‹ Le R.P. Bouchard, missionnaire apostolique [microforme]Chapitre 31 sur 68 · CHAPITRE CIN QUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CIN QUIÈME

Le général Gordon.—Sa naissance.--Guerre de Crimée. Chinese Gordon. — Gouverneur à Khartoum.— Témoignage de Mgr Comboni.— Témoignage du R.

P. Bouchard.— Expédition du Nil.—Les bateliers canadiens.—Le R. P. Bouchard nommé chapelain,

L'anéantissement total du corps d'armée d’'Hickspacha avaié mis legouvernement britannique dans le plus grand embaras. Ne sachant plus que faire, il s’adressa au seul homme qui lui semblait capable de rétablir le prestige du nom anglais dans le Soudan, et d'en défendre la capitale, Kliartoum, et cet homine était le général Gordon. Aussi grand par ses vertus chrétiennes que par sés exploits militaires son nom sera éternellement béni dans l’histoire de Psusieurs peuples comme celui d’un de leurs plus illustres bienfaiteurs, Né à Woolich, (1) le 28 janvier 1833, il commençait À 22 ans sa carrière militaire

1. Cette notice biographique est tirée d’un article de M Raoul Loky.

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dans la guerre de Crimée, et, avec ure blessure glorieuse reçue à la tête, la veille de la prise du Mumelon, il remportait ie ruban de la légion d'honneur et le grade de capitaine. Après la campagne, ses aptitudes topographiques le firent adjoindre à des commissions chargées de délimiter les frontières du Bas-Danube et les nouveaux confins de l'Arménie. En 1860, il fut envoyé en Chine, e& joua un rôle actif dans le siège de Pékin par Îes alliés. Mais ce fut en 1863 que commencèrent les merveilleuses aventures qui valurent au jeune officier le nom de Chinese Gordon. Dans un pays déjà ruiné par la guerre, et avec «les troupes sans discipiine et souvent sans valeur, il fit des prodiges d’organisation, des actes presque inouïs de courage, et par une série de victoires, mit fin à la terrible insurrection des Taï-pings. Gordon reçut le titre de Ti-tu, le plus élevé de la hiérarchie miüitaire, la plume de paon et la jaquette jaune ; mais il refusa avec dédain les 10,000 taëls qui constituaient ia dotation de titres qu’on lui octroyait. Il était au reste parfaitement dégoûté de la cruauté et de la duplicité des Chinois. Quand naguère le vieux Li Hung-Shang

visita l’abbaye de Westminster à Londres, il ne

Dire

re glo- ‘ __ manqua pas d'aller saluer profondément le monu- | dt: Mi- ! ment funèbre élevé à ia mémoire de Chinese Gor- 11 d'hôn- ; don, et d'y déposer une riche couronne en témoi- L pagne, gnage de sa vénération et de sa reconnaissance pour (l dre à le libérateur de son pays. | ntières : Gordon revint en Angleterre avec le brevet de | R Armé- lieutenant-colonel et la décoration de l’ordre du bain. | ; ua un 4 Il séjourna quelques années à Gravesend et y mena 11 s. Mais la vie d'un véritable membre de la Saint-Vincent ( leuses . de Paul. Sa maison était transformée tour à tour a om de L en école et en hôpital. Chez lui les pauvres et les | par la malades étaient les bienvenus. Il ramassait dans les {| + sou- ruisseaux les enfants abandonnés, les habillait et les | anisa- gardait des semaines entières dans sa demeure.

er une Profondément religieux, c'est par la méditation as-

ection siuue des vérités chrétiennes et par la pratique de la

tu, le p'ière, qu'il était arrivé à un état de perfection rare

me de | chez un homme de sa cci:dition. Quoique protestant, :

lédain à il comprenuit merveilleusement les passages les plus

n des obseurs des théologiens catholiques, et dans les der-

AREA É nières années de sa vie, l’Imitation de Jésus-Christ

té des était devenue avec la Bible sa lecture de tous les

Shang | jours.

, ilne L 7.

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