‹ Le QuérardChapitre 72 sur 166 · Cbariotte Cordiy. (Poésie); par ^^i*. Lb/la§mmi · texte numérisé non relu

Cbariotte Cordiy. (Poésie); par ^^i*. Lb/la§mmi

Impr. dam kt « Noavdlei Mâodiei Fnnçrâes > da l'aatcar. MH, ia-lft.

41. Cbariotte Corday et madame (Maiioo-JeaDiie PhOmno) Roland, tableaux dramatiques ; par M"* Louise Colet. Paris, de Timpr. de Ucrampe, 1842, iii-4 de 29 feuilles l|2. — Et Paris, Beiquet et PétioD, 1842, iD-8 de 21 feuilles 1|4, avec portrait et lac-simik (7fr.50c).

L'éditioD iii-4, tirée à 24 exemplaires est extraite des Poésies oomptttadi M ■• Louise Colet, éditées dans le même format à 25 exemplaires Bomérolb.

42. Charlotte Corday, drame en trois actes, mêlé de chants; pir MM. Dumanoir et ClairtiUe. Représenté sur le théâtre du Gymnase- Dramatique, le 14 juillet 1847. Paris, de l'impr. de M"* Doodey-Diipré, 1847, in-18 format anglais, d*une faiille 2i3.

43. Charlotte Corday, épisode delà Révolution française. (PoEme); par Frëd. de Reiffenberg fils. Bruxelles, G. SUpleaux, 1849, in^de 13 pages (75 c).

44. CharlotteCorday,tragédieencinqactesetenvers;jparF.F9iitard. Représentée pour la première fois sur le Tbé&tre-mnçais, le 23 mars 1850. Paris, Blanchard, 1850, gr. in-8 de 160 pages (4 fr.). — Ou Paris, Michel Lévy frères, 1856, in-18 format angl. (1 fr. 5(9-

M, Ponsard a suivi pas à pas THistoire des Girondins et a traduit fidèlement en vers la prose de M. de Lamartine, sauf pour la conclusion .

M. Ed. Thierry a donné à < l'Assemblée nationale >, no du 25 mars 1850, un feuilleton tr^ remarquable sur la personne de Charlotte Corday» sa biographie par M. de Lamartine, et la tragédie de M. Ponaard.

45. Charlotte Corday, historische Tragosdie in 5 Akten ; von Ernsi Rommel. Hannover, Lohse, 1856, in-8 (3 fr. 35 c.).

NOUVELLES LinÉRAIRES ET BIBLI08RAPHIOUES.

La Collection des documente inédUe relaiife à PBietoire de France ta s'enrichir de plusieurs publications, en yertu aairètés de M. le ministre de l'instruction publique, en date du 26 mai. M. Àbei Desjardins, professenr à la Faculté des lettres de Caen, prépare quatre volumes sur les NégoekUkme diplomatiques de la France avec Florence^ de 1311 à 1737. M. Delocbe, chef de bureau au ministère de l'agriculture, du commerce et des traTsuic publics, est chargé de publier le Cariulaire de ^ancienne abbatfe de Bea'eH lieu, en bas Limousin. M. Charles Giraud, membre de 1* Académie des sciences morales et politiques , inspecteur général de l'enseignement sapé* rieur, doit s'occuper de la publication du Polyptique d' Alphonse , comte de Poitiers et de Toulouse , contenant le dénombrement des nefs, des vassaux , des droits et revenus qui appartenaient au comte Alphonse dans le comtat Venaissin, dans la première moitié du treizième siècle.

Il est à désirer que ces divers ouvrases soient aocomoagnés dénotée explicatives qui les mettent à la portée de tous, car jusque présent les documents relatifs à l'Histoire de France ne sont connus que (Tun petit nombre d'érudits. Ainsi, la publication du Poiyptique d' Irminion, sur lequel feu M. Guérard a fait un admirable travail, profite médiocrement aux étudia scientifiques en général, à cause du prix élevé de l'ouvrage et de l'abiOBee d'nne version française.

— Le ministre de l'instruction publique et des cultes, M. Hippolyte Fortool a été frappé d'apoplexie foudroyante aux eaux dTms, où u est mort la 7 de ce mois. Ses obsèques ont été célébrées aux frais de l'Etat, à Paris lo lit, M. Fortoul était généralement aimé. Il avait commencé sa carrière nar les lettres. Nommé plus tard par M. de Salvandy nrofesseur de Faculté, Û fut envoyé à Toulouse, d'où il passa comme doyen a la Faculté d'Aix. La révolution le ramena à Paris comme membre de la Constituante. Il fut nommé à la Législative et devint même un moment ministre de la marine, mais ce ministère ne fut pour lui qu'une rapide transition, et le président de la République ne tarda pas à en faire le successeur de Fontanes. Le pays et PUniversite garderont, avec un regret profond et une reconnaissance vivement sentie, le souvenir du ministre dont l'uni(]ue pensée fut de donnera la France, par une forte éducation morale et religieuse, des hommes dignes de la servir avec honneur dans les lettres, dans les sciences, dans TindustricL , dans les carrières les plus humbles comme les plus élevées, et capables de soutenir avec dignité les luttes de la vie.

M. Fortoul était très affable et rempli de bienveillance. Nous en citons une preuve entre mille.

Un soir des premiers jours d'octobre de l'année dernière, un pauvre solliciteur revenait de l'hôtel du ministère de l'instruction publique; il était irèi» satisfait!!! II sortait d'une audience qui lui avait été accordée, et dans laquelle le ministre avait été pour lui d'une extrême bonté, quoique le persounage très intimidé de se trouver dans un cabinet ministériel fut bien décontenancé, et ait dû paraître passablement gauche au ministre. Mais M. Fortoul connaissait les ouvrages du rude travailleur qui se trouvait en sa présence, et sa franchise lui plut ; aussi l'accueillil-il mieux qu'un homme u jactance et à prestance assurées.

Ce solliciteur était l'auteur de la France littéraire. M. Fortool lui promit de le dédommager de l'indifférence de ses prédécesseurs, sauf de M. Guizot, en 1830. L'occasion ne s'est pas présentée de tenir la promesse qu'il avait

faite an bihUoyyp*^ ; mai» il a'aa rappelera duM-le-moiide^BMillaiir p«wfe> quel il est parti, et la bibliographie sera relevée un lour en notre penoime par une place de bibliothécaire.... chez le Père étemel.

M. Fortoul laisse plusieurs ouvrages dont nous donnerons un jour la nomenclature.

— Depuis quelques années on s'occupe beaucoup de T histoire de Tlmprimerie et des hommes qui ont contribué aux progré» et à Tillastration de ce noble agent destructeur de lobacurantisme. Dans notre dernier ntunéro nous annoncions des Doeument$ pour servir à l'histoire de Vimprvmtrk doM Vancien Brabant, par M. Alex. Wauters (p. 361); des Annales de Vin^primerie plarUinienne, publ. par MM. Aug. de Backer, S. J. et Ch. Auelens, de la Bibliothèque royale de Bruxelles (p. 361), et des /<eeherche$ 9uir Geoffroy Twry, premier impr, du Aoi, par Aug. Bernard, qui vont paraître sous peu (p. 378). Nous avons à signaler aujourd'hui deux plus récentes Sublicalions sur une famille de ces propagateurs de la prisée humaine. L Ambr. Firmin Didot auquel on devait déjà un TMeau généaio^que de la célèbre famille de» Estienne, vient de donner à la « Nouv. Bîog^phie nftnérale > que publie sa maison, une Notice biographique sur les mefmbrm de cette famille, et dont il a été tiré des exempt, à part, in-g do M page» (colonn. 480-650). A la fin de cette Notice sont citétfs les sources à conàuter pour de plus amples renseignements. Il serait à désirer dans l'iotérfil de la Biographie où cette Notice a paru que tous les articles fussent rédigés, noue ne sommes pas exigeant, nous airons seulement avec )e même son. ûa son côté, M. Aug. Bernard a réuni en une brochure deux artideaqa'i^ avait publiés dans deux recueils différents. Sa brochure est intitulée : Les Éstienne et les types grecs de François Jer, complément des Annales sléphaniennes (de A. A. Renouard) renferment l'histoire complète des l}'pes royaux, enrichi d'un spécimen de ces caractères et suivi d'une Notice hit: tùHfaè sur les premières impressions grecques (Paris, Edwin Tross, 1BÎ6, in«8 do 72 (Ages, en caractères compactes, 4 fr.), travail plein de recherches sivantiBB et minutieuses comme tous les ouvrages qua publié le môme aot^or sur rinïprimerie.Èn 1854, M. Léon Feugère, qui s occupe assez volontiers de n'importe quel sujet, avait publié un Essai sur la Vie et les Ouvragn de Henri Éstienne; suivi d'une Etude sur Scévole de Sainte-Marthe (Paris, Delalain, in-12 de 15 feuilles 2i3, 4 fr.). Mais M. Feugère, étranger à l'art Irpomphique, ne s'est occupé oeHenri Estienne que comme savant linguiste. Puisque nous parlons de Notices sur des imprimeurs célèbres disons qu'il vient d'en paraître une autre sur la Famille Firmin-Didot, imprimeurs, /ibraires, fondeurs, graveurs, papetiers, inventeurs et littérateurs (Paria, l'éditeur, r. des Moulins, n» 10, 1856, in-8 de 16 pages). Nous regrettons que la maison F. Didot n'ait pas attendu qu'un vérilable appréciateur de ses productions typographiques . ou qu'un admirateur des Dons procédés de cette maison envers les auteurs et les artistes qu'elle emploie ait trouvé le moment d'en faire une, et nous pensons qu'elle n'en eût pas manque. Mais une Notice dans a la Renommée », eût-elle été signée Dupériel Sainte-Marie, au lieu d'Eugène Piton, typographe, qu'on lit au bas, ce n'est plus qu'une ceinture dorée. Dans l'intérêt de la maison F. Didot on a très amoindri les services rendus a la typographie par P. Didot l'aîné, et par son fiU Jules, qui tout excentrique qu'il ait été, a énormément sacrifié pour son art. « La Renommée > est au nombre des « biographies-réclames », et nou» voyons avec chagrin, une autre maison honorable (celle de M- i. JDelalaîn} s'en rendre tributaire.

I L ni]w**y

Page 1