Société de chirurgie
ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE.
La statistique publiée par M. le D r Gibert, adepte convaincu de Parrot, pourrait être aisément tournée contre la doctrine, si on la dégageait des commentaires qui l’accompagnent 1 .
Sur 196 cas, M. Gibert trouve :
1° 106 cas de rachitisme ne contenant aucun des signes classiques de syphilis héréditaire;
2° 67 cas de syphilis sans aucun signe de rachitisme;
5° 23 cas de rachitisme et de syphilis où les symptômes de l’une et de l'autre diathèse coexistent.
Voici les conclusions étranges, après cela, auxquelles aboutit M. Gibert : IL me parait impossible d'admettre qu'une maladie aussi nette dans ses symptômes que le rachitisme reconnaisse deux causes différentes. Si un grand nombre d'enfants syphilitiques, comme cela est l'évidence même, sont rachitiques, il est bien probable que tous les rachitiques sont syphilitiques.
Le lecteur appréciera.
Des preuves d’un autre ordre ont été apportées dans le débat. A cette affirmation absolue de Parrot, le rachitisme ne reconnaît pas d'autre cause que la syphilis héréditaire, des faits irréfutables ont répondu par un démenti.
M. Galliard a cité l’observation d’un enfant qui était devenu rachitique avant que son père et sa mère eussent contracté la syphilis. L’auteur, appelé à soigner tous les