolution), chevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, gouverneiur delà Bastille, défendeurs. (Par Thilorier, avocat). S. I., 1786, in-18 de kO pag.
li) Loin d'avoir subi dans toute ta rigueur la senu^nce du Parlement, elle s'évada de U Saipélrière peu de temps après qu'elle y eut été enfermée ; et les ennemis de la Reine lépandirent le bruit que cette évasion avait eu lieu par ses ordres. U gatlé nvncaÎM m bbbqua pu non plus de s'exercer en ceue circonstance, et l'on prétendit que la supértewe. m «iluant MBM de U Voue i b dernière porte de l'éublissement, lui avait dfi : Jflts. mndame la eomtesie, et prenez bien garde de vaut faire remargtier.
61. Requête au roi, pour le comte Cagliostro, contre le sieur Ghesnon, fils, commissaire au Ghàtelet, et le sieur de Launay, gouverneur du château de la Bastille. Paris, de l'impr. de Lottin Talné, et de Lottin de Saint-Germain, 1786, in-4 de 72 pages. .
Signé : M* de Joly , ayocat.