‹ Le QuérardChapitre 88 sur 166 · I. OUYBAGIS DB ■"** DB STABL · texte numérisé non relu

I. OUYBAGIS DB ■"** DB STABL

A. MOHÀLB ET PhILOSOPHIB.

1. influence (de V) des passions sur le bonheur des individus et des natioas. Lausanne, Mourer, et Paris, 1796, in-8, ou 2 vol. in-12; — 1797, 3 vol. in-8; — Paris, Maradan, 1818, in-8, 5 fr. — Nouv. édit, rev. et corr. Paris, Treuttel et Wùrtz, 1820, 1832, in-12, 3 fv,

Influo (del) de las pasiones sobre la felicitad de los individuos y naciones. Paris, de la impr. de Smith, 1827, 2 vol. in-18.

« L* Influence des passions sur le bonheur des individus et des sociétés ctviies offrait aux moralistes un beau sujet que W^o de Staël a traité d'une mni^ brillante. Quoique divisé en trois seotions, son ouvrage est peu susceptible d'analyse ; mais il n'est pas difficile d'en fiûre sentir les qualités et même les défauts. Il y a beaucoup d'imagination dans lo cliapitre de Tamour, et plus encore dans celui de V amitié. En voulant préserver des passions, M">« de Staël est passionnée dans sou style, qu'il nous soit permis d'ajouter dans ses jugements. L'esprit do parti se laisse apercevoir en quelques passâmes, et surtout dans le chapitre où il s'agit de l'esprit de parti : on est fàclS d'y trouver des lignes étranges sur un nomme diversement célèbre. C'est Gondorcet dont il est question, et cette phrase équivoque n*est interprétée par aucun éloge. Ses amis assurent^ si Ton en croit VL^^ de Staël, qi^l aurait écrit contre son opinion. Voilà des amis bien perfides, ou, ce qui est plus exact, des ennemis bien injustes. Gondorcet fut sans doute et restera diversement célèbre, j^uisqu'ii était h la fois habile dans les mathématiques, profond dans les sciences morales et politiques, éclairé en littérature, écrivain distingué, philosophe illustre et grand citoyen ; mais nul dans ses toits ne se montra plus d'accord avec sa conscience et plus ouvertement fidèle aux immuables principes dont il a péri martyr. Il est bien vrai qu'il aimait les vertus, le génie, les opinions de Turgoi ; qu'il admirait son admi* nistratioD, et qufl n avait pas» à beaucoup près, les mêmes sentimisnte ^qqs

qp moMre dont le nom a'edgu mm cfeiélitîlé, A cet és^rd, tepalp. riqaes exagérés pevmii con^imâr à ramoar ÉIM; mû fiitiy4F^ aomi mm SM droits d'incolper «sfcmcnt H sus motif sdmMWf ■■ dm praBHO hommes du XVIII« siède? C'est ce que nous avons peine k cnire. Afrii cette observation, qoe doqs {ûsodb a re^H, mais qu'il fidlait bon. nom

chercher des théories analytiques, on enchahiemenl rîgonrevx de ^ et de conséquences; mais il présente, comme tous les écrilsde M"* de SUS, des tableaux riches et variés, le besoin et le talent d'émouvoir, des trali ingénieux, de la nouveauté dians les expressiops, et surtout une extiêaB inSépiëndance, soit dans la composition jgénénle» soit dans le dmiz et ksno* cession des idées, soit dans les formes du lang^igs ». (CHtoBKi 7n6l«mids U liUér. franc,)»

La partie qui devait traiter de l'îii/ltieiies des postfoiu nr le bamkiw âm nations n'a jamais vu le jour.

 la fin du second volume de l'édition de 1818, on a ajouté les den extraits donnés sur cet ouvrage par Fontanes, dans le « Mercoie », «n tfl0.

Un examen de cet ouvrage a paru sous ce titre ;

Lettre au « SpecUteur du Nord», sur rouvrage de M"» de St«3, inlitall: De l'Influence des passions ; par Y.-T.-H.-L. Lncius Apuleîiis.

Impr. dans le «Spectateur du Nord »9 mars 1797» pp. 4fta-35. GeHe kttae n'est pas entièrement favorable à l'ouvrage de !!■• de Staël.

2. Littérature (de la) considérée dans ses rapports avec Tétat moral et politique des nations. Paris, de l'impr. deCrapeleL — Maradan, an viu (1800), 2 vol. in-8, 7 fr. 20 c. — Sec. édition, revue, conr. et augm. Paris, Maradan, an ix (1801), 2 vol. in-8, 7 f r. 90 c — Troisième édition. Paris, Maradan, 1818, 2 vol. in-8, 10 fr. — Autres éditions. Paris, Treuttel et WûrU, 1820, un fort vol. iii-12, 4 fr. ; Paris, Charpentier, 1842, in-129 format anglais, 3 fr. 50 c.

fient, dans son London Catalogue, cite de Hp* de Staël un ouvrage aoui le titre de Vues de la littérature, Londres, Colbom, 2 vol. petit iiF8. Il v a tout lieu de croire que c'est une réimpression de la Liuiralure wanâiréf, etc.

Uteratura (de la) considerada en sus reladones con las institotiones sociales, traduccion castellana. Paris, de la impr. de Pillelt 1829, 3 vol. in-18.

Le titre seul de cet ouvrage annonce une importante conception. • Le style, dit Palissot, si l'on en excepte un petit nombre de traits où la recherche se fait sentir et nuit à la clarté, est toujours proportionné à la grandeur des objets que l'auteur traite; il est même une observation qui s'est constamment offerte à nous en lisant son ouvrage : c'est que si l'on disait un recueil de pensées détachées qu'on pourrait en extraire et qui mériteraient d'être remarquées, aucun recueil de ce genre ne serait plus abondant et plus riche >. M>°« de Staël a adopté dans son ouvrage le système de la perfectibilité. Plusieurs philosophes ont soutenu cette opinion d'une manière générale. M"' de Staël est peut-être la première qui Fait appliquée à la littérature. Horace (liv. III, ode 6) prétend que les hommes vont en se détériorant; Fontenelle avance, dans ses Dialogues, que tous les siècles se retsemblent ; BoufOers a montré de l'indécision sur le système de la perfectibilité ; Fergusson, Rant, Turgot, Condorcet et Talleyrand-Périgora sont persuadés que la perfectibilité est l'apanage de Thomme. Quant aux critiques qa'on a laites de la Littérature eeiuiârèft dtiiu %u tof^^mU «oec les ùaU-

tuiiùm êoeiaUi, ne pourraitroa pas dire avec Ch. Pougeoi : la haine et TeoYie sèment an hasard, la paresae recneille, rinaondanœ prononce; mais la postérité irenee. Gh. Pougens a donné une analyse raisonnée de Tonvrage de M"» de Staël, dans la « Bibliothèque française •, an ix, numéros 6, 8 et 10.

n existe contre cet ouvrage les deux critiques suivantes : Lettre à Fontanes» sur Ta seconde édition de Touvrage de M"m de Staâ; par F.-A. Chateaubriand. Impr. dans le «Mercure de France», t. ni (1«MJ.

Rétntation d'un ouvrage ayant pour titre : De la Littérature, considérée dans ses rapports avec les institutions sociales, par M»^ de Staël-Holstein. Paris, les marchands de nouveautés, an ix (1801), in-8 de 59 pag.,1 fr.

3. Réflexions sur le suicide. Londres, 1813, in-8. — Nouv. édit., suivie de la Défense de la reine, publiée en août 1793, et de Lettres sur les écrits et le caractère de J.-J. Rousseau. Paris, H. NicoUe ; Marne, 1814, in-8, 5 fr.

L'abbé M.-N.-S. Guillon, depuis évèque de Maroc, a, dans ses < Entretiens sur le suicide». (Paris, 1802, in-18), réfuté les princi{)e8 de J.-J. Rousseau, de Montesquieu et de M»<> de Staël, en faveur du suicide.

B. POUTIQUB*

4. Réflexions sur la paix, adressées à M. Pitt et aux Français. Genève et Londres, 1795, in-8. (Anon).

Il existe une réponse à cet écrit, laquelle a paru sous ce titre : Réflexions sur la guerre, en réponse aux « Réflexions sur la paix» (de

M>ne de Staël), adr^sées à M. Pitt et aux Français. (Par sir Francis d'Iver-

nois). Londres, May, 1795, in-8.

5. Sur le Système continental et sur ses rapports avec la Suède. Brunswick, Pluchart, 1814, in-8, 2 fr.

Ce titre est celui d'un opuscule de Âug.-GniU. de Schlegel, imprimé pour la première fois à Hambourg en 1813, et réimprimé deimis deux fois ailleurs. Éa donnant à M">« de Staël un écrit sur le même suiet et sous le même titre, nous n'avons pas d*antre autorité que celle du libraire Pluchart, qui a porté cet écrit sur son catalogue, en nommant M"* de Staël pour son auteur. Le libraire de Brunswick a-t-il été induit en erreur par un fiaux renseignement? Pourtant récrit de Schlegel n'a pas paru anonyme. M»® de Staël a-t-elle eu part à la brochure de Schlegel, ou a-t-elle traité le même sujet que ce dernier? Voilà sur quoi nous ne pouvons nous prononcer.

G. uttébàtdre.

ThéOire.

6. Sophie, ou les Sentiments secrets, pièce en trois actes et en vers. 1786, in-8. (Anon.).

Tirée à petit nombre.

7. laneGray, tragédie en cinq actes (et en vers, composée en 1787). Paris, Desenne, 1790, in-8. (Anon.).

Tirée à petit nombre.

8. Essais dramatiques. (CXivrage posthume). Paris, Treuttel et Wûrtz, 1821, în-8, 6 fr., et in-12, 3 fr.

Ce volume renferme sept productions dramatiques *. > \ ^

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