‹ Le R. P. Félix de la Compagnie de Jésus [microform]Chapitre 22 sur 23 · KETRAITES DE NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

KETRAITES DE NOTRE-DAME

La Destinée, 1 vol, in-12 3 »

,L'Eternité, 1 vol. in-12 3 »

La Prévarication, 1 vol. in-12 3 »

Le Châtiment, 1 vol. in-12 3 »

Les Passions, 1 vol. in-12 ...... 3 »

Le Prodigue et les prodigues, 1 vol. in-12 3 » La Confession. Pourquoi on se confesse,

pourquoi on ne confesse pas. in-12 3 fp.

Après une long-ue vie consacrée en majeure partie au ministère de la prédication, le R. P. Félix est allé recevoir au ciel la récompense de ses travaux apostoliques. Quand la mort vint le frapper, le vénérable religieux s''occupait à revoir ses Retraites à Notre-Dame pour les publier et continuer ainsi, par le livre, le bien qu''avait fait sa parole. Les Pèi'es de la compag-nie de Jésus fl'ont pas cru pouvoir laisser dans l'ombre les travaux de leur illustre confrère. Nous ne pouvons que les en féliciter, et nous serions heureux que toutes les retraites du R. P^ Félix fussent successivement publiées. Le volume sur la confession, qui vient de paraître, n'est pas pour rendre ce désir moins vif, car toutes les qualités oratoires du P. Félix, surtout ses vertus apostoliques, se retrouvent dans ce nouvel ouvrag-e qui fait si dig-nement suite au 6 volumes de Retraites déjà publiées. Ceux de nos abonnés qui ont lu : Les Passions, Le Prodig-ue et les prodigues.

voudront se procurer: la -Confession, complément des ouvrag-es précédents. A ceux qui ne connaissent pas encore le P. Félix et qui désireraient un livre capable de les édifier et de leur faire du bien, nous recommandons instamment de lire cette Retraite. Disons enfin qu'aucun ouvrag'e n'est plus apte que celui-là a dissiper les préjugés, les ig-norances qui se rencontrent si fréquemment dans le monde au sujet de la Confession. Vous tous donc, qui voulez ramener à Dieu une personne qui vous est clière, faite lui lire ce volume, et si l'esprit seul est ég-aré ne doutez pas que cette lecture ne soit un puissant moyen de conversion.

Annales du Sacré Cœur

Ije Zèle sacerdotal, par le R. P. de Laage, de la Compagnie de Jésus. 1 vol. in-18, prix 1 Ir 50.

Le relig'ieux auteur de ce livre a été mCi, en l'écrivant, par la considération des difficultés actuelles que le prêtre rencontre dans la route peutrêtre plus épineuse que jamais de son important ministère. Aussi l'ouvrag-e contient-il avec les conseils ordinaires des avis plus en rapport avec la situation présente. On pourra jug-er de ces derniers par l'indication des quelques titres, suivants : La Science du prêtre. — La Prédication. — Le Pauvre et l'ouvrier. — L'Homme des classes supérieures. •— La Défense des droits de l'Ég-lise. « Afin que le cœur ait, comme l'esprit, son aliment, aux considérations qui s'adressent à rintelligence se trouvent jointes des prières où nos dignes prêtres retrouveront leurs propres

sentiments. » L'auteur qui parle ainsi a fait un livre pratique. Félicitons l'éditeur de nous l'avoir donné en un format commode et gracieux.

P. DEIDIER, m. s. c.

Pieux, es^ercicses en l'Itonneur de sainte Anne durant le mois de Juillet, et en l'Itonneur de saint Joacltini dut*ant le mois d'aoïit, 3e édition, revue et augmentée par

. un père de la Compagnie de Jésus, 1 vol. in-18, prix franco. 1 fr.

En recommandant aux fidèles l'usage et la lecture de cet opuscule, Son Eminence, le Cardinal archevêque de Toulouse, le juge «propre à propager, selon le désir de Sa Sainteté Léon XIII, la dévotion à saint Joachim et à sainte Anne. » Nous croyons en outre, que ces Exercices pratiqués avec esprit de foi et avec ferveur, donneront aux âmes chrétiennes, un amour profond du Saint-Siège et de Rome en même temps que l'éloignement le plus prononcé pour le libéralisme et pour les sectes que l'Eglise a frappées de ses analhèmes, et dont la ma-, lice vraiment satanique a causé et cause encore tant de maux à la société.

méditations pour tons les jours de

l'annéé^par le R. P. Bourgoing, troisième supérieur général de l'Oratoire, revue par le R. P. Ingold, 3 beaux vol. deprèsdeSOO pageschacun, Prix: 10,50; reliure en pleine toile tranches jaspées, le "volume, Ifr.; reliure demi-chagrin plats en toile, le volume 1 fr. 50.

Avec le premier dimanche de l'Avent nous avons commencé l'année liturgique. C^est Tépoque à laquelle d'ordinaire les personnes qui ont la salu-

taire habitude de l'oraison se mettent en quête d'un guide qui les conduira, pendant le cours de l'année qui commence, dans cette voie, dont le terme est le ciel, mais sur laquelle on s'expose facilement à faire fausse route.

Les livres de méditation ne font pas défaut, grâce à Dieu. Notre époque en a fourni, et des meilleurs : il suffit de nommer M. Hamon, le P. Chaigon, le P. Bronchain, M. Branchereau, pour ne parler que des plus récents. Mais sans faire tort à l'école de spiritualité contemporaine, il est bon quelquefois de revenir aux maîtres plus anciens qui ont tracé la voie à ces derniers. Nous ignorons ou nous oublions trop facilement qu'au dix-septième siècle notre pays a fourni des maîtres de premier ordre dans la vie spirituelle. Sans parler de saint François de Sales que son titre de docteur de l'Eglise place hors de pair, et de saint Vincent de Paul qui, pour avoir peu écrit n'en est pas moins un maître hors ligne, la France compte à cette époque l'école de l'Oratoire et celle de Saint-Sulpice dont procèdent directement Bossuet et Fénelon, le premier tenant d'avantage de l'Oratoire, le second de Saint-Sulpice (1).

Un membre des plus distingués du nouvel Oratoire français, le R. P. Ingold, justement jaloux de

(1) Nous-ne voulons pas oublier que la compagnie de Jésus fournit également à cette époque des maîtres admirables de la vie spirituelle. Il sufBt de nommer le P. Nouet, le P. Croisset qui sont encore connus et goûtés, et le P. de Ca- -maret leur digne émule, dont la famille appartient à nos contrées, et dont les œuvres mériteraient bien d'être remises en lumière.

L'ordre de Saint-Dominique et celui des Minimes fournii-ent aussi au dix-septième siècle, des auteurs ascétiques estiniés, tels que Massoulié et Avrillon.

l'honneur de ses devanciers, a tenu à faire revivre les leçons de l'héritier direct des Bérulle, et des Condren, le R. P. Bourgoing. II a donc édité de nouveau, il y a peu d'années, et il vient de réimprimer, pour la seconde fois, en trois volumes in-18,les célèbres. Méditations sur les vérités et excellences de Jésus- Christ Notre- Seigneur que composa le troisième supérieur général de l'Oratoire et qui firent pendant plus d'un siècle les délices dés âmes pieuses. Un quatrième volume parut en dernier lieu et renfermant les méditations du R. P. Bourgoing sur les Litanies du saint Nom de Jésus et sur celles de la très sainte Vierge a complété cette belle publication (1).

Nous ne saurions faire un trop grand éloge des méditations du R. P. Bourgoing. Pour les bien connaître, il faut les avoir pratiquées, il faut avoir goûté cette doctrine sublime et profonde qui fait entrer l'âme de plein pied dans le domaine de la plus haute théologie et qui ne descend jamais de ces •hauteurs : il faut avoir savouré tout ce qu'il y a d'onction dans ces épanchements avec le Verbe incarné, la grande dévotion de l'Oratoire, et avec la très sainte Vierge Marie .

Que si nous voulons nous borner à des arguments d'autorité, il nous suffira dlnvoquer l'expérience du grand siècle, où l'on ne se contentait pas d'une spiritualité â l'eau de rose, mais où l'on cherchait surtout le fond et la doctrine. Richelieu, au milieu même de ses occupations les plus absorbantes, lisaitet méditait assidûment le P. Bourgoing; Massillon s'en nourrissait fréquemment et Bossuet enfin, dans l'Oraison funèbre du P. Bourgoing qu'il

(1) 1 vol. in-18, prix.: 3 fr. 30.

prononça de cette même voix qui devait faire, un jour l'éloge d'Henriette d'Angleterre et du grand Condé, les appelle des «. méditations toutes pleines » de lumière et de grâce. Elles sont, ajoute-t-il, » entre les mains de tout le monde, des religieux, » des séculiers, des prédicateurs, des contemplatifs, » des simples et des savants. Dieu vivant et éter- » nel, s'écrie encore le grand orateur, quel zèle, ï quelle onction, quelle douceur, quelle force, quelle » simplicité et quelle éloquence! »

Qu'après deux siècles et demi les Méditations du P. Boupgoing n'aient pas vieilli, c'est ce que nous attestent Mgr Perraud, MgrGay , Mgr Catteau, évêque de Luçon, tous ceux, en un mot, qui ont goûté une seule fois à cette admirable doctrine.

En voilà plus qu'il n'en faut pour prédire un véritable succès, à la nouvelle édition, (la trentedeuxième), qui vient de paraître à la librairie Téqui par les soins du R. P. Ingold, enrichie de précieux sommaires qui facilitent l'intelligence du texte et la préparation de l'oraison.

P. DE Terris.

ParMoMtsetpavVaïix. par Jean Vaudon. 1 beau vol. in-12 couverture parchemin. Prix 3fr., franco : 3fr. 40.

Pour une fois^ voilà un titre qui ne ment pas. C'est bien un voyage par monts et vaux à travers les plaines célèbres du pays messin, les collines du Luxembourg et les bords du Rhin que ce volume nous fait faire en la compagnie du plus aimable de tous les guides. Le nom de Jean Vaudon qui figure en vedette sans autre qualificatif est bien celui d'un théologien éminent, d^un orateur chrétien de premier ordre, doublé.

ce qui ne g-âte rien, d'un artiste et d'un poète. Je n'ai vu qu'une fois dans ma vie le P. Jean Vaudon, missionnaire du Sacré-Cœur d'Issoudun ; c'est l'impression qu'il a produite sur moi comme sur tous ceux qui l'approchent. Mais j'ai vu aussi les lieux qu'il décrit avec le cœur d'un patriote et la distinction de style d'un littérateur de la bonne école. J'ai vu cette vallée; ;de la Moselle qui a été décrite par tant de plumes élégantes depuis Ausone jusqu'à Stéphen Liég-eard, et cette héroïque ville de Metz, autrefois surnommée la Pucelle, qui pleure encore sa virginité violée par le talon d'un soudard allemand; j'ai vu ces horizons mélancoliques que domine une ceinture de forts qui passaient jadis pour inexpugnables, le Saint- Quentin, Plappeville, Queuleu, etc., les champs de bataille de la grande guerre, tous ces lieux en un mot aux souvenirs toujours poignants. Visitez-les, si mieux ne pouvez faire, en compagnie du P.

Vaudon : vous aurez en le lisant l'illusion de la réalité.

Je ne connais pas le Luxembourg ni les pords du Rhin qu'il décrit dans la seconde moitié du volume; mais à la lecture de la première partie^ on peut juger sans peine que ce tableau si animé et si alerte est bien un tableau vivant.

P. DE Terris.

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