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“ Lui-même dans son auguste ministère la célébra, cette messe, en appelant sur nos œuvres toutes les grâces et les bénédictions.du Ciel.
“ Mais ce n'était pas seulement sur les Vierges élues de Dieu pour se consacrer à cette œuvre sainte que le P. Saché répandait les trésors de son cœur et de sa charité; les pénitentes faisaient l'objet de sa tendre sollicitude ; il les encourageait à persévérer dans la bonne vie et leur témoignait en toute circonstance le plus grand intérêt.... Les pénitentes! oh! pour elles sa charité était inépuisable. Point de lettre qui ne renfermât quelques conseils, encouragements, pratiques pour stimuler leur ferveur, anecdotes même pour les édifier et les récréer à la fois.
“IT avait promis à ses chères 77//es du Cœur Immaculé de Marie, comme ïl les appelait ordinairement, d'offrir, à la mort de
QUÉBEC 75 chacune d'elles, le Saint Sacrifice pour le repos de son âme, et il ne manquait jamais de dire qu'il avait rempli sa convention."
Avec une telle largeur de cœur, un dévouement si charitable, une piété si pleine d'effusion, il n'est pas étonnant qre le P.
Saché, dès son premier séjour à Québec, ait exercé dans les communautés religieuses de la ville un ministère fécond en fruits de salut. Nous venons de voir la part qu'il prit à la fondation et aux premiers accroissements de l’'Asile du Bon Pasteur, voici maintenant comment les Ursulines de Québec apprécient la venue de ce Père et les rapports qu'il eut bientôt avec leur communauté : “ Le vénérable et regretté Père Saché est considéré à bon droit comme un bienfaiteur spirituel insigne de la communauté des Ursulines de Québec.
Il nous aimait comme ses filles, et nous avions pour lui la vénération la plus pro-
fonde et l'affection filiale la plus vraie. Ses lettres si aimables et si saintement joyeuses, si remplies d'affection, sont conservées dans nos archives et prouvent combien ce bon Père se sentait heureux de saisir toutes les occasions de nous rendre service et de nous faire plaisir.
“Depuis son arrivée dans le pays en 1849, jusqu'au Jour où il plut au Seigneur d'appeler à lui son fidèle serviteur pour couronner cette sainte et longue carrière, le vénérable Jésuite est toujours resté l'ami dévoué, le sage conseiller de cette portion de la famille d'Ursule. Nos fêtes relivieuses et nos fêtes de famille le trouvaient toujours prêt à nous faire entendre sa parole si pleine d'énergie et d'encouragement.”
Les Sœurs de la Charité ne tiennent pas un autre langage : “ Nous lui devons,” disent-elles, ‘“ une reconnaissance éternelle:
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pour le bien immense qu'il a fait à notre communauté par son zèle, son dévouement, sa prudence consommée et la constante édi-
fication qu'il nous a donnée. Depuis 1852,
époque où il prêcha pour la première fois.
notre retraite annuelle et où il fit preuve d'une sagesse et d’une sainteté peu communes, il ne cessa de nous témoigner en toutes rencontres la plus grande charité.
Toujours il fut pour nous un appui dans le besoin, un guide dans les épreuves et un conseiller sage et prudent.”
Cependant les soins assidus qu'il donne aux âmes consacrées à Dieu n'absorbent pas tellement son activité qu'on ne le voie partout à la ville et à la campagne distribuer le pain de la parole sainte ei ious les secours du ministère sacerdotal. Il est donc permis de dire que si les commencements de la Résidence de Québec furent humbles et souvent entravés par le manque
d'ouvriers évangéliques, le P. Saché sut si bien se dépenser, se faire tout à tous que les quatre premières années qu'il passa dans cette ville furent des années de labeur incessant et de succès presque incroyable.
Ajoutons qu'il trouva dans la protection toujours bienveillante de Mer l'Archevêque, dans la confiance du clergé et la bonne volonté des fidèles de si vifs encouragements et des consolations si puissantes qu'il se sentit dès lors comme rivé par l'affection à cette chère Résidence et se croyait toujours en exil quand il portait ailleurs ses travaux
et son zèle,