‹ Le R.P. Louis Saché de la compagnie de Jésus [microforme]Chapitre 24 sur 31 · ESS · texte numérisé non relu

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“ Ces sentiments ne font que s'augmenter à mesure que de nouveaux actes de bienveillance s'ajoutent à ceux du passé, et qu'il y en a donc!”

Terminons ce concert d’hommages par les accents de reconnaissance attendrie, qui montent de l’Asile du Bon Pasteur :

“Très Vénéré Père, demain se lèvera le cinquantième anniversaire de votre consécration sacerdotale. En cette grande s0olennité de votre vie, la famille tout entière de la Congrégation des Servantes du Cœur Immaculé de Marie rendra de vives actions de grâces au ciel qui a pre'-"7é votre existence jusqu’à cette époque bénie et privilégiée. Il fait bon de vivre quand chacun de ses jours est marqué au sceau de la charité, et du dévouement au service du Sei- \trine gneur.

‘“ Conduire les âmes à Dieu par les.

sentiers de son amour, telle fut la mission.

que vous reçûtes en devenant fils de saint Ignace. Très bon et très vénéré Père, mieux que personne nous savons, nous, avec quelle fidélité vous l'avez remplie, cette mission sublime, car bien des pages de votre vie se déroulent dans les annales de notre Communauté. L'on vous compte au nombre de ces grands cœurs, qui, en 1850, par une merveilleuse création de leur zèle pour le salut des âmes, ont fait surgir l'œuvre du Bon Pasteur dans la ville de Québec. La Providence, dans une admirable pensée de prédilection pour nous, vous choisit en même temps pour être ‘Ame de notre œuvre naissante; vous lui avez donné cette vitalité qu'elle devait avoir afin d'opérer efficacement le bien.

Les règles et les constitutions qui régissent maintenant notre Congrégation, sont la substance du docte enseignement que vous avez donné à nos Mères Fondatrices; et

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ainsi vous avez posé à notre Communauté la pierre fondamentale qui sert d’assise à tout institut religieux.

‘“ Bien justement vous écriviez un jour, dans une page empreinte de la sainte dilection de Jésus-Christ : ‘ Le Bon Pasteur de Québec sera toujours mon Bon Pasteur.

Oui, très vénéré Père, notre Bon Pasteur de Québec ne laissera jamais d’être votre Bon Pasteur, en attendant qu'il devienne là-haut l'objet de l'une de vos plus douces récompenses, un de vos plus beaux titres de gloire.

“ Nous voudrions pouvoir retracer tous les bienfaits que vous nous avez prodigués, quand votre charité s'exerçait dans le petit logis qui servit de berceau à notre institution. On en gardera l'impérissable mémoire: votre cœur avait des ressources intarissables : et plus d’une fois il empêcha le pain de manquer à ‘Sainte-Madeleine.”

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De loin ou de près, chargé du soin de notre communauté, vous n'en demeuriez pas moins l'égide tutélaire, et vous veilliez sur chacun de ses plus chers intérêts.

“ Nous aimons ces souvenirs pleins de toutes les suavités de la religion, et qui viennent planer au-dessus de votre fête jubilaire en se reflétant sur vos premières années d'apostolat en notre pays.

‘“ Aujourd'hui, très vénéré et très bon Père, dans le glorieux et sympathique rayonnement de votre jubilé sacerdotal, portant la triple auréole des ans, de la science et de la vertu, la famille de ‘ votre Bon Pasteur’ vous retrouve, comme autrefois, directeur spirituel des pauvres Madeleines qui viennent chercher un refuge sous son toit. Ah! nous sommes impuissantes à reproduire un tel tableau, le ciel seul pourra le mettre dans tout son jour.

“ Notre Mère Fondatrice, nos Sœurs et

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À = | (OUI nos chères Pénitentes qui nous ont devan- | Lu fe cées dans l'éternel séjour, s'unissent à nous, TA sans doute, en ce moment, et dans une ill commune et fervente prière, nous demanï ff] | dons que votre vie soit longue encore et 1h [ti comblée à jamais des ineffables grâces de ane il Dieu tout-puissant.” À fe ji Celui qui faisait le sujet de cet hymne it 14H d'actions de grâces devait être un saint; et ff 110 si en lisant ces pages il se sentit ému au- 1. à dedans de lui-même, ce fut de cette alléà | cresse divine dont tressaillent éternellement # it les Esprits angéliques à la vue des mer- JH veilles que Dieu accomplit chaque jour 1 ] fi dans ses créatures, et s'il versa des larmes. k {il ce fut de celles que les Anges recueillent 11h dans des coupes incorruptibles en bénisil 1 sant le Seigneur qui sait noyer dans les Li ( |! douceurs ineffables d'un jour les amertumes 1118 d'une longue vie.

Cette fête lui réservait encore une sur-

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prise ; le Cardinal Mazzella lui envoya au nom du Pape une bénédiction spéciale.

Voici le texte de la dépêche : “ Surmus Pontifex jubilans Patri Sache jubilanti benedicit.” ‘ Le Souverain Pontife célébrant sont Jubilé bénit le Père Saché qui célèbre aussi le sien.”

Ce jour de consolation qui commença à l'autel par l'offrande du divin Sacrihce et se termina de même à l'autel par le salut du Très Saint Sacrement, cette fête qui réunit dans un même sentiment d'estime et de reconnaissance tout le clergé de Québec, tous les fidèles, que releva encore la présence de Son Eminence le Cardinal-Archevêque, et qui vit le Premier Ministre de la Province, l'honorable M. Mercier, et deux de ses collègues, les honorables MM. Garneau et Duhamel, venir remercier avec nous le Dieu de toute bonté de la faveur

qu'il accordait à l'un de ses serviteurs, cette

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fête est restée dans toutes les mémoires comme une manifestation anticipée de la complète harmonie qui règne dans le ciel, et des honneurs que Dieu réserve à ses

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Le P. Saché n'en savoura pas longtemps ‘à

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le souvenir ici-bas. Son âge, ses infirmités ‘hi

croissantes, tout lui parlait de sa fin prochaine |

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et comme il disait lui-même : ses glas étaient fl

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sonnés dans le ciel. Cependant il ne croyait f

pas que le terme fût si proche; cet intré- fe

pide ouvrier voulait travailler encore ; depuis il

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longtemps habitué à la souffrance, il avait ‘à

fini par fermer les yeux sur les progrès en- ‘à

vahissants de la maladie ; il vaquait tous ‘

les jours à ses occupations ordinaires, et |

avec son visage calme et souriant, sa dé- 4h

marche encore assez soutenue, malgré Îles |

tortures qui lui causait le moindre mouve- |

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