I. Société clinique, 1891, et France médicale
constaté sa dureté et son hypertrophie (elle descend quelquefois jusque dans le bassin).
Les autres organes lymphoïdes, les ganglions surtout, peuvent être gonflés.
Du côté de l’appareil respiratoire, qui est le siège de complications fréquentes (bronchites, broncho-pneumonies) , on doit tenir compte de la déformation du thorax qui entrave le jeu des poumons et peut déplacer le cœur. On a signalé des taches laiteuses du péricarde produites aussi par compression.
Du côté du cerveau, les lésions, dans certains cas, ne sont pas moins évidentes ; la masse encéphalique (cerveau et liquide céphalo-rachidien) est plus volumineuse, parfois jusqu a l’hydrocéphalie. C’est pourquoi sans doute les spasmes laryngés, les convulsions, les troubles intellectuels, sont si fréquents chez les rachitiques.
C’est pourquoi aussi ils présentent tous, les uns à un degré extrême, les autres à un degré faible, une impotence fonctionnelle générale qui va parfois jusqu’à la paralysie. Les incurvations et les nodosités osseuses n’expliquent pas toujours l’impossibilité dans laquelle se trouvent les malades de marcher ou de se tenir debout ; il faut faire intervenir le système nerveux central qui est affaibli ou lésé matériellement. Baginsky parle de sclérose dans certaines parties du cerveau : j’ignore si cette lésion est fréquente, mais elle est possible '.
1. Tedesclii, de Trieste, croit que le .rachitisme est l’expression
Si les viscères sont malades dans le rachitisme, on ne s’étonnera pas de voir les muscles s’atrophier ou présenter une mollesse qui équivaut pour la fonction à l’atrophie. L’atrophie musculaire par inaction peut aboutir à une pseudo-paraplégie.
En un mot, tout est malade dans le rachitisme, et si les lésions des os sont celles qui parlent le plus aux yeux, celles des autres organes ne doivent pas être négligées, quoiqu’elles soient moins connues ou à peine soupçonnées.
d’une altération des centres nerveux ; il invoque les symptômes nerveux concomitants, la symétrie des déformations, les résultats de la galvanisation de la moelle épinière ( Revue des maladies de l'enfance, 1888). ,