J.-P. MARAT
MARAT (Jean-Paul), physicien et philosophe, d'abord docteur en
(1) Voy. le» pages 103-65, 317-25, 401-44.
(2) Notre article -ur Charlotte Corday a donné à M. F. Bovet l'idée de nous envoyer sa notiie sur J. P. Marat, tt U notice de M. F. Bovet nous oblige à lui donner comme complément ce ftniillet de « TËncyclopétiie inédite du bihliothécaiie », qui n'eût paru que bien plus tard.
Nous avouons que cette monogrjphiv eût été très difficile à établir, si M. Cliaraxay n'avait eu Texlrôme ublige<jnce de metlre à notre disposition la collection, peut-être unique, qu'il possède des ouvMges de Maiat et des écrits publiés t>our et contre le lerrible cciiventioiincl. Aussi >oiumes-nous plus complet que Tisraélite GEttinger, qui, dans sa très lucom^lèiACA^^vW
médedoe et médecin des gardes da corps de H. te cote d'Artois,
depuis Charles X; pins tard l'un des chefs de l'anarcine rérotaiiounaire, duquel le baron Massias a dit : « Hideux crapaud dont le cnns- » semenl épouvante, et la bave tue (1) » ; monbre do comité de saint public, puis député à la Convention nationale; né à Bondry, dans h principauté de Neuchàtel, en 1743, immolé par l'héroïque Chiriode C3rday, à Paris, le 13 juillet 1793. « Les partisans de cet atroce feu » lui rendirent des honneurs presque divins. On loi érigea des ans » de triomphe, des mausolées sur pluaeurs places publiques de hris. n Sur celle du Carrousel, on éleva une espèce de pyramide, dans » rintérieiir de laquelle on plaça son buste, sa baignoire, sa lampe, » son écritoire, et Ton y posa une sentinelle qui, une nuit, dit^Merder, » y mourut de froid ou d*horreur. Deux mois après, on lui décerna » les honneurs du Panthéon. Plusieurs écrivains se sont dédiouorés 9 en faisant l'éloge de ce monstre. David fit un tableau représentant 0 Marat assassiné dans sa baignoire. 11 fit construire un piédestal carré tu » milieu de la courdu Louvre, faisant face aux quatre portes d'entrée, et » fit attacher ce tableau à ce piédestal en face de la porte de la cokm- » nade, où tout Paris alla le voir. Toutes ces extravagances ne furent » pas de longue durée. Les Français, enfin éclairés et honteux de » leur erreur passagère, brisèrent les bustes de Marat, détruisirent les » monuments que le délire avait élevés à la folie. Son cadavre fut tiré » du Panthéon après le 9 thermidor, foulé aux pieds, trahie dans la » boue et jeté ensuite dans un égout par cette même populace qni » l'avait divinisé (2) » .