‹ Le QuérardChapitre 64 sur 166 · Suicide de la Reine. In · texte numérisé non relu

Suicide de la Reine. In

186. Testament de Marie-Antoinette d'Autriche, ci-devant reioe de France, fait et rédigé en son cabinet, à Saint-Cloud. S. I., impr. de Legros, s. d., in-8 de 16 pages.

187. Testament de Marie-Antoinette, veuve Capet, et détail de toutes les circonstances. S. 1., impr. du véritable Créole patriote, s. d., in-8 de 8 pages.

188. Têtes à prix (les), suivi de la liste de toutes les personnes avec lesquelles la Reine a eu des relations de débauches. S. 1., n. d., "1 numéros in-8.

G. Procès de la Reine. 1793.

189. Acte d'accusation et Réquisitoire contre Marie- Antoinette... par Fouquier-Tinville, In-4.

190. Interrogatoire du Roi et de la Reine, et leur déclaration aux commissaires nommés par l'Assemblée nationale. Imprimé par ordre de l'Assemblée. (Paris) de Timpr. nationale, s. d. (1793), in-8 de 8pag.

19i. Interrogatoire (premier) de Marie-Antoinette, etc. (Paris) impr. de Legros (1793), in-8 de 8 pag.

192. Interrogatoire de l'infâme Marie-Antoinette, allant à la guillotine. Chanson par Poirier, Impr. de Daniel, 1793, in-12 de 4 pag.

193. Arrêt de mort rendu par le mooaraue des enfers contra le Roi et la Reine des Français, et T Assemblée nationale. (Paris) de rimpr. infernale (1793), in-8 de 8 pag.

194. Grande (la) maladie de Marie-Antoinette, sa rage et son désespoir à ridée de la terrible guillotine, etc. (Paris) impr. de Vircand (1793), in-8 de 8 pag.

195. J'attends le procès de Marie- Antoinette, mise au cachot pour ses crimes. S. 1., n. d. (1793), brocb. in-8.

196. J'attends la tête de Tinfâme Marie- Antoinette sous mon inn* chant, etc. (Paris) de l'impr. de Provost, s. d. (1793), in-8 de 8 pag., avec une vignette représentant la guillotine.

197. Républicains, guillotinez-moi ce j...-f..... de Louis XVI et

cette p de Marie-Antoinette, d'ici à quatre jours, si vous voulez

avoir du pain, etc. (Paris) de l'impr. de la République, s. d. (1793), in-8 de 8 pag.

198. Qwe ferons-nous de Marie- Antoinette ? (Paris) impr. de Guilhemat (1793), in-8 de 8 pag.

199. Procès de Marie-Antoinette de Lorraine d'Autriche, reine de France. Bruxelles, 1793, in-8.

Assez rare.

200. Procès de Marie-Antoinette, veuve de Louis Capet. S. L, an u (1794), in-18.

âOl. Confession (dernière) et testament de Marie-Antoinette, veuve Capet, mise au jour par un sans-culotte. Paris, citoyenne Lefebvre, an If de la République, in-8 de 32 pag., avec un portrait de Marie- Antoinette, ayant au cou une ligne blanche, pour marquer la trace du couteau de la guillotine, et un singulier écusson.

Brochure rare.

202. Procès criminel de Marie-Antoinette de Lorraine, veuve de Louis Capet, suivi de son Testament et de sa Confession dernière. Paris, Denné, etc. An n (1794), in-8 de 116 pag., fig.

Avec la figure de la guillotine. Pièce peu commune.

203. Réflexions sur le procès de la Reine ; par M"^ de Siaël-Holfh lein. Paris, août 1793, in-8.

Réimprimé en 1814, sous le titre de « Défense de la Reine », à la suite des Réflexions sur le suicide, du même auteur. (Paris, Nicolle, Marne, iii-8}.

204. Notice historique sur les procès de Marie-Antoinette d'Autriche, reine de France, et de madame Elisabeth de France, au Tribunal révolutionnaire; par M. Chauveau-Lagarde, avocat, leurdéfen* seur. Paris, Gide, et Delaunay, 1816, in-8 de 64 pag.

H. Ejcf^eutian de Marie- Antoinette. 16 octobre 1793.

205. Je suis le véritable pèi^ Duchesne, f...tre ! La grande joie du père Duchesne au sujet du raccourcissement de la louve Autrichienne, convaincue d'avoir ruiné la France , et d'avoir voulu faire égorger le peuple pour le remercier de tout le bien qu'il lui avait fait : Ses bons avis aux braves sans-culottes d'être sur pied pour Aowiiex V^ci^ftassfe'^>w

sur la prison de Marie-Antoinette, etc. Paris, les march. de noiiv., 1795, in-8 de 23 pag.

-236. Leber das Leben und den Charakter der herzoge von Mignac, nebst einigen Anecdoten, betreffçnd die franzœsische Revoliitian und die person der Kœnigin Antoinette. Berlin, 1796, in-8.

237. Eloge historique de Marie-Antoinette, reine de France (par Montjoié). Neuchàtel^ 1797, in-8.

Refondu par l'auteur sous le titre < d'Histoire de Blarie-Antoinette » (Vof, le n'J suivant).

238. Histoire de Marie-Antoinette, reine de France ; nar l'auteor de (( l'Eloge de Louis XVI » {Montjoié). Paris, impr. de PerroiineaB, 1797, in-8 de 335 pag. — Nouv. (2*) Mtion, dédiée à M"* la duchesse d'Angouléme, revue, corrigée, augmentée et ornée de figure». Paris. v« Lepetit, 1814, 2 vol. in-8. — III* édition, dédiée à S. A. B. Madame, duchesse d'Angouléme ; revue, corrigée et augmentée dn fac-similé du testament de la Reine, calqué sur Toriginal, et beaucoup

Elus correct que tous ceux qui ont paru jusqu'à présent, et de toutes is pièces relatives à la découverte de ce testament; ornée de flgores. Paris, la même, 1816, 2 vol. in-8.

C'est une refonte de V Eloge de la Reine^ cité plus haut. L'édition de 1814. reproduite en 1816, connme la troisième, sous le titre d'f/ûtotre, est enrirhie d'une lettre de M°>*- la princesse de Chimay , qui est pleine de détail» intéressants. On doit regretter que Montjoié n'ait pas pu consulter des personnes assez instruites de tout ce qui concernait la Reine, avant de mettre ia dernière main à son ouvrage, défiguré par une foule d'inexactitudes. II s'y est d'abord permis une attaque contre M. fiertrand-MoUerille, qui hii répondit par une lettre insérée dans « la Quotidienne * du 11 décembre 1814.

239. Anecdoten von Maria-Antoinette von Œsterreich ; von C.-L Bille. Wien, 1798, in-8.

Traduit du français.

240. Vie de Marie-Antoinette, reine de France et de Navarre (par Franc, Bahic df* Bercenay), Paris, Capelle et Renand, 1800, 3 vol. in-i2.

2il. Lcvcnsgeschiedenis van Marie- Antoinette van Oostenrijk, Konigin van Frankrijk; door A. Kraft. Amst., 1800, iu-8.

l. Historiens et Apologistes de Marie- Antoinette depuis le commencement de ce siècle jusqu*en 1855.

242. Mémoires concernant Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche et reine de France et de Navarre ; par Weber, frère de lait de la Reine [composés par Trophime Gérard, marquis de Lally-ToUendal]. Londres, 1804, 3 vol. in-8. — Nouv. édition, avec des notes et des éclaircissements historiques; par MM. Bertille et Barrière. Paris. Baudouin frères, 1822, 2 vol. in-8.

L.a réimpression fait partie de la ^ Collection des Mémoires n^atifs à U Révolution française ».

La réimpression donna lieu à un procès entre Joseph Weber et les frère» Baudouin. Ces derniers alléguèrent que Weber n'était pas lauteur des U^ iuoiros, et qu'en cons«>queucc l'accusation Hait sans fondement. Ils citèrent

en preuve tme lettre de M. le marquis de Lally-Tolleiidal, qui avoue avoir rédigé, d'après ses Mémoires persoDuets et d'après quelques instructions particulières du duc de Choiseui , ce qui regardait l'intérieur domestique oe la Reine à Vienne et à Versailles ; et d*après un petit nombre de notes de M. Weber, Tavant-propos, les !«', 2» et 3« chapitres de ces Mémoires.

Le premier volume, depuis la pa^ 359, a été rédigé par un écrivain de Paris, voué à des principes eu opposition avec ceux de M. Lally. A.-Â. B.

243. Conversations recueillies à Londres pour servir à THistoire d'une grande Reine; par M***. Paris, Hénée et Dumas, 1807, in-8 de viij et 262 pag.

244. Vie de Marie-Antoinette, reine de France et de Navarre, contenant des détails historiques des principaux événements de son règne, ses traits de bonté et de bienfaisance, sa détention au Temple et à la Conciergerie, et son procès; par J.-B.-M.-J. Meslé. Paris, Aubry, 1814, in-8 de 48 pages.

245. Dernières années du règne et de la vie de Louis XVI ; par (le baron) Fr. Hue\ Tun des officiers de la chambre du Roi, appelé par ce prince après la journée du 10 août à Thonneur de rester auprès de loi et de la famille royale. Londres, 1794. — De l'impr. royale. Paris, Galland , Desenne , Petit, 1814, in-8. — Paris, L.-G. Michaud , 1816, in-8.

246. Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche , reine de France. Paris, Lefuel, s. d. (1814), in-18 de 108 pages, avec gravures.

247. Marie-Antoinette, reine de France : Recueil historique des principaux événements arrivés à cette auguste princesse , suivis de CMix dont Louis XVII fut la victime au Temple, etc., publié par L. de Saini-Uugues, Paris, Vauquelin, 1815, in-18 de 108 pages., avec un portrait.

248. Fac-similé du testament de Louis XVI, seule édition autorisée psu* S. Exe. le minisire de la police générale, comme conforme à celle faite sur l'original, gravé par Pierre Picquet, chargé par S. Exe. de la gravure des exemplaires distribués au nom du Roi ; on y a joint le fac-similé d'un fragment d'écriture de M"^' Elisabeth et des signatures de la reine Marie-Antoinette et du jeune Louis XVII ; accompagné d'une Notice historique contenant des détails très intéressants et inconnus jusqu'à ce jour sur le testament de Louis XVI, et sur l'origine du testament de la Reine; par L.-A. Audot. Paris, Gueffier jeime; Audot,etc. , 1816, in-4 de 16 pages, avec des planches. — Supplément à la Notice historique sur le testament de la Reine; suivi d'Anecdotes inédites et d'un Précis historique sur la prison à la Conciergerie, et sur la chapelle et le monument expiatoire qui y ont été élevés. Paris, le même, 1817, in-4 de 24 pages, avec 2 planches.

Ces deux pièces ont été réimprimées iQ-8, sans date.

249. Marie-Antoinette- Josèphe- Jeanne de Lorraine, archidusse Uic) d'Autriche et reine de France, à Marie-Thérèse-Charlotte, sa nlle. Hérolde par M. Colomb-Menard. Nîmes , de l'impr. de Gaude Us, 1818, in-8 de 24 pages.

150. Notices sur Marie Stuart, reine d'Ecosse, et sur Marie-AntoiœUe, reine de France , extraites du Catalogi\e raisonné des portraits^

-laide M. (QuiDtiii) Craufurd. Paris, de Timpr. de Gratiot, 1819, in-8de 68 pages, avec 2 portr.

251. Marie- Antoinette... d* Autriche, reine de France; parM-^ 1 Michaud jeune].

Article de la < Biographie universelle de Michaud», t. XXVII (1899), pp. 72-89.

On trouve des notices sur Harie-AntoiDette dans toutes les biosrspfaie» françaises et étrangères publiées depuis le commencement de ce sîède, mais leurs citations nous eussent conduit trop loin : nous bornons à citer ode rie la plus importante biographie que nous ayons.

252. Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette, reine de Kraiice et ck* Navarre; suivis de Souvenirs et d'Anecdotes historiques sur les règnes de Louis XIV, de Louis XV et de Louis XV!; par M>n' Campan , lectrice de Mesdames, et pn?mière femme de chambre de la Reine. (Mis en ordre et publiés par Barrière). I« à IV' édition. Paris, Baudouin frères, 1823,3 vol. in-8. — V^ édition. Paris, les mêmes, 1823, 4 vol. iD~12.

L'édition in-8 fait partie de la « Collection des Mémoii-es relatifs è II Révolution française > .

Ces Mémoires ont été traduits : en anglais (Londres , 1823, 2 vol. ntS, ; en allemand (Brcslau, 182i, 3 vol. in-8 >; et en hollandais ( Amster., 1S24, 3 vol. in-8).

253. Mémoires do Mrlier (?), concernant Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche et. reine de France et de Navarre. Paris, Baudouin frères, vers 1823, 2 vol. in-8.

Ouvrage que nous ne connaissons que par la citation que nous en a>on5 trouvée âans a Ma bibliothëqu(> française ». Paris, Hect. Bossange et 6]f . 1853, in-8, pag. 1i7, où cet ouvrage' est présente comme fornïant les tomts XiV" et XV^ ne la « Collection des Mémoires relatifs à la Révolution française ». La « Bibliographie de la France* n'a point annoncé de Mémoires de Mclier.

254. Mémoires secrets et univer.sels des malheurs et de la mort de la reine de France; par M. Lnfont d\iuss:mne. Suivis d'une Notice historique siu' la Gardc-Brissac, etc. Paris, Petit, N. Pichard, 1825. 1825, in-8 de i;î8 pages.

255. Histoire de Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche, reine de France et de Navarre, rédigée d'après les mémoires et les traditions les plus aiUhentiqucs; [)àr N.-L. Achaintre, pensionnaire du Roi. Paris, M'"* Picard, 1824, in-12, avec un portrait.

•256. Mémoires de M"»* Hertin, sur la reine Marie-Antoinette, avec des notes et des éclaircissements ( composés par Jacques Peurhet ). Paris et Leipzig, Bossangc frères, 182i, in-8 de 2% pages.

Mademoiselle Rose Berlin , marchande de modes de la reine Marie- Autoinette, était née en 17ii, elle mourut le 2:2 septembre 1813.

Los libraires-éditeurs ayant acquis la certitude que les Mémoire.^ publie? si)us le nom de M"'' Berlin étaient apo. ryphes, mali^ré qu'ils leur eussent et? donnés comme autographes, firent, ae leur jjpopre mouvement, la remUe df la presque totalité de l'édition aux parents de ladite d'?moiselle Bertin.

'1T}1. Mémoires relatifs à la famille royale de France pendant la Révolution; accompagnés d'Anecdotes inconnues et authentiques sur les princes contemporains . ot autres personnages célèbres de cette

époque. Publiés pour la première fois d'après le journal , 1(qs IpUres et les entretiens de la princesse de Lamballe par une dame de j(iaalité, attachée au service confidentiel de cette infortunée princesse (M~ Catherine Hyde, marquise Gotion Broglio-Solari. Traduits de l'anglais par M. Théodore Licquei ). Paris, Treuttel et Wûrtz, 18*26 , 2 vol. in-8, avec un portrait et le chiffre de Marie-Antoinette.

Si la princesse de Lamballe, assassinée dans les journées des 2 et 3 septembre 1792, a laissé des docuroenls pour ses Mémoires, ils oot dû être écn^js en français; on peut donc considérer M"^« la marquise Goyion Broglio-Solai^i comme Tauteur de cet ouvrage.

Il existait déjà des Mémoires historiques de la princesse de Lamballe (composés par VL^^ Guénard, baronne Brossinde Méré). Paris, 1801, 4 vol. 10-12, fig., et 4 vol. in-lS, ûg.

^^, Souvenirs sur Marie-Antoinette , archiduchesse d'Autriche , reine de France, et sur la Cour de Versailles ; par M"* la comtesse d'Adhémar [le baron £. de La Motte-Langon], Paris, Marne, 1838, h vol. in-8.

259. Marie- Antoinette devant le dix-neuvième siècle ; par M»* S»mon-Viennot, Paris, Auge, 18;J8, 2 vol. in-8.

Reproduit presque au moment de la publication avec de nouveaux frontispices portant : Seconde édition , mais avec une épttre dédicutoire.

260. Souvenirs de Léonard, coiffeur de la reine Marie-Antoinettp (par G. Touchard'La/osse), Paris, G. Levavasseur, 1838, 4 vol. in-8.

M. Œttinger a pris par erreur le nom du libraire pour le nom de Fauteur.

260*. Marie- Antoinette , — M-"* de Staël, — M-"* de Stainvîlle, — Cécile Renaud , etc. ; par E. LairtuUier. 1840.

Titre d'un chapitre de l'ouvrage de l'auteur, intitulé € les Femmes célèbres de 1789 à 1795... • (Paris , France , 1840 , 2 vol. in-8) , impr. au tome U,pp. 955-412.

261. Histoire de Marie-Antoinette, suivie d'un Précis sur la vie de JI«« Elisabeth. Lille, Lefort, 18i5, in-12, avec une grav. — IH* édît. Ibid., 1851, in-12, avec une grav.

262. Louis XVI et Marie-Antoinette, drame en sept actes et dix tableaux ; par MM. berd. Lahue et Fabrice Labrousse, Représenté pour la première fois, surle théâtre de l' Ambigu-Comique, le 17 mars 18i9. faris, Michel Lévy frères, 1849, in-18 format anglais.

Nous avons parié longuement de la pièce révolutionnaire de Ronsin, iotitalée « la Ligue des fanatiques et des tyrans >. (Voyez le n* 114.) Nous emprunterons ici le compte rendu que M. Ch. de Malharel a donné au « Siècle * (no du:^6 mars 1849;, pour démontrer combien Topinion publique se modifie avec le temps.

II est impossible d'avoir apporté plus de goût, plus de mesure, plus d'ipnpartialité, plus de tact et de prudence dans la mise en scène de celte lugubre

F âge de notre histoire. Laissant de côté les ignobles libelles qui ont flétri admirable martyre du Temple, Tinfortunée merc du Dauphin, et les pubhcations plus récentes qui, a travers un manteau poétique, ont jeté jpir Louis XVI plus d'un ridicule, les auteurs semblent s'être inspirés uniquement des quelques lignes dictées par Thomnie qui, à nos yeux, a légqé le seul monument impérissable écrit sur la Révolution française que nous possédions : nous voulons parler du livre de M. Mignet. Qu'on nou^ penn«tt« • citMT le paasage auquel nous faisons allusion :

m Ainsi périt, à Tàee de trente-neuf ans, après un règne de seize ans d

• demi, passé à chercher le bien, le meilleur, mais le plus faible des mooar- » ques. Ses ancêtres lui léguèrent une révolution. Plus qu'aucan d'eux, ii « était propre à la prévenir ou à la terminer, car il était capable d*ètre v

> roi réformateur avant qu elle éclatât, ou d'être ensuite un roi constitntioD- » nel. 11 est le seul prince peut -être qui, n'ayant aucune passion, n'eut pu « celle du pouvoir, et qui réunit les deux qualités qui font les bons roii, b

• crainte de Dieu et Tamour du peuple. H périt victime de passions qn il ne

> partageait pas : de celles de ses alentours, qui lui étaient étrangères, et de « celles de la multitude, qu'il n'avait pas excitées. Il y a pea de mémoires

> de roi aussi recommandables. L'histoire dira de lui qu'avec un peu plus de » force d'âme, il eût été un roi unique • .

Voilà certes un bien beau langage. Nous ne nous permettrons pas de juger nos pères : nous ne vivons pas dans l'atmosphère brûlante qui ws estonrait; nous n'avons pas la guerre étrangère à nos portes et la guerre civile en permanence ; mais ce que nous pouvons dire maintenant du haut de TUistoire, c'est que les révolutions se font, les républiques s'établissent, ans qu'il soit besoin de faire tomber les têtes de rois. Du reste, et c'est là le plus grand bienfait de la Civilisation et du progrès des idées, l'échafaud politique est détruit, détruit pour toujours, nou3 en avons la ferme espérance.

Arrivons au drame de MM. Laloue et Labrousse.

Une élégante villageoise se promène, effeuillant les roses et les camélias, dans le plus gracieux bocage sorti des mains du Créateur. Rien de plus séduisant, rien de plus coquet que cette oasis parfumée, aue cette spleodidf bergerie. Si, cependant: la villageoise qui présiaeauxadorabies enchantements de ce palais de fleurs est peut-être plus belle encore que tout ce qui l'entoure. Ses blanches mains sont plus blanches encore que les blanches anémones (jumelle effeuille ; son col est plus souple que celui des cygnes qui folâtreot à ses pieds. Celte fermière divine, c'est la fille des Césars, c'est Marie-Antoinette.

Déjà le vent révolutionnaire souffle sur le trône de France ; aussi la reiop fuit -elle, le plus souvent possible, Paris et même Versai I1.-S, pour venir chercher, dans sa retraite chérie, un peu d'air embaumé et de douces heures d'oubli. Un bien petit nombre d'élus sont admis à la ferme .- M. de Lauzua, dont la gatté enjouée, dont l'esprit chevaleresque plaît à Marie- Antoinette: Bamave, le brillant Barnave, qui a le privilège d'apporter aux pieds de la souveraine un écho, affaibli, il est vrai, mais un écho enfin des souffraoces du peuple ; quelques autres encore, et M>"^ de Polignac, cette rivale, dans l'affection de Marie-Antoinette, de l'infortunée princesse de Lambaile.

Le roi, lui aussi, vient à Trianon ,* mais il y apporte un air soucieux, an esprit préoccupé. Vous avez tort, dit-il à la reine, de vous retirer sans cesse à Trianon ; votre conduite prête à la médisance; les quolibets, les chansons pieu vent sur votre manie villageoise. Imitez- moi, soumettez- vous: j'ai abanaonné mes études géographiques, qui me plaisaient tant ; on ne me voit plus dans mon atelier de serrurerie, luttant avec Gamin, le célèbre mécanicien. Que voulez-vous I il faut vivre avec notre temps et supporter

1 cruelles exigences. La reine résiste; elle ne peut concevoir la necessilé

i peut la forcer, elle la reine, à obéir à quelques forcenés démagogues, 'out à coup un bruit violent se fait entendre, une lutte a lieu aux portes de Trianon; Glérv, le fidèle Cléry reçoit une pierre à la tête. La reine ne résiste plus : elle obéira au roi pour sauver la vie de ceux qu'elle aime.

Mais allons vile, vite, car les événements vont nous presser. Nous voici dans le palais de Versailles; une féie royale se prépare, et le roi, la reine, revêtus de leur costume officiel, sont entourés de leurs courtisans ; quelques gais propos s'échangent. Mais si le sourire est encore sur les lèvres, I inquiétude est au fond de toutes les âmes. Le roi s'entretient avec M. Bertrand de Motteville et avec le vénérable Malesherbes. Puis le jeu de la reine coidmenre. 11 est brusquement interrompu par l'arnvee du jeune et fougueui

qui Toi

membre du parti populaire daus l'Assemblée constiluante, Bamave, qui Tient annoncer à la Cour que les hordes marchent sur Versailles; que les grenadiers de Flandres, les Suisses et les dragons ont été forcée, et que dans un instant le peuple entrera dans le palais. On ne veut pas croire à ce au'il annonce ; mais la voix terrible du peuple, qui mugit et monte comme les Aots de la mer, ne permet plus de doute. En un instant, la demeure royale est violée ; le roi et la reine sont publiquement outragés, et cette terribfe étape, qui s'appelle le 6 octobre, est franchie.

Les événements ont marché.. .. Dans le palais des Tuileries, le roi de France et son épouse sont de véritables prisonniers. La patience de Louis XVI et de Marie-Antoiuette est à ^on terme : la fuite est devenue indispensable. Tout se prépare... M°*^ Elisabeth, M^i^de Tourzel et Cléry disposent tout ce qu'il faut pour le départ; Lauzun, déguisé en cocher, s apprête, au péril de sa vie, à sauver ceux auxquels il est si complètement dévoué. Mais tout doit 6tre accompli dans le plus profond mystère, car plus dun espion surveille Leurs Majestés. Le coucher du roi a lieu avec le cérémonial d'usage ; puis les bougies s'éteignent ; chacun se retire ; et dans Tombre, à pas comptés, nous voyons passer la reine, M^ie Elisabeth, portant le Dauphin, et la pauvre Thérèse, dont la vie depuis devait être si éprouvée.

Nous assistons successivement à tous les épisodes de cette lamentable histoire; nous voyons sortir chacun des prisonniers presque au même moment où le général I^fayette passe avec son escorte devant le château. Arrivent ensuite Parrestation de Varennes, le Temple, le dîner des prisonniers, la terrible nuit du 21 janvier, et enfin l'exécution.

Déjà nous 1 avons dit, nous aurions désiré que notre ami M. Ferdinand Laloue s'abstint de toucher à un sujet que tout lui interdisait d'aborder ; mais puisqu'il n'en pouvait être autrement, puisqu'il fallait ^ue cette page sanglante fût portée sur la scène, remercions le ciel qu'elle soit tombée entre les mains d'un esprit aussi distingué, aussi pénétré de la gravité du sujet. Nous avons assisté à un tableau déchirant, mais dont nous avons emporté plus d'un enseignement. Les larmes qui coulaient de tous les yeux, l'émotion poignante éprouvée par le parterre et par le paradis, indiquent assez que nous en avons fini avec les assassinats politiaues; les terribles joàteurs qui voudraient tenter de se servir encore de la guillotine auraient à compter avec le peuple; il ne veut plus de mensonges juridiques, il ne veut plus de sang. Malheur à quiconque rêverait la résurrection d'un passé fiétri 1 la justice populaire est prête a frapper : mais elle ne frappera plus que les bourreaux.

Le drame est joué avec un ensemble, avec un talent véritablement audessus de tous nos éloges. Voir de pareils personnages sur la scène et les trouver dignement représentés, c'est, à coup sûr, ce qu'il y a de mieux à dire. M. Saint-Ernest a joué Louis XVI en comédien consommé ; Marie- Antoinette était échue à M°^« Guyon, qui a jeté sur ce rôle une mélancolie, un charme, une poésie admirables : ce rôle place W^^ Guyon, dans notre échelle dramatique, immédiatement après M^te Rachel; Montdidier a parfaitement rendu la physionomie de Barnave, et Fechter a été charmant dans le rôle de Lauzun. Un petit mot de critique cependant à ce dernier : à Versailles, dans les appartements royaux, il se permet de porter la main sur le fauteuil de hi reine, et il se couche presque sur celui de M"*^ de Poligoac : ce sont là des libertés qu'on ne s'est jamais permises à la Cour. Les autres acteurs ne gâtent rien à l'ensemble. C'est un succès qui, depuis la première représentation, a pris des proportions colossales. Nous avions donc bien raison d'écrire, il y a un mois, quand la pièce sortait du théâtre de la Porte-Saint- Martin pour aller à l'Ambigu : « C'est cent mille écus qui émigrent d'une caisse dans l'autre ». C'est que nous connaissons de longue date le savoirfaire dramatique et le goût parfait de M. Ferdinand Laloue. Nous sommes ravi d'avoir prédit juste.

263. Life of Marie- Antoinette, queen of France ; by JohfiS.'-C, Ahboth. London, 1849, in-8, with portr.

• Ainsi périt, à rage de trente-neuf ans, après un règne de seize ans rt » demi, passé à chercher le bien, le meilleur, mais le plus faible des monar-

• qoes. Ses ancêtres lui léguèrent une révolution. Plus qu'aucun d'eux, il

> était propre à la prévenir ou à la terminer, car il était capable d*ètre on

> roi réformateur avant qu elle éclatât, ou d'être ensuite un roi constitution-

• nel. Il est le seul prince peut-être oui, nayant aucune passion, n'eut pas » celle du pouvoir, et qui réunit les deux qualités qui font les bons rois, la » crainte de Dieu et l'amour du peuple. Il périt victime de passions quil ne » partageait pas : de celles de ses alentours, qui lui étaient étrangères, et de

> celles de la multitude, qu'il n'avait pas excitées. Il y a peu de mémoires

> de roi aussi recommandables. L'histoire dira de lui qu avec un peu plus de

• force d'âme, il eût été un roi unique • .

Voilà certes un bien beau langage. Nous ne nous permettrons pas de juger nos pères : nous ne vivons pas dans l'atmosphère brûlante qui les eotonrait; nous n'avons pas la guerre étrangère à nos poKes et la guerre civile en permanence ; mais ce que nous pouvons dire maintenant du haut de T Histoire, c'est que les révolutions se font, les républiques s'établissent, sans qu'il soit besoin de faire tomber les têtes de rois. Du reste, et c^est là le plus grand bienfait de la Civilisation et du progrès des idées, l'échafaud politique est détruit, détruit pour toujours, nous en avons la ferme espérance.

Arrivons au drame de MM. Laloue et Labrousse.

Une élégante villageoise se promène, effeuillant les roses et les camélias, dans le plus gracieux bocage sorti des mains du Créateur. Rien de plus séduisant, rien de nlus coquet que cette oasis parfumée, crue cette splendide bergerie. Si, cependant : la villageoise qui présiae aux adoraoles enchantements de ce palais de fleurs est peut-être plus belle encore que tout ce qui Tentoore. Ses blanches mains sont plus blanches encore que les blanches anémones qu'elle effeuille; son col est plus souple que celui des cygnes qui folâtrent à ses pieds. Cette fermière divine, c'est la fille des Césars, c'est Marie-Antoinette.

Déjà le vent révolutionnaire souffle sur le trône de France ; aussi la reine fait -elle, le plus souvent possible, Paris et même VcrsailUs, pour venir chercher, dans sa retraite chérie, un peu d'air embaumé et de douces heures d'oubli. Un bien petit nombre d'élus sont admis à la ferme : M. de Lauzun, dont la gatté enjouée, dont l'esprit chevaleresque platt à Marie* Antoinette; Bamave, le bnilant Barnave, qui a le privilège d'apporter aux pieds de la souveraine un écho, affaibli, il est vrai, mais un écho enfin des souffrances du peuple ; quelques autres encore, et M"e de Polignac, cette rivale, dans Tafrection de Marie-Antoinette, de l'infortunée princesse de Lamballe.

Le roi, lui aussi, vient à Trianon ,* mais il y apporte un air soucieux, on esprit préoccupé. Vous avez tort, dit-il à la reine, de vous retirer sans cesse à Trianon ; votre conduite prête à la médisance; les quolibets, les chansons pieu vent sur votre manie villageoise. Imitez-moi, soumettez- vous: j'ai abanaonné mes études géographiques , qui me plaisaient tant ; on ne me voit plus dans mon atelier de serrurerie, luttant avec Gamin, le célèbre mécanicien. Que voulez-vous! il faut vivre avec notre temps et supporter ses cruelles exigences. La reine résiste ; elle ne peut concevoir la nécessité qui peut la forcer, elle la reine, à obéir à quelques forcenés démagc^ues. Tout à coup un bruit violent se fait entendre, une lutte a lieu aux portes de Trianon; Clérv, le fidèle Cléry reçoit une pierre à la tête. La reine ne résiste plus : elle obéira au roi pour sauver la vie de ceux qu'elle aime.

Mais allons vite, vite, car les événements vont nous presser. Noos voici dans le palais de Versailles; une fête royale se prépare, et le roi, la reine, rayétus de leur costume officiel, sont entourés de leurs courtisans; quelques S*>* propos s'échangent. Mais si le sourire est encore sur les lèvres, 1 inquié- .^Qde est au fond de toutes les âmes. Le roi s'entretient avec M. Bertrand de Moetevilia et avec le vénérable Malesherbes. Puis le jeu de la reine ooo- "f^nc^, n est brusquemenl intvronvvw v^\ VvcTXN^dLU ^eane ei fîragumix

Kamerahus (W.-M.), 325. Kraft (A.), 296.

Labrousse (Fabrice), 258.

Lafont d'Aussonne (i*abbé), 139,140,

Iit4, 250.

Uirtuliier (E.), 260\ Laloue (Ferd.), 258.

Lambalie (la princ. de). Voy.Govion

Broglio-Solari.

La Motte (Jeanne de Saint Remy de

Valois, comtesse de), 72, 73.

La Motte (le comte de), 74.

La Motte-Langon (le bar. L. de),

Launav (le marq. de) , gouverneur

de la Bastille, 62, 63.

Lauzun (le duc de). Voy. Tissot.

Lebois, 135, 149.

Le Gros (Sauveur), i27.

Le Gnay d'Oliva (M»«^), 37, 52.

Léonard, coiffeur de la Reine. Voyez

Toudiard-Lafosse.

Lepitre, 132.

Levis (l'abbé), 212.

Licquet (Xhéod.)> traducteur du m>

Luchel(Ie marq. de), 21.

Maistre (le chev. de), 227.

Manuel (P.), 27.

Marbeuf (M"'^ de). 138.

Mariala, 127.

Marie-Antoinette. Ses écrits, 1 à 6.

Mayeur de Saint^Paul (Fr.-Mar.),

Melier f?), 249.

Me8lé(J.-B.-M.-J.), 241.

Micbaud jeune, 247.

Mirabeau (le comte de), 53.

Montigny, avocat, 45.

Montjoie, 234, 2 <5.

Motus (P.-J.-J.-N.), 26, 38, 39.

Mulot ( F.-Franc.-Val. ), doct. en

tbéoL, 47.

Oberkirch (la bar. d*), 12.

Orae (l'abbé), i6S.

Peucbet (Jacq.), 253.

Pitboud, «17.

Poirier, 188.

Précourt (le comte Duhamel de), 46.

Prévost (N.). 175.

Prudhomme (Louis), 118.

Raigecourt (le comte de), 108.

Regnaolt-Warin (J.-B.-J.-J.-P.j, 130.

Relaux de Vilette ( Louis>Marc- Antoine), ancien gendarme, 51, 97.

Robert (L.-F. Guinement de Reralio , dame), 117

Robiano de Borsbeck (le comte), 138.

Rohao-Guéménée (le card. de), évèque de Strasbourg, etc., 31, 40, 48, 50.

Ronsin (Ch.-Ph.-U.), 112.

^Saint-Hugues (L. de), 243.

Saint-Germain (L. de), 260.

Schomberg (la comt. de), 127.

Schreiber (Alovs-Wilhelm), 239.

Schubart (L.-À), 92.

Seguin (Aug.),2l3.

Seine (Arth. de^ 261.

Sempé'de Verduzan (Nestor), 263.

Simon-Viennot (M"'). 255.

Staël-Holstein (M»» de), 199.

Sylvain, 124.

Talon rouge (un), 9.

Tenan, 202.

Thilorier, avocat, 60.

Tillv (le comte P.-Alex. de), 11.

Tissot (P.-Fr.), 10.

Touchard-Lafosse (G.), 256.

Tranquille (P.), 23.

Valory (le comte de), 108.

Weber. Voy. Lally-ToUendal.

Gb. Bbittcbt et J.-M. QufoAiD.

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