‹ Le R.P. Louis Saché de la compagnie de Jésus [microforme]Chapitre 23 sur 31 · RE · texte numérisé non relu

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Colonie, célébrait son jubilé de prêtrise.

“ Cinquante ans de prêtrise,” ajoutait-il, “ quelle belle couronne sur la tête blanchie d'un Père de la C ‘‘pagnie de Jésus ! Cinquante années de ètrise ! c'est cinquante ans de luttes, de combats, d'apostolat, d'abnégation, de dévouement, de sacrifices et souvent même de martyre pour la gloire de Dieu et le bonheur de ses semblables,

Le R. P. Sach€ vient de parcourir cette glorieuse étape dans le service du Seigneur ; il a toujours cherché à mener une vie humble et cachée, mais il ne faut pas l'oublier, le plus obscur missionnaire mérite souvent autant devant Dieu que le plus illustre prélat, et la vertu, même ici-bas, ne reste jamais sans récompense.”

La Congrégation de la Haute-Ville, celle de St. Roch, les Enfants de Marie, les.

Communautés des Ursulines, des Sœurs de la Charité, du Bon Pasteur présentèrent

NOCES D'OR 167 des adresses touchantes, et de tous côtés, du Canada, des Etats-Unis, arrivèrent des lettres de félicitations et de bon souhait, des couronnes, des bouquets et des cadeaux précieux.

Nous cueillons ça et là queiques fleurs de la reconnaissance et de l'affection qui s'épanouirent en ce jour de mai avec un lustre nouveau. M. L. P. Lemay, notre poète canadien, se faisant l'écho des Congréganistes de la Haute- Ville, disait au cours de son adresse: “Les Congréganistes de Notre-Dame sont bien un peu vos enfants.

Vous les avez longtemps nourris de la grâce, vous avez dirigé leurs pas dans les sentiers de la justice et de la vertu; pour éclairer leur intelligence vous avez tenu devant leurs yeux le flambeau de la foi; vous avez réchauffé leurs cœurs en les unissant au cœur de Jésus votre Maître, et de Marie

votre Mère.

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“ Nous sommes donc de votre famille et nous venons avec tous Ceux qui vous aiment, remercier Dieu de l'insigne faveur qu'il vous a faite en vous accordant un demi-siècle de sace’ Jdoce.”

Les Congréganistes de St. Roch lui disaient : “ À l'autel et au confessionnal, dans la prédication et la prière, vous avez été l'homme de Dieu et l’homme du peuple :

l'homme de Dieu, pour obtenir de sa bonté grâce et miséricorde envers les pécheurs :

l'homme du peuple, par tant de travaux pleins d'abnégation et de dévouement pour sanctifier les âmes.”

L'homme du peuple! le mot est bien trouvé. Ce n'est que justice de reconnaître l'amour que le P. Saché ne cessa de témoigner aux Canadiens; on aurait dit qu'il était né dans notre pays, tant il s'était identifié avec tous ses intérets.

Il n'est que trop à la mode en certains

quartiers de représenter les Jésuites venus de F.ince comme des étrangers qui ne comprennent nullement les intérêts véritables de notre pays et ne se soucient ni peu ni prou de son bien-être. A côté de ces futiles déclamations, il est bon quelquefois d'enregistrer des éloges qui en détruisent l'effet et ramènent la vérité à sa place.

Citons donc encore quelques extraits des félicitations qui furent adressées au P. Saché, jésuite français, et n'oublions pas que l'expression de la reconnaissance ne serait qu'une injure, si elle ne reposait pas sur des bienfaits réels.

La Révérende Mère Supérieure de l'HGpital Général s'exprime ainsi : “* En l'occasion solennelle qui nous occupe, nous nous rappelons avec bonheur que la plus grande partie de votre carrière sacerdotale s'est écoulée au service de notre chère Eglise du Canada, de cette Eglise qui a été arro-

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sée, dès son berceau du sang généreux des martyrs de votre illustre Compagnie. Nous n'oublions pas non plus, Très Révérend Père, que notre bonne ville de Québec a été pendant de longues années le champ particulier de vos travaux ; votre nom vénéré apparaîtra dans son histoire comme l'anneau précieux qui a renoué le présent avec la chaîne des traditions, interrompue, par vos Pères, pendant un demi-siècle,

“ Ce mot de /radihions ne peut que réveiller en nous une foule de souvenirs: il remet devant nos yeux les services rendus de tout temps à notre communauté par les Révérends Pères Jésuites ; les annales de notre monastère les proclament bien haut, ces services inappréciables, et la circonstance actuelle est des plus heureuses pour nous permettre d'en témoigner d’une manière spéciale notre bien vive et profonde reconnaissance. |

“ Nous aimons aussi à reconnaitre, en ce jour mémorable, les marques d'intérêt et de bienveillance que nous avons reçues de vous-même personnellement, pendant tout le temps de votre séjour à Québec. Bien souvent vous avez été appelé à jeter dans nos âmes la semence de la parole de Dieu, et je crois pouvoir dire avec vérité que cette semence n'est pas tombée dans une terre oublieuse et ingrate.”

Les Dames Ursulines ne pouvaient laisser passer un si grand jour sans témoigner à leur vénérable ami l'estime que leur

avait inspiré son dévouement inaltérable ; elles lui écrivaient: ‘“ Notre Communauté s'associe, dans une bien large mesure, aux joyeuses démonstrations qui acclament votre jubilé sacerdotal. C’est une occasion pour nous de vous réitérer l'hommage de notre haute considération et de notre pro-

fonde gratitude.

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