II. U0GRAPHIE8 DU lUmOII H iTULrflOi4|TIII
10. Notice sur le baren A. de Staêl-Holslein ; par CharUi Mmnord. Lausanne, 1827, in-S.
Traduite en allemand, sous le titre de Vie, etc.; par Gerold Meyor de Knonau. Bàle, 1829, in-8.
11. Notice sur M. de Staël-Holslein ; par Marc-Antoine Pum$. Bourg, Bottier, 1828, in-8 de 16 pages.
M. CEttiûger a, par erreur, placé cette notice parmi les écrits relatifs à la mère.
la. Notice sur M. le baron A. de Staël, mort le 17 novembre 1827. Paris, Servier, 1828, in-8 de 72 pages.
13. Notice sur le baron de Staël ; par M"^ la duchesse de Rroglie (sa sceur). Paris, Treuttel et WQrlz, 1829, in-8 de 108 pages.
Impr. à la tête des Œuvres diverses du baron de Staâ; il a été tiré on petit nombre d'exemplaires à part.
STAEL-HOLSTEIN (M"' de), sq^ur du précédent. Voy^ BftOgGUB (la duchesse de).
Les journaux d'Alger ont annoncé dans la première quiniaÎDe de janvier 1853, la mort d'un officier, le capitaine de cavalerie de Staël- Holstein, vraisemblablement de la même famille, qui a succombé aux suites d'une blessure reçue sous les murs de Laghous^. Entré au service comme enrôlé volontaire, en 1832, lors de la formaticm d» 2» régiment de chasseurs d'Afrique, il se distingua dans toutes les afbdres auquelles ce corps fut appelé à prendre part. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1836, après le combat de la Taiha, il passa au 12*^ chasseurs en 1840, puis, comme capitaine au 1" de chasseurs d'Afrique en 1847.
RicHsacBES sua Montàigni. Documents médits recueillis et publiés par le docteur J,-F. Pàten. Paris, Techener, 1856, in-8.
Le plus infatigable et le plus zélé des monUtignophilei^ M. Payen, vient de mettre au jour, au sujet de l'immortel écrivain que nul ne connaît comme lui, une nouvelle publication à laquelle nous pouvons prédire le meilleur accueil de la part de tous les bibliophiles.
Elle reproduit d'abord quelques opuscules disséminés dans des écrits périodiques et qu'on est heureux de retrouver à part ; les Observations de M. Payen sur l'ouvrage de M. Grùn {Yie publique de Montaigne)-, des détails sur le tombeau et l'habitation à Bordeaux de l'auteur des Essais; deux lettres nouvelles de ce philosophe; une lettre sur Raymond Sebon et bien d'autres choses encore, tel est le contenu du volume grand in-8 et d'une centaine de pages, exécnté avec m aoin typographique imxi\x\k\u..
Lu aads de MoBltîgM vamipt avec 1^ JithographiéeaquaiL Payen a jobitea à ce recuail^ et qui, résultat de isobercbes poursuivies avec uoe infatigable persévérance, présentent des détails tout nouveaux. En voici l'énumération :
V96 du cb&teau de Montaigne» copiée sur une aquarelle exécutée en 1813; * Trait de la façade dncb&teiuqiû regarde la terrasse;
Croquis du cb&teau, fait vers 1788 ;
Plan du château en 1836;
Autre plan du cb&teau tel qu'il se trouve dans un recueil de plans figuratifs^ conservé dans les archives départementales de la Gironde;
Vue et plan de la tour du ch&teau;
Vue d'ensemble du cb&teau ;
fïic-sinttlQ de la page écrite par Montaigne sur son exemplaire des C^mima/Uairtè de César ( nous n'avons pas besoin de redire qu'à la vente Parison, ce volume céltiure a été adyugé à Mgr le duc d'Aumaie, pour la somme de 1,550 fr.) ;
Fao-simile de l'écriture des frères de Montaigne, de sa fille, de sa peUl^-ÊUe, etc.;
Fifto-similede l'écriture de François Montaigne, secrétaire de Catherine de Mé(Ucis et le véritable auteur des Avis donnés à Charles IX, insérés dans rédition de Amaury Duval (18^, t. VI, p. 307-318). A côlé de cette écriture , quelques mots presques îndéchiffirables de Catherine;
Vue du château de Mattecoulon, propriété intéressante pour l'histOHre de la famille de Montaigne.
N'oublions pas une image du sceau de Montaigne et une vignette représentant remplacement de son habitation, à Bordeaux, devant le fbrt du Hâ. (La demeure du philosophe et le château fort qui s'élevait en face sont aujourd'hui entièrement démolis).
Ou*on apprécie ce qu'il a fallu de dévouement et d'investigations incessantes pour se procurer tous ces documents, toutes ces images, et pour les arracher à l'oubli.
M. Payen a, de plus, joint à son travail des pièces intéressantes i
V Remontrance de la jurande de Bardeaux, adressée au roi, en 1583, pendant la mairie de Montaigne. Cet acte existe aux archives municipales de Bordeaux ; il n'a été découvert que tout récemment et îl mérite d'être lu;
2'' Traduction (ou phit6t paraphrase faite au XV* siècle) des lettres patentes du sénat et du peuple romain, accordant & Montaigne et à MS descendants te droit de cité et patriciat romain. (Cette pièce est à k bibliothèque de F Arsenal).
Une lecture attentive du volume que nous offre M. Fayen pourrait 90US procurer FoccasKon de faire quelquies observations, d'entrer dans quelques détails; mais le temMI aouauwqtte aij^çttirdl^ui. Npus
f onnerons surtout le vo^ que l'infatigaMe explorateur de tout ce qui se rattache à la personne et aux écrits de l'immortel moraliste ne s'arrête pas dans la voie qu'il parcourt. Il a déjà fait beaucoup ; il loi reste encore bien des choses à faire.
Il doit au monde savant cette édition définitive des Esâoiê (texte revu et annoté) que seul il est en mesure de mettre au jour.
Nous espérons aussi qu'il écrira la Vie de Montaigne, travail qu'il peut exécuter de manière à ce que nul n'ait à le recommencer.
Il ne saurait se dispenser de compléter son excell^te NoHce Ubliographique imprimée en 1837. C'est un vrai modèle en ce genre de publication ; il ne laisse rien à désirer pour la connaissance des citati(»s jusqu'à cette époque, mais M. Payen n'a pas voulu alors parler des traductions des Essais (objet curieux et fort mal connu), il n'a point prétendu donner la liste des tableaux ou gravures où figure Montaigne (1), il ajouterait aujourd'hui une foule d'indications à celles qu'il a rassemblées touchant les jugements portés sur ks Esmii et sur leur auteur.
Nous n'avons pas eu la prétention d'entreprendre des recherches semblables, mais nous nous sommes amusé à noter, à mesure qu'ib s'offraient à nous dans nos lectures, des iestimama montaignesques (2). Plaçons-en ici quelques-uns que M. Payen fera sans doute figurer dans la future édition de sa Notice :
Jean-'Iacques Rousseau, Fragments inédits publiés par Alfred de Bougy. Paris, 1853, in-18 (passage cité dans YÀthenœum firmsiçais, numéro du 24 septembre 1853, p. 909) ;
Louis Blanc, Histoire de la Révolution, t. I, p. 95 et 106 (Montaigne a fait un livre qui est la gloire de l'esprit humain);
Demogeot, Histoire de la littérature française, 1852, p. 274;
H. Babou^ dans un article publié par la Revue de Paris, nouvelle série, 1843, t. XXIV, p. 128;
Charbonnières, Éléments de l'histoire de la littérature française jusqu'au milieu du XYIP siècle, 1818, in-8, p. 53;
A. de La Tour, Revue encyclopédique, t. LI, p. 109-124;
Méry, Histoire des proverbes, 1808, t. I, p. 371 (quinze adages extraits de Montaigne).
(1) Montaigne viciant le Tasse dans sa prison, ffravé par Btaaoy, d'après L. Ducis; même sujet par Granet (au Masée de Montpellier); V£fi/aiic««i^ de Montaigne, par Alexandre Debacq (salon de 1838), etc. ^
(2) A ces testimonia montaignesoues ajoutons celui du baron
oui, dans son « Mouvement &b iaées dans les quatre derniers siècles (Strasbourg, 1837, in-8 de 49 pag.), dit de Montaigne à la p. 4 de cet écrit : « BIontaignb : Ecrivain dont le style, sien^ comme il Fanrait dît» » ne vieillira jamais, revivra et rajeunira à toutes les époques la langue fran- » çaise; penseur imprévu, subtil et pénétrant, cherchant la vérité dans le 9 pandoxe; officiellement catholique, mais plus protestant que les piolet- » wi(8^iIaminélefoiideiiieii\deUrale&\»cxcr|«^^ J.^. Q.
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Nous faisons grâce aux lecteurs de bien d'autres indications semblables que nous pourrions placer ici ; nous ajouterons toutefois qu'il importe de recueillir aussi les appréciations dont Montaigne a été l'objet à Tétranger, de gens dignes de saisir sa pensée. Nous nous bornerons, sous ce rapport, à mentionner les Selectiani from tke Edinburgh Review, 1835, t. III, p. 54, 262, 303 et YEncyelopedia Britannica, éditée par Napier, septième édit., Edinburgh, 1830, va-4, dissertation mise en tête du premier volume, p. 49-53.
En fait d'écrits relatifs au château de Montaigne, M. Payen connaîtil le voyage d'Edmond Géraud, inséré dans les Annales de la liité" rature et des arts, t. XXI, p. 186, t. XXII, p. 59? et à l'ég^ des tentatives malencontreuses qui ont eu pour but de rajeunir l'inimitable style des Essais, ses yeux ont-ils rencontré ce passage des Nouveaux Mélanges de M. Bréghot du Lut (Lyon, 1831, p. 435) ? « Il y a quelques années qu'un original écrivit, je ne sais d'où, à l'Académie de Lyon, pour lui faire part du projet qu'il avait de publier un Montaigne mis par lui en langage moderne ».
Finissons par une réflexion que suggère infailliblement le plus rapide aperçu des travaux dont nous parlons.
Quel immense service ne serait-ce pas pour l'Histoire littéraire de la France si chacun de nos grands écrivains rencontrait un admirateur aussi intelligent et aussi zélé que celui que Montaigne a trouvé dans la personne de M. Payen, et s'il en résultait pour Racine, pour Fénelon, pour Montesquieu, des monographies dans le genre de celles qu'a entreprises le savant auquel rien de ce qui concerne les Essais et leur auteur ne peut échapper (1) ? B.
CAVSERIES BIBU^CrRAPHIQIJES.
Dans ma lettre du 19 (juin), je faisais mention de la superbe édition du poème où Trembecki a célébré les merveilles de Sophiowha (2); j'ai eu occasion de voir ce volume chez un Polonais ridant à Toulouse, bibliothèque où la littérature du Nord de l'Europe occupait une place importante. J'y remarquai entre autres ouvrages un poëme trop peu connu de M. Jos de Hammer : ScAtnn, ein Persichesromantisches Gedicht nach morgenlaendischen Quellen (Schirin, poëme persan et romantique, d'aprfe les sources orientales). Leipzig, Fleischer, 1809, in-12. C'est le n"" 3593 du Catalogue de la bibliothèque de S. de Sacy, (t. II), p. 352). Ce doyen de nos orientalistes faisait un très grand cas du poëme en question, composé de 14 chants, plus de 1,100 octaves (voir le a Magasin encyclopédique » de juillet 1813, tome IV, page 215). a Que de bruit n'a-t-on pas fait du Lalla Roock de Thomas
(i) C'est le bat que se propose l'auteur de YEneyclopédie du hibUothéemre français.
Jfeorer elpodrtaittMieiiBitÉtioDddgAiîépoétl^ bien inférieare à Sekirin ». • Que pemrent faire de mieai les poèlei » de ITurope quand ils iHMBpagnent les images orientales qoe de c(>- » pîer les anciens et vrais tableaux de l'Orient? etc. » (1).
Ce poëme de M. Jos. de Hanmier n'est mentionné ni dans le « Ibnoel du libraire » de M. Cb. Brunet, ni dans « FEDcydopéffie des Gens du Monde », piiUiée par les Treiittei et Wftrtz.
Souscripteur depuis 1811 à la « Biographie Hichaud », j'aeqniesce volontiers aux éloges que Vous donnez (page 983) k cette vaste collection. Je suis persuadé que la 2" édition réparera les erreurs et ks oimssions, entre autres celle de la famille des Ranekin^ magistrats et poètes. Mais M. Michand n*a-t-il pas un compte à r^ler avec ses anciens souscripteurs? Quoi î durant 43 ans, notis avons patiemuMOt retiré 83 Volumes qui ne nous coûtent pas ffloids de 5dl frAnâ; et maintenant on nous oublie sans la moindre ficbe de cottsMatfcm... Ne pouvait-on pas dire kces fidèles sooscriptetirs qu'il leor siéra loisiNe (racheter les derniers volumes de la 2* édition ifne fois partesueà Tarticle Teynieuf (S). Ln grand nombre, il est VrILi, aura pom" lors descendu la garde ; mais ceux-là s'adresseront k vous, Monsieur, d^ venu bibliothécaire chez le Père ÉterneL
^% Cuique mum : Si la « Biographie Didot d fieitferme des négli^ gences bibliographiques, il est juste de dire qu'on y trouve nombre (rarticles capitaux et une grande variété d'articles secondaires. Poor moi, ]'ai eu le plaisir d'y voir (je ne dirai pas tin grand hoinmie), nuûs une notabilité de ma petite ville, le théologien CorUeman, auteur de Touvrage inlitulé Theologia mentis et cordis.
I^'honorable famille qu'il a illustrée dans le temps^ existe encore, bien que son nom ait pris une désinence gasconne. Ce nom ne vousest pas inconnu. Monsieur, car vous l'avez enregistré dans votre « France littéraire », l'abbé Conîenso%M, auteur du poëme de Louis le bienfaisant.,, hhl c'est un singulier poëme... Si la bonne intention avait suffi, c'eût été un chef-d'œuvre; mais l'auteur, honune instruit d'ailleurs^ avait rêvé qu'il était poète. Je me garderai d'analyser son ouvrage ; je citerai quelques vers du chant 9% imité en pakie du 4* de VÈnéide.
Le poète suppose que le comte d'Artois étant k la cour de Catherine II, celle-ci, âgée de plus de 60 ans ! veut séduire le prince français, et organise à ce sujet une brillante psurUe de chasse^ où elle déploie tous les genres de séduction, mais en vain :
D'Artois, Douyeau Joseph < qaîlte ces tteot perVer», Repart, gagne rEaxin, vole au dèlàt tfeé iMW >.
(1) Voyage en Autriche, par Wolfeand Mtftitzel, l'un des rédacteurs de
la Morgcnblatt. 1831.
&) Ce nom termine le iome^^ .
Ao daneoniit, voîd la oonqxMîtioD dttoamttinipÉiiti.
« Brifaat, chef de la meute; A lire. Athis, Pindare,
L'impétueux Candor, la volage Fanfiire,
Mélampe te tigré, Réveille, Furibond,
Colon, fier et léger; Belette, Timpaoon,
Mirau, Tayau, Renfort, Brillant, Bélao, Fînetle,
Le fougueux Soliman, Fardente Golinette,
Cent autres par leurs noms oè&èbres à jamais. »
Le souvenir du versificateur sera bien moins durable que celai du théologien y mort depuis 18*2 ans; il y a peu d'années que le moindre VosGuif disait : a Auvillars {Aliivillare) , patrie de Contenson , fa- » meux théologien ».
Un abonné du QuâmAip.
Auvillars (Tam-et-Garonne), 7 soût 1856.
La Biographie Didot, au mot Gontenson, écrit : Aliivillare, nofn d'Auvillars au moyen âge.
M. Villenave (Biographie Michaud) dit seulement que le théologien Conienson était né au diocèse de Condom.