‹ Le rachitismeChapitre 17 sur 56 · Arcli. de médecine · texte numérisé non relu

Arcli. de médecine

ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE.

M. E. Martin, médecin de la légation française à Pékin, donne la syphilis comme très répandue en Chine, et le rachitisme comme exceptionnel. A Java, le rachitisme n’a jamais été constaté chez les indigènes.

M. Spencer Watson a écrit à plusieurs médecins des Indes Anglaises, et voici quelques réponses publiées par lui 1 : le D 1 ',Norman Chivers, qui exerçait à Calcutta, n’a jamais pu dire à ses élèves : « Voilà un cas typique de rachitisme », tant la maladie est rare dans cette ville. Le D 1 ' Parker Smith ne se rappelle pas avoir vu un seul cas de rachitisme dans les provinces centrales et du nordouest où il a pratiqué; même réponse du I) r Mackellar, après un séjour de 35 ans dans l’Hindoustan.

M. Mac Namara 2 cite des faits semblables et attribue la rareté du rachitisme, dans ces contrées ravagées par la syphilis, à la vie en plein air et à l'allaitement maternel exclusif et prolongé. Je partage entièrement son opinion.

M. Cornil, dans son cours d’anatomie pathologique de 1882 à la Faculté de Paris, disait : Comment se fait-il que le rachitisme soit rare chez les citadins, si souvent syphilitiques, mais toujours mieux nourris et vêtus, et qu'il soit si fréquent, au contraire, dans certaines campagnes indemnes de syphilis, mais très misérables?

M. Bouchard 3 : Si je considère que la syphilis est extrê-

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