Ab. -^ waMmanta, de la maison
Toutes ceis postpositions, suivant M. Lopez, sô retrouveraient en aryaque. Examinons.
1) Lé nominatif n'a pas de suffixe ; il en avait tm en aryaque, différence déjà signalée.
î) Le suffixe k du génitif (A« après une consonne) se prononçait sani^ doute très^-faibèement, suivant M. Lopez, qui en conclut que cette gutturale est identique à la sifflante formativè du génitif aryaquie. C'est aller un peu tîle â la conclusion : la phonétique ne nous a nullement démontré l'identité des gutturales et des sifflantes quichuas, encore bien moins celle des gutturales quichuas et des sifflantes aryaques : de l'une ni de l'autre il n'a jamais été question; Que ce suffixe
A, foimatif du génitifi ait la môme oiigioQ que le suffixe Je qui forme' le participe présent des verbes et» par suite, les noms d'agent et les ac^ectifiai» c'est ce que je ne voudrais pas contester ; M. Lopez fait remarquer avec beaucoup de raison que le génitif est un véritable adjectif dérivé du nom. Mais cela est vrai de nombre de langues de toutes classes, isolantes conmie flexives, du chinois comme du sanskrit (1)^ et ne saurait permettre d'assimiler le k quichua au thème démonstratif qui forme le génitif aryaque. Au reste, le génitif en k est dialectal, et le véritable paraît être le génitif en />.
Gep(pa après ime consonne)» prononcé faiblement, équivaudrait à un y, lequel correspond à la terminaison du génitif grec en ow ssov; car cette terminaison est manifestement dérivée du possessif 9^ç sien, le f étant identique au y* Comment un linguiste a4;-il pu écrire ces lignes, où deux énormes erreurs se greûent l'une sur l'autre? M. Lopez ignorerait-il que le f grec provient du bb aryaque et n'a rien de commun^ ni avec Vu^ ni avec le r de cette langue, que peut .seulement remplacer le digamma? ignorerait-il que le génitif grec loyou est le même que Xo'^oU par disparition de i et contraction de oo en ou? qu'enfin ce dern,ier seul est primitif? J'aime mieux croire à une regrettable défaillance; quoi qu'il en soit, ni l'une ni l'autre des formes du quiçhita ne s'explique par l'aryaque.
â) Le datif se forme du génitif en p par l'adjonction de la particule ak^ correspondant à la racine aryaque ng de agere, conduire. A ce compte, wasi-p^ signifie maison ^ sien *^
(1) L'aryaque sja étant thème démonstratif, il est clair que, quand Taryaque dit dâma-s, le peuple, dâma'Sja, du peuple (^4/aoco), ddmasjO'S, populaire (^ii/xiacoç), il obéit au même instinct lin*guistiqii» QfDe le èixinûBi qui dit iAt4n» mel, ihidn tchi (en kouven), thidn t% (en k<raa&-ho«) (eiel lui), ^Idste, et thién tehi niù ou ihiân iî niù (ciel lui âUe), la fiUs du «Ml, rhiresdelle (plus élégamment thidn mt^).
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conduire. J'avoue ne pas comprendre comment cette agglutination étrange peut donner le sens du datif. Si du moins c'était l'illatif, on pourrait discuter l'étymologie proposée.
4) L'accusatif se formerait du génitif en k par l'adjonction de Ut : wasik, wasikta. Ceci n'est pas bien sûr : lesmots qui se terminent par une consonne prennent ka au génitif et simplement ia à l'accusatif : ainsi waman^ épervier, qui fait au génitif wamanka et devrait par conséquemt faire â l'accusatif wamankata , fait simplement wamanta (1) . Admettons toutefois cette formation de l'accusatif par le génitif, et voyons comment on nous l'explique de manière à faire concorder le quichua avec l'aryaque. Le suffixe ta, en aryaque, a une valeur passive : il donne donc le sens passif aux thèmes auxquels il s'agglutine ; or l'accusatif est bien en effet le cas du patient, comme le nominatif est celui de l'agent. Je crains bien qu'au fond de cette argumentation il n'y ait qu'un jeu de mots : l'aryaque dit dha^ placer, dba-ta, placé ^éroç, c'est-àdire que le thème démonstratif ta, suffixe à un thème verbal, lui donne le sens de participe passif; mais il y a loin de là à la transformation d'un thème nominal de sujet en nom d'objet. L'assimilation est tellement cherchée que je suis obligé, pour la détruire, d'employer des alliances de mots inusitées dans la grammaire, en faisant observer que l'accusatif n'est pas le passif du nominatif, mais du verbe qui le régit : en d'autres termes dans cette phrase, pater amat ûlium, ûlium n'est pas le passif de ûlius, mais du verbe amare. En tournant la phrase d'autre façon, on dira correctement, quoique inélégamment, Slius est [àmatus a pâtre, c'est-à-dire que le sufiixe ta s'agglutinera au thème ama pour le rendre passif;
. (1) M. Lopez nous dit bien que wamanta est par euphonie pour wamaiihta ; mais cette explication ferait supposer que le génitif de ce nom est wama'àh, tandis qu*il est voamanka, auquel on peut suffixer ta sans blesser Foreille la plus délicate.
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mais on chercherait en vain une combinaison, offinintle mâme sens, où ce suffixe s'annexerait au thème iS/i-.
5) L'afflxe locatif pi a été d'abord assimilé par M. Lopez à la préposition My sk. api, sur;* mais il s'est corrigé lui* même, et, comprenant l'impossibilité d'identifier morphologiquement une préposition et une postposition, il a, dans un erratum final rattaché pi au bhi aryaque suffixe de l'instrumental. Il n'y aurait pas d^objection contre cette dérivation si l'idejitité des deux déclinaisons était d'ailleurs démontrée, car l'affixe grec oc, qui correspond au j&iu aryaque, a également un sens locatif. Mais une semi-analogie aussi isolée est évidemment fortuite.
6) Le suffixe de l'instrumental wan serait le même que la préposition sanskrite sam^ avec. Phonétiquement, cette assimilation, que rend spécieuse la fausse orthographe bnan^ ne se laisse pas soutenir. Au point de vue de la morphologie elle constitue une erreur linguistique ; en effet, le préfixe sanskrit sam n'est point primitif ; il n'existait pas comme tel dans l'aryaque flexif, langue sans doute dépourvue de préfixations, à plus forte raison dans le préaryaque agglutinant. La grammaire d'une langue agglutinante n'étant au fond qu'une syntaxe, comme celle d'une langue isolante, c'est méconnaître toutes les données syntactiques du langage que d'admettre que l'aryaque agglutinant ait pu posséder des mots vides indifféremment préposés ou postposés, ou que ce qui était postposition chez lui ait pu devenir préposition dans les idiomes analytiques qui en sont dérivés.
7) La particule man de l'illatif est évidemment significative de tendance, et il n'y a aucun inconvénient à l'assimiler à l'affixe man qui forme le mode optatif des verbes : apani, je porte, apayman, je voudrais porter. Mais, quant à y voir la racine aryaque ma, mesurer, man, penser, c'est tout autre chose. L'agglutination « maison -f- penser » ne donne que très-imparfaitement le sens de « vers la maison », et rappelle un peu la plaisante dérivation du Digeste, testamentum ex eo
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dioiam eat quia tesiatio menUa eut, sur quoi un glossateur de bon sens fait observer qu'à ce compte il faudrait traduire axaremêniam par exoreti» mentis. Mais rétymol^gi^ n'y regarde pas de si près.
8) La forme de l'ablatif mania serait celle de l'iliatif élevée a« passif par l'adjonction du sufiBxe ta, L'éiévaitioa d'une forme au passif par ce procédé est une singularité linguistique déjA jugée. Mais, même en l'admettant ici, on ne voit point comment le sens de « vers la maison », élevé au passif, peut dev^ur « loin de la maison ».
Telle est la prétendue concordance des deux déclinaisons quichua et aryaque ; telles sont les preuves que Fauteur nous donne de l'afQnité des deux langues. Qu'il nous permette de lui poser une question : si la comparaison de quelques mots quichuM avec quelques mots sanskrits ne lui avait révélé entre eux quelques analogies fortuites qu'il a jugées organiques, eut-il jamais songé, sur la seule ii^spection de la mor-^ phologie de sa langue, à la rapprool^r de l'furyaque?
Et ce n'est pas tout encore : un point auquel il n'a pas songé, la combinaison du suf&xe plural et du sufiBxe casuel, accentue d'un dernier trait ces énormes dissemblances. Soit un cas quelconque de l'aryaque, l'instrumental singulier, par exemple, akrabbi (gr. iirno^), qui fait au pluriel akvabbis (lat. eqvobus) ; cette forme appelle dans le préaryaque agglutinant une forme ancesti*ale akvarbbi-sa. On voit que le sufîixe plural s'agglutinait à la forme casuelle. Abstraction faite de la forme des afdxes primitifs du préaryaque, l'ordre dans lequel ils se suivaient, la syntaxe^ qui dans toute langue de postposition constitue l'expression vivante du génie linguistique, ^ dû se conserver intacte en quichua. Point, c'est l'inverse : en quichua, waaipi^ dans la maison, wasikunapi^ dans le$ maisons, l'ailixe plural précède l'afiixe casuel. Dira-t-on qu'il en était peut-être aiqsi en préaryaque? Mais alors l'aryaque flexif aurait complèteQient et sur toi^s les points essentiels dévié de son ancêtr^. Oui, il y a pkis de raisons lexiolor
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giquéâ â'apparetiter ie quiohua au turic, «a nii^yar^ au basque, ati mandchou, qu'à l'indo-duropéeu. Ce» raisons» M. Lopez ne les voit pas, et passe outre ; M. Ellis, (|ui eu pourrait triompher, ne les voit pas davantage et se cantonne dans son aride et stérile nomenclature de mots» et nons^ qui ne tenons pas pour suffisantes quelques ressemblanoes loin*» taines et isolées, nous y voyons un motif de oonelure que Tune et l'autre thèse se valent.
§ V. — Pronoms Et aïtîxïs i^osSBSsifs.
Les déu^t pronoms de la première et de la deuxième pet** sonne sont respectivement noqàf je, et ^jsd, toi. M. Lopez voit dans le premiet* le iJffd Chinois, ie nak égyptien, le anoki hébreu. Libre à lui^ et nous n'y contiredirons pas; aux sino** logues et séiïiitisànts d'aviser. Pour nous, il ne nous déplidt pas de vôii^ l'hypothèse aryo-quichua , qui jusqu'ici s'était tenue dans une sage réserve, virer tout-à-coup à la théorie unitaire et dévoiler nettement son caractère antieoientifique. Soit, le pronom quichua est chinois et hébreu, mais à coup sûr il n'est pas aryaque. Le pronom aryaque, en effet, n'est pas abam, comme le croit M. Lopez^ mais agbam ou mieux agam pour magam. Il ne provient pas d'une racine ak ou ik^ m même du radical du numéral sanskrit êka, vjx (i); il s'e$t formé très-probablement de la racine ma, qu'on retrouve intacte dans Taffixe de conjugaison de la première personne, par suffixation de la particule ga, gr. yt^ en sorte que sa forme prëaryaque était simplement ma. Après cela, que le pironorti hoqa signifié étymologiquement « l'homme par êxoel-. lence », ce qui ferait du quichua une laùgue péu courtoise et
(1) Prendre âàns Ift forme txihaj êka, un, ik pour la racine^ tandis qu'elle est tnanifeétement eôttiposée de t gounifto et ka suffire, coàime le montre le gotique ai-na, est une erreur inconcevable de la part d*un linguiste.
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réloigneraii beaucoup du chinois, cela n'importe ^ère au débat; hoqa n'est point le ma aryaque, voilà pour nous l'essentiel.
Qam est manifestement l'aryaque /qaid» par une permutation hardie qui, chose curieusOi afiecte la racine du mot (iu) et respecte le sui&xe. Pour justifier cette permutation, à laquelle sa phonétique ne nous avait pas initiés (1), l'auteurinvoque le patois beauceron que Molière met dans la bouche de ses paysans, et la tranformation qu'a subie l'anglais steelj acier, en passant dans le hawaïen, où il est devenu kila (2). M. Lopez a tout simplement donné à un remarquable passage de M. Max Mûller (3) une extension que cet auteur ne manquerait pas de désavouer; que la permutation de dentale en gutturale soit possible, qu'elle soit familière à plusieurs langues, c'est ce que personne ne contestera; s'en suit-il qu'elle soit une des lois de la phonétique quichua? En aucune façon. Et ici nous n'avons pas affaire à une simple dentale, mais à une racine composée de dentale et labiale, iu, que toutes les langues indo-européennes ont conservée absolument intacte.
Le pronom hoqa a deux pluriels, l'un inclusif, l'autre exclusif, employés suivant que la personne qui parle embrasse dans sa pensée la totalité ou seulement une partie de ses interlocuteurs. Ainsi, dans une assemblée composée d'hommes et de femmes, un homme dira, nous tous tant que nous sommes, honmies et femmes, hoqancik; voudra-t-il au con-
(1) Pour appliquer ainsi dans sa morphologie de prétendues lois phonétiques dont il n*a pas été question dans sa phonétique, il faut vraiment que M. Lopez se fasse une idée bien inexacte de la rigueur de la méthode linguistique.
(2) Le hawaïen, n'ayant pas de t, change le t anglais en k. Mais peut-on arguer par analogie d'une langue qui n*a pas de dentales à une autre (le quichua) qui en possède jusqu'à trois?
(3j Max Minier. Nouvelles leçons. Paris, 1867 (Durand), trad. Harris et Perrot, t. I, leçon IV, p. 211. '
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traire dire, nous autres hommes, à Texclusion des femmes, il 66 servira du pluriel hoqayku. Cette existence d'un double pluriel, limité au pronom de la première personne, sépare radicalement le quichua de Faryaque, qui ne porte pas trace d'une pareille distinction, et l'apparente étroitement aux autres langues américaines, qui pour la plupart usent de ce procédé. Quant à qam^ il peut former le pluriel par la suffixation ordinaire kuna^ ou revêtir la forme qaméikj ou enfin renforcer cette dernière elle-même par l'adjonction de kuna; mais ces trois pluriels n'en font qu'un au point de vue du sens.
Essayons de nous rendre compte de cette singularité du double pluriel ; nous y découvrirons peut-être un exemple de la profonde logique que déploie le génie de la langue même la plus rudimentaire. Tout d'abord serait-il téméraire d'assimiler le suffixe cik à l'adverbe éika, qui lui est phoniquement identique et signifie c autant, aussi grand, aussi nombreux » ? Je ne le crois pas, et pense pouvoir admettre que qamcik signifie toi -f- autant (qu'il y en a), vous tous tant quevous êtes. D'ailleurs, comme l'esprit humain conçoit très-bien et cherche à exprimer l'içlée de l'existence d'une pluralité d'êti*es en dehors du moi, on pourra également dire qam-kuDa, la pluralité de toi, qamcikkuna, la pluralité de toi autant il y en a, c'est-à-dire vous tous.
Mais tout au contraire le moi se sent un, affirme son unité, et l'homme répugne à conserver une pluralité de moi : hoqakuna ne saurait donc avoir aucun sens. La forme qui, dans la langue perfectionnée, devenue capable d'exprimer les idées abstraites, engendre le pronom nous, est à l'origine moi et toi, moi et lui, aryaque ma-sa, suffixe de conjugaison. Dans hoqancik il est permis de reconnaître : soit noqthqam-cik, moi -f- toi -f- autant, agglutination avec abréviation trèsadmissible, beaucoup moins forte à coup sûr que celle de l'espagnol usted pour vuestra merced; soit hoqa-n-èik, moi -|- lui -f- autant, n étant caractéristique de la troisième
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personne du singtili^ du verbe (V. inlRra). Ainsi ce pronom signiBerdit « moi et tous tous > ou c moi et eux tous ». D'autre part, dans Soqajrku, on retrouve, après le y d'origine obscure, peut-être simplement euphonique, la terminaison kû de ia troisième personne du pluriel du verbe : il signifierait donc c moi 4" plusieurs, moi et eux i l'exclusion de VOUS » (1).
Cette explication, qui rend un compte asse^ satisfaisant de la différence de sens des deux pluriels, a échappé à M. Lopez, qui d'ailleurs ne les a considérés que dans leur rôle d'affixes de conjugaison, et non comme éléments pronominaux. C'est un tort évidemment, car en toute langue les affixes personnels de conjugaison ne sont au fond cpie des thèmes pronominaux abrégés et plus ou moins défigurés. Ce faux point de départ l'a conduit à une conclusion inadmissible : il cherche en aryaque la racine du suffixe èiky si apparente en quichua, la trouve dans le sanskrit Sbiy rassembler, et admet que munanéik, par exemple, « nous aimons », est pour munancici, signifiant < l'union de ceux qui aiment ». Au contraire, la racine de yku est la même que celle du grec IJ, et emporte une idée d'exclusion. Comment noqa-ci-ci, moi + unir -|- unir, et surtout noqa-yka, moi + dehors, peuvent-ils bien former le sens de « nous » ?
Les pronoms démonstratifs du quichua sont pay, il, kay, tbay. èakajr, désignant diverses nuances d^éloignement. Les thèmes démonstratifs de l'aryaque, très-nombreux, n'ont rien
(l) Si, à propos de ces dérivations, on m'adresse le reproche d'fEyoir.A mon tour sacri&é au démon de Tétymologie, je répondrai 8ilppl^ment : 1<* que je ne m'en dissimule pas les points faibles et ne len doi^ne que squs toutes réserves, tout en les tenant pour légitixnes; 2» que mon seul but, en les hasardant, a été d'opposer des résultats au moins plausibles aux invraisemblables dérivations qu'on va lire.
qui rappelle direetement ces formes. D'ailleurs sur ce point en particulier rhamophoûie même ne prouverait rien.
Pôrmi le^ pronortiS interrogatifs, le seul qui offre une aindlogie appâi^fêr avec urt thème aryàque est pi (qui),- phoniquefment idefMiquè à Tôsque pis ((fuis ?). Mais celui-'ci proviéflt de Tary'aqué Ici^, Quaind la permutation de ir aryaque en p quichufll se#à démoMréô, èomme Test' la loi phonétique de la génération du p osque, aFors seuléinerit on |)Oufrra àdmetlrte ridentité dçs deux, formes.
Tous les pronoxbs quichuas se déclinent par l'adjonction des mêmes aiBxes que ceux de la déclinaison des noms. En aryaque les deux déclinaisons diffèrent sensiblement.
Une dernière remarque. Le qilichua n*a ni pronoms ni adjectifs possesi^fs, et, comme Tottoman, il rend l'idée de possession en suflixant au nom de l'objet possédé les affixes de conjugaison. Ce procédé était-il également familier au préaryaque agglutinant? Il est permis d'en douter, ou du moins il Fa perdu de Irès-bonne heure, car il n'y en a plus trace dans l'aryaqae flexif. En tous cas, si ce n'est pas là une différence, ce ù'est pas non plus une analogie : aussi sait-on gré à M. Lopez de n'avoir pas sur ce point tenté un rapprofchement.
g VI. — t)u Verbe.
Le verbe* qtiîchtfà pàteUi avoir, coîrimé te verbe ar yâquë, des sitfftxes temporaux, môdati:}t et personnels ; mais ils" sont beiaucoup plus difHciles à démêler qde Aàtis lia conjugaison aryaque, bien moiùs régulière'ment employés et disposés dans un ordre tout différent. Qfu'on en juge.
Le suffixe du présent est d ; comme en ottoman, la troisième personne du singulier est dépourvue de suffixe personnel, et les suffixes des autres personnes s'agglutinent à la forme de celle-ci, sauf une exception pour la forme exclusive de la
première personne du pluriel, qui autrement prêterait à confusion avec la troisième personne du même nombre. Le suffixe modal de l'indicatif est mi\ mais d'habitude on Tornet au présent, et même aux autres temps, et il ne seii; qu'à donner plus de précision à la conjugaison périphrastique (V. infra). Voici, d'après ces données, la conjugaison du présent de l'indicatif en quichua, et d'autre part ce même temps tel qu'on peut 1q restituer en préaryaque agglutinant :
Sing. 1. apa-n^i, je porte. ' bbar-a-ma,