Aunales de la Propagation de la Foi
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cerdoce dans ases missions naire de |’A- , fit de l’état bleau, que le son existence rité maudite !
sur les bords quateur, qui sionnaires en
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indomptable » et les romes vastes et
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euses tribus
e la Nigritie, il revint en Europe, fit approuver et bénir par le Pape les projets qu'il avait formés, et arcourut, durant trois années, l'Italie, la France, Espagne, l'Angleterre, l'Allemagne et l'Autriche,
pour faire connaître l'importance de son entreprise
et s'assurer les moyens de la faire réussir. Grâce
l'archevêque de Vérone, l’illustre marquis Louis le Canossa, (1) il put fonder dans cette ville deux instituts qui existent encore, l’un pour les missionhaires, et un autre pour des religieuses auxquelles
donna le nom de Pieuses Mères de la Nigritie.
“Quelques années plus tard, il établit deux maisons bu Caire, l’une pour les nègres et l’autre pour les hévresses. On comprend toute la sagesse de cette bruanisation. Les missionnaires, religieux et reliieuses, étaient d'abord préparés à Vérone par une prmation spéciale, pou: l’œuvre difficile à laquelle s étaient destinés. Puis on les envoyait au Cair+,
1. Le même archevêque qui ordonna le Père Bouchard. 1] St le glorieux descendant de la célèbre comtesse Mathilde e Canossa et le neveu de la Vénérable marquise Madeleine de anossa, fondatrice des Filles canossiennes de la Charité, Ce rince de l'Eglise, né en 1809, a été créé cardinal par Pie IX le
1 mars 1877.
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pour les habituer peu à peu au climat de l'Afrique &
et aux fatigues de l'apostolat.
C'est en 1872 que Mgr Comboni fut nommé provicaire apostolique de l'Afrique Centrale et que les missions en furent confiées au nouvel institut de Vérone, où nous avons vu que le Père Boucharl
avait fait sa théologie et reçu les ordres sacrés.
La mission de Khartoum existait déjà. Mgr Con-
boni fonda celle d'El-Obeïd, la capitale du Kordofan.
et au sud-ouest, une autre dans le Gebel Nouba.
Enfin il inaugura la mission de Berber, placée dans
un site admirable sur les rives du Nil, au point de réunion des caravanes de Khartoum, de l'Egypte
par le désert de Korosco, et de Souakim sur la mer
Rouge. Dans l'espace de quelques années et au
prix de très grands sacrifices, il avait réussi à ren-
dre ces missions relativement prospères et à opérer
des merveilles de conversions. C’est sous la direc-
tion de ce véritable apôtre, que le Père Bouchari
allait diriger la portion du troupeau du Seigneur
confiée à son zèle sacerdotal. fais il devait d’abord
faire son apprentissage au Caire, et c'est de cette
ville que, le 23 février 1879, il adressa à Madam
veuve Romain Lebel l’intéressante et touchante
t de l'Afrique
ettre qu'on va lire.
la vénérée grand marnan t nommé pro- ,
ale et que les Je profite du premier moment libre pour vous
el institut de Mannoncer mon heureuse arrivée en Egypte, après
ère Boucharil plus beau voyage qu'il soit possible d'imaginer.
res sacrés. Parti de Vérone avec deux prêtres de la même so-
iété, je me suis rendu à Rome, où j'ai demeuré une
à or l)- 1 . \ .
éjà. Mgr Con emaine, et où Jai eu le bonheur de me prosterner
du Kordofan.
Gebel Nouba.
r, placée dans
Pas
ux pieds du Saint-Père. Je vous assure que Île
œur me battait bien fort lorsque je me suis trouvé
n présence de ce noble et auguste vieillard, Vicaire
il, au point d
» Jésus-Christ, qui nous a accueillis avec une
, de l'Egypte
bonté vraiment paternelle.
in sur la mer
T " R | — . £ : : . è . + sééese et au Nous nous sommes agenouillés pour lui baiser le
t réussi à ren- ed, mais il nous à tendu sa main que nous avons
es et à opérer MBaiSie avec amour, Après nous avoir donné de sages
vis au sujet de la difficile mission que nous allons
ntreprendre, le Saint-Père a daigné s’entretenir fa-
sous la direc-
Père Bouchari
du Seigneur ilièrement avec nous pendant quelques instants, devait d'abori c'est de cette
seu à Madanik
k, vers la fin de l'audience, nous lui avons demandé
lusieurs pouvoirs et privilèges qu'il nous a libéra-
ement accordés, entre autres une bénédiction spé-
ciale pour tous nos parents, amis et bienfaiteurs Après avoir été bénis, nous lui avons de nouveau baisé la main, et bien à regret nous nous sommes retirés. En sortant du Vatican, nous sommes allés prier au tombeau des saints apôtres, et nous avons demandé à Dieu par leur intercession la grâce de remplir fidèlement l’importante mission que le Vicaire de Jésus-Christ venait de nous assigner. Mais je ne vous ai pas tout dit des bontés du Saint- Père à mon égard. Cemme notre départ de Vérone avait été très précipité, je n'avais pas eu le temps de me procurer un trousseau de missionnaire : autel
ortatif, ornements, vases sacrés, etc.
Le supérieur m'avait dit de me rendre au Caire et qu'il ferait tous ses efforts pour me faire avoir un trousseau. Tout cela me paraissait pouvoir subir des retards regrettables, et je résolüs de m'adresser
au Pape et de lui demander de me faire une part
{ de ses largesses et de sa chaiité. Je chargeai de Î cette demande un bon Monsignor qui s'est montré très bon pour moi et qui voulut bien présenter ma
| supplique. Imaginez mon bonheur, lorsque ce digne
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ecclésiastique ne remit le magnifique cadeau du
à a Gomorra
Saint-Père . un trousseau aussi complet qu'il fût
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ienfaiteurs de nouveau ous somines mmes allés nous avons la grâce de à que le Vi- 1S assigner.
és du Saintt de Vérone eu le temps
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re au Caire faire avoir uvoir subir m'adresser ‘e une part hargeai de ‘est montré ésenter ma ue ce digne cadeau du
et qu'il fût
permis de désirer. Je reçus d'autres personnes des
objets d’une assez grande valeur et le Supérieur de
| la Propagande me fit don d’un splendide calice, de | sorte que je partis de Rome bien heureux et muni
» de tout ce qui est nécessaire à un missionnaire.
De Rome, nous nous sommes rendus à Naples où nous avons demeuré seulement deux jours, puis
nous nous sommes embarqués pour l'Egypte.
Adieu, belle Italie, où j'ai passé de si beaux jours : adieu, Canada ! adieu, tout ce qui m'est cher ! il faut me diriger vers une terre inhospitalière, pour y vivre et peut-être pour y mourir bientôt sous un ciel de feu et au milieu de peuples barbares. Jamais de ma vie je n'ai éprouvé autant de tristesse et
d'angoisse.
Heureusement que ces pénibles moments ne furent pas longs pour moi; Dieu demande des sacrifices, mais aussi il sait en tempérer l’amertume et il ‘donne les forces pour les faire. D'ailleurs le mis-
sionnaire a un compagnon inséparable, son crucifix,
qui lui rappelle à chaque instant qu'un Dieu l'a dracheté au prix de son sang ainsi que chacune des
Rimes vers lesquelles il est envoyé. Alors ses peines
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semblent bien petites, son zèle s'enflamme, et il est
prêt à marcher courageusement et à travailler pour
la gloire de Dieu et pour le salut des âmes. Nous
mîmes quatre jours pour nous rendre de Naples à
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Alexandrie, Jamais je n'ai vu la mer aussi calme ;
nous faisons vraiment un voyage d'agrément. Quelle
différence de climat entre l'Italie et l'Egypte! A