TITRE CINQUIÈME
(4) 1. “ Le mariage, considéré en lui-même et dans sa pature, es* ..n contrat naturel par lequel un homme et une femme s'unissent d'une manière stable pour former ensemble une société perpétuelle” (3 Guillois, Catéchisme, page 490 de l'édition de 1856.)
?. Le mariage est aussi un contrat civil, c'est-à dire un contrat soumis à certaines formalités civiles; mais ces formalités ne constituent pas le mariage.” (3 Guillois, loc. cit.)
3. Le mariage est encore un contrat ecclésiastique, en ce sens que l'Eglise règle ce contrat par ses canons.” (3 Guillois, loc. cit.)
4, Il ne faut cependant pas croire qu'il y ait dans le mariage trois contrats distincts ; c’est un contrat unique qui prend les différents noms de contrat naturei, contrat civil et contrat ecclésiastique, “ selon qu’on le considère ou comme “se rapportant à la propagation de l'espèce humaine, ou comme intéressant la société civile ou l'Eglise” (Guillois, loc. cit.)
». Le mariage est un des sept sacrements de l'Eglise ca tholique.
Voici ce que Guillois dit de son institution au 3e vol. de son Catéchisme, pages 491 et 492.
“On ignore le moment précis où Jésus-Christ institua le ‘“ sacrement de mariage; mais on présume qu’il la étäuli, ‘“ de même que plusieurs autres, après sa résurrection, dans “ l'une de ces apparitions où il ‘instruisait see apôtres du “royaume de Dieu, et leur donnait pour le gouvernement “et la sanctification de son Eglise, des préceptes qui n’ont “ point été consignés dans les livres saints, mais que la tra “ dition nous a transmis. Plusieurs saints Pères pensent ‘“ que le sacrement dont nous parlons futinstitué par Jésus- ‘ Christ, lorsque ce divin Sauveur assista aux noces de Ga- “ na en Galilée, où il bénitet sanctifia non-seulement le ‘ mariage qu’on y avait contracté, mais le mariage en gé “ néral.”
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6. Le mariage est le plus important de tous les contrats puisqu'il est la source des familles; il est aussi le plus an. cien de tous, ayant été contracté pour la première fois dans le Paradis Terrestre entre les deux seuls êtres humains qui existaient alors.
7, “ Dieu est l’auteur du contrat naturel du mariage. dJésus-Christ, dit Estius, l’a assuré lui-même aux Pharisiens, lorsqu'il leur a dit que le Créateur a créé les deux sexes à cette intention.” (Conférences Ecclésiastiques de Paris sur le mariage, T. 1, page 6 de l'édition de 1767.)
8. A l'Eglise seule appartient le droit de régler la validité du mariage, la loi civile ne peut qu’en régler les effets civils; telle est la doctrine infaillible (l}enseignée par illustre Pontife qui est aujourd’hui à la tête de l'Eglise catholique, PieIX. Cette doctrine est consignée dans sa lettre au roi de Sardaigne en date du 19 septembre 1852.
A l'Eglise seule, par conséquent, appartient le droit de créer des empêchements dirimants de mariage, et la loi civile ne peut pas faire qu’un empêchement dirimant établi par l'Eglise n’opère point son effet.
9. Le Ccde Napoléon ne considère le mariage que comme contrat civil, et le sépare entièrement du sacrement en ce qui regarde les catholiques, et de l'acte religieux qui doit l'accompagner en ce qui regarde les protestants et autres. Les mariages sont contractés devant le maire du domicile des époux, et la loi considère comme nul le mariage contracté uniquement en face de l'Eglise.
11 va sans dire que l'Eglise regarde comme de véritables concubinages les mariages des catholiques qu’elle n’a pas faits, et qui n’ont été contractés que devant le magistrat assisté de ses témoins.
10. “Un usage qui remonte à # ou à siècles astreint la femme à prendre le nom de son mari, dont elle partage, sous divers rapports, la condition.” (Berriat St-Prix, Notes Elémentaires sur le Code Civil, No 739.)
(1) Le Pape a été déclaré infailible par le Concile du Vatican.