DES DROITS ET DES DEVOIRS RESPECTIFS DES ÉPOUX
(4) Le chapitre cinquième traite des obligations que le mariage impose aux époux en faveur des tiers. Le chapitre sixième, au contraire, concerne les rapports qui doivent exister entre les époux eux-mêmes, les devoirs que le mariage impose à chacun d’eux et les droits qu’il leur attribue. Si ces droits et devoirs sont fidèlement accomplis, il y a paix, ordre et harmonie ; si, au contraire, ils sont violés, il n’y a que désordre et scandale.
224, D. Quels sont les devoirs mutuels des époux ?
R. Les époux se doivent-(4) mutuellement (B) fidélité (©), secours (D) et assistance (E).
Art. 173.
(4) La religion, la morale, l'ordre public, la nature, le but du mariage, tout se réunit pour donner à cet article la consécration la plus solennelle.
(B) C'est-à-dire avec une égale réciprocité ; il n’est pas plus permis à l’un qu’à l’autre de s'affranchir de ses devoirs. (C) 1. Et erunt duo in carne und. (Genes., cap. 2, v. 24)
2. L’époux qui manque à la fidélité qu'il doit à son époux se rend coupable d’adultère. Ce crime autorise la demande en séparation de corps. (Arts. 187 et 188.)
(D). Pésuniaires proportionnés à leur fortune. Ces secours sont mêmes dûs dans le cas de séparation de corps, (Art. 212.)
(E) 1. Dans toutes les circonstances de la vie quelles qu'elles soient.
2. “ L'assistance (de sistere ad) consiste à rendre personnellement les bons soins qu’on est en état de donner. Le secours sort de la bourse, ex arr ; l'assistance vient du cœur, eæ virtute. ” 1 Marcadé, Explication du Code Civil, 2e édition, page 638.)
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83. ‘‘ Les époux se doivent assistance : c’est-à-dire non pas seulement des secours en argent, des moyens pécuniaires d'existence, mais encore ces attentions, ces soins, cette assistance enfin, qui ne s’acquittent qu'en personne. Loin donc que les revers de fortune, les infirmités morales ou physiques, les maladies, même incurables ou contagieuses de l’un des époux puissent autoriser l’autre à demander sa séparation, c’est alors surtout, dans ces tristes épreuves de Ja vie, que l'époux est appelé à remplir envers son époux malheureux la plus sainte et la plus noble des obligations du mariage.” (4 Demolombe, Cours de Code Civil, No 85)