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CHAPITRE VII

PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT

Sommaire: Prophylaxie difficile à cause de la misère et des impossibilités matérielles. — Industrie nourricière. — Les ouvrières forcées de quitter la maison pour l’atelier. — Les gardes et les crèches. — Les règles de l’allaitement naturel, artificiel, mixte, et du sevrage. — Traitement hygiénique du rachitisme. — La vie à la campagne. — Lé séjour au bord de la mer. — Les bains salés. — Les eaux chlorurées sodiques. — Hygiène alimentaire. — Traitement pharmaceutique : phosphate de chaux, lait phosphaté, huile de morue, phosphore. — Électrothérapie. — Traitement chirurgical : ostéotomie linéaire et cunéiforme, ostéoclasie.

La prophylaxie du rachitisme ne peut s’étendre, malheureusement, à tous les cas ni même à la majorité des cas. La principale cause du rachitisme, en effet, c’est la misère, qu’on ne peut supprimer.

Beaucoup de mères, poussées par le besoin, vendent leur lait aux familles plus fortunées, ët condamnent leurs enfants à l’allaitement artificiel ; l'industrie nourricière fait un grand nombre de rachitiques.

Le prolétariat industriel des villes réclame aussi sa part. Voici une famille d’onvriers ; le père est homme de

peine, il gagne quelques francs par jour (3 ou 4), quand il travaille, et il ne travaille pas tous les jours. L’insuffisance du salaire du mari oblige la femme à quitter son foyer, ses enfants pour l’atelier. Elle reste toute la journée ou la majeure partie de la journée hors de chez elle. Sans vouloir discuter les autres conséquences morales, hygiéniques, etc., de cette désertion forcée de la mère de famille, je signalerai l'allaitement mixte, le sevrage prématuré qui conduisent les jeunes enfants au rachitisme.

La mère donne le sein à son enfant pendant la nuit; le jour elle le confie à une voisine, à une garde aussi pauvre et aussi ignorante qu’elle, et les soins que reçoit l’enfant sont des plus défectueux. Ou bien cet enfant est placé dans une crèche, où, s’il trouve des soins plus intelligents et plus dévoués, il ne trouve assurément pas la seule chose qui lui convienne à son âge, le sein maternel.

~ Voilà donc toute une catégorie de femmes (les nourrices et les ouvrières) qui, pour un salaire, livrent leurs enfants aux causes les plus puissantes de rachitisme (allaitement artificiel, allaitement mixte, sevrage prématuré, alimentation prématurée).

A côté de ces cas, qui échappent à notre action prophylactique, il en est d’autres que nous pouvons atteindre ; le rachitisme n’est pas toujours le fruit de la misère, il est souvent le fruit de l’ignorance. Nous pou-

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vons combattre l’ignorance par des conseils, par des instructions imprimées, analogues à celles de l’Académie de médecine, conseils et instructions destinés à apprendre aux mères et à tous ceux qui s’occupent de l’élevage des enfants les moyens les meilleurs ’ que la science et l’expérience nous aient enseignés.

Si l’enfant est soumis à l’allaitement naturel, on conseillera la rareté relative (6 à 8 dans les 24 heures) et la régularité des tettées (2 à 5 heures). On dira que l’allaitement prolongé vaut mieux que l’allaitement raccourci, et que ce sont précisément les enfants sevrés trop tôt qui deviennent rachitiques. Un enfant, dont la nourrice sera suffisante, ne devra pas être sevré complètement avant 15 ou 18 mois.

A quel âge devra-t-on donner à l’enfant d’autres aliments que le sein?

Si la nourrice a beaucoup de lait (ce dont on peut s'assurer en.pesant l’enfant avant et après chaque tettée), si l’enfant augmente régulièrement de poids, gagnant, pendant les 6 premiers mois, 7 à 800 grammes, et, pendant les 6 mois suivants, 2 à 300 grammes, on pourra attendre le 12 e mois avant de donner un supplément de nourriture à l’enfant.

Si la nourrice est insuffisante, et si l’on a des motifs sérieux pour n’en point changer, notamment si c’est la mère, qui nourrit, on donnera après le 6 6 mois, un supplément de lait stérilisé, et, vers un an, des croûtes de

pain, des crèmes, des panades, des soupes au lait, des potages aux pâtes, etc. On procédera avec la plus grande prudence, et 1 on s arrêtera à la moindre diarrhée. Peu à peu l’enfant s’accoutumera à la nourriture qu’on lui présente, et, si l’on ne lui donne pas de viande, de légumes indigestes, de boissons irritantes (vin, café, cidre, bière, etc.), il progressera régulièrement et évitera le rachitisme.

Donc, pour éviter le rachitisme dans l’allaitement naturel, il faut conseiller la rareté et la régularité des tettées, la prolongation de l’allaitement au delà de 12 mois et l’adjonction tardive au régime lacté d’aliments choisis, d’une composition simple et d’une digestion facile. La nourrice devra veiller à la conservation de son lait et ne faire aucun excès.

En cas d’allaitement mixte, la prophylaxie est plus difficile et moins heureuse; un enfant qui, dès sa naissance, reçoit une nourriture supplémentaire (lait de vache ou autre), a heaucoup.de chance d’être rachitique.

On se mettra, autant que possible, à couvert, par l’usage des biberons sans tube, lavés à l’eau bouillie ; par 1 adoption du lait stérilisé qu’on coupera d’eau sucrée bouillie, si l’enfant rie le digère pas pur; parla rareté et la régularité des repas (6 à 8 dans les 24 heures). On évitera de donner à l’enfant des aliments indigestes; on proscrira les bouillies, les farines industrielles dites succédanées du lait, etc., etc

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En cas d’allaitement artificiel, les dangers sont encore plus grands; on saura que ce mode d’allaitement exige des soins continuels, une propreté absolue, un lait toujours frais, naturel, ou stérilisé; qu’il réussit mieux à la campagne qu’à la ville; qu’il est d’autant plus meurtrier que les enfants y sont soumis plus tôt, etc.

Le sevrage mérite toute notre attention : il est très dangereux s’il est prématuré (avant un an) ; il l’est d’autant moins qu’il est plus tardif. Il ne doit jamais être instantané ou brutal.

Ce ne sera jamais sans dommage pour l’enfant que, du jour au lendemain, on le privera, sans aucune transition, d’une alimentation à laquelle il était fait. On diminuera graduellement le nombre des tettées, en meme temps qu’on donnera une nourriture supplémentaire (lait, œufs, laitages, crèmes, soupes, etc.) ; de 6 tettees en 24 heures, on descendra progressivement à 5, à 4, à 5, à 2, à 1. Quand on aura maintenu l’enfant à l.tettée pendant plusieurs jours, on pourra le sevrer sans risque. Il suffira de lui cacher sa nourrice ou simplement de lui refuser le sein; on aura des cris, des pleurs, des trépignements; et tout sera dit.

Si le sevrage trop précoce et trop brutal est dangereux, l’alimentation prématurée ne l’est pas moins, quel que soit d’ailleurs le mode d’allaitement employé. Il ne faut cesser de répéter aux mères de famille, surtout aux plus jeunes et aux plus ignorantes, qui .croient bien

faire en faisant manger leurs enfants dès les premières semaines, que cette pratique est déplorable ; il faut leur apprendre que le seul aliment parfait, pour le nourrisson, comme pour les petits des animaux qui les entourent, est le lait; si elles n’ont pas assez de lait, ce qu’elles

ne connaîtront que par le dépérissement de l’enfant elles

ne doivent pas se hâter d'y suppléer parles aliments grossiers qu’elles ont à leur portée; que le pain ] a viande, les légumes, le vin, sont d’un usage prématuré; qu elles doivent se contenter du lait, des œufs, des laitages, des soupes légères, etc.

La prophylaxie du rachitisme consiste surtout dans L’hygiène alimentaire; mais accessoirement les autres conditions hygiéniques ne sont pas à dédaigner Les vêtements chauds, l’air pur, les logements sains, les promenades fréquente, ssout très utiles, sont même necessaires à la santé de l’enfant Les circumfusa, en un mot, sont a surveiller, pour l’enfant comme pour la nourrice, mais ils doivent céder le pas aux ingesta. C’est en effet, par l’estomac, non par la peau ni par le poumon’ qu on devient rachitique.

La prophylaxie ayant échoué ou ayant manqué, il s’agit de combattre le mal par les moyens hygiéniques et pharmaceutiques variés que nous possédons.

-On a conseillé de tout temps le grand air, le séjour à la campagne, le séjour au bord de la mer, dans le traitement du rachitisme. Il est certain.que les enfants rachi-

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tiques se. trouvent mieux à la campagne qu’à la ville, et que les formes légères de la maladie guérissent par le simple changement de vie, sans le concours d’aucun médicament.

Même dans les formes graves, ce changement d’air, de milieu, doit être prescrit; car, s’il ne suffit pas à la guérison, il y contribue véritablement.

En Italie, on a compris depuis longtemps cette vérité, et l’on a multiplié sur les côtes de la péninsule les sanatoria destinés aux rachitiques. On ne s’est pas contenté des stations maritimes; on a, dans certaines villes, à Milan, à Crémone, etc., créé des instituts pour les rachitiques, c’est-à-dire des établissements vastes, aérés, salubres, dans lesquels non seulement on traite les déformations rachitiques par la gymnastique, l’hydrothérapie, l’électrothérapie; etc., mais encore on donne aux enfants difformes et estropiés l’instruction et l’éducation qu’ils trouveraient difficilement ailleurs.

Nous n’avons pas en France d’instituts analogues, mais nous savons apprécier les bienfaits du traitement maritime, et notre station de Berck-sur-Mer, qui n’est pas réservée exclusivement aux rachitiques, il est vrai, mais qui en reçoit un grand nombre, a donné de brillants succès dans le traitement des' rachitiques envoyés par la ville de Paris.

Les bains de mer et, plus encore, l’air de la mer, lé séjour sur les plagés de l’Océan, conviennent essentielle-

ment à la cure du rachitisme ; on a vu les déformations osseuses les plus accusées se redresser, en quelques mois, sous la seule influence de ce traitement hygiénique.

Si les incurvations ne se réduisent pas complètement, letat général toujours se relève, l’appétit renaît, l’anémie disparaît, le visage prend des couleurs, et les enfants, à leur retour, sont parfois absolument méconnaissables.

On tâtera la susceptibilité du petit rachitique; s’il ne peut supporter les. bains de mer froids, on les donnera chauds; dans tous les cas, il devra passer la meilleure partie de ses journées sur la plage, au soleil, dans le sable. S’il ne peut marcher, et, à la période de ramollissement de ses os, il ne faut pas le laisser marcher, on le transportera à bras, sur une civière, sur un matelas dur, pour faire sa cure.

Le séjour aux bords de la mer sera prolongé ; on ne se contentera pas de quelques semaines ; si l'enfant supporte bien le climat maritime, on le laissera en traitement jusqu’à sa guérison, pendant 6 mois, un an, 18 mois, s’il le faut. La durée du séjour dépend d’ailleurs de la gravité des cas, elle sera proportionnelle à cette gravité.

Quand l’action stimulante des bains de mer ne peut être accordée à l’enfant pour une raison ou pour une autre (éloignement de la mer, contre-indication tirée de l’état du sujet, etc.), on y suppléera par l’usage quotidien des bains salés (2 à 3 kilogrammes de sel marin par bain); Ces bains, plus longs que les bains de mer (15 à

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20 minutes au lieu de 2 à 3), agiront d’une façon moins efficace, mais cependant utile. Les eaux chlorurées sodiques de Salies-de-Béarn, de Salins-du-Jura, etc., rendront aussi de très grands services.

Quand on le pourra, on enverra les enfants à la station thermale; à son défaut, on pourra employer les eaux mères de ces sources, qui se trouvent partout dans le commerce.

Quelquefois l’usage prolongé des hains salés, naturels ou artificiels, amène une irritation cutanée, un eczéma, d’ailleurs peu grave, qui pourra indiquer la suppression des bains, ou la diminution des doses de sel employé. Sous l’influence des bains, qui activent le fonctionnement de la'pèau, qui stimulent les extrémités nerveuses, on voit l’état général se relever, l’appétit augmenter et les digestions devenir meilleures. Puis la force musculaire s’accroît, les os se consolident et la marche, qui netait pas possible, commence à le devenir.

Le rachitisme peut guérir ainsi, sans le concours d’aucun médicament interne, par des moyens indirects et par l’hygiène. Quel que soit le traitement employé, l’hygiène alimentaire du petit rachitique sera étroitement surveillée. Les rachitiques sont souvent de gros mangeurs et de grands buveurs, on ne peut ni les rassasier, ni les désaltérer.

Le nombre des repas sera réduit à 4 ou 5 par jour, séparés par des intervalles égaux (3heures en moyenne).

Les aliments, en quantité modérée, -seront choisis parmi les plus riches en phosphate de chaux et parmi les plus faciles, à digérer : le lait, les œufs, les œufs au lait ou crèmes, les soupes et panades, les potages aux pâtes, les purées de légumes secs et plus particulièrement les purées de haricots qui contiennent beaucoup de phosphate de chaux. On ne donnera pas de viandes, pas de crudités, pas de fruits, pas de vin, pas de café. Le lait sera la seule boisson employée, et avec mesure; car l’abus des liquides, si fréquent chez les rachitiques, entretient les troubles digestifs qu’il faut modérer ou supprimer.

Si l’enfant est encore au séin, on prescrira la continuation de l’allaitement. S’il ne marche pas, et s’il en'est à la période de ramollissement, on le fera coucher sur un lit de crins, de fougères, ou de varechs, assez dur pour résister au poids du tronc.

Je ne reviens pas sur la question des vêtements, du logement, des promenades au grand air.

Quant au traitement pharmaceutique, il est très varié.

L’analyse des os rachitiques, en mettant en relief le manque de phosphates calcaires, devait conduire à l’emploi thérapeutique du phosphate de chaux. Et, en effet, ce médicament est prescrit journellement aux rachitiques et sous, toutes les formes. La forme la plus simple et la moins coûteuse est la poudre d’os, qui peut se donner

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aux enfants mélangée au lait, à la confiture, etc. Cette préparation très élémentaire de phosphate de chaux n’est pas d'une digestion facile, elle doit être donnée à faibles doses, 20, 30, 50 centigrammes par jour.

Le sirop de phosphate de chaux, le phosphate de chaux gélatineux, les chlorhy'dro et lacto-phosphates de chaux, sont des préparations plus acceptables, qu’on prescrira par cuillerées à café .(l à 3 dans les 24 heures).

Enfin il existe aujourd’hui, dans le commerce, des laits naturellement phosphatés, contenant 5 à 7 grammes de phosphate de chaux par litre, au lieu de 1 gr. 50 à 2 grammes, qui est le chiffre habituel. Ces laits s’obtiennent en soumettant les vaches à un régime particulier, et en fumant spécialement aussi les prairies et les terres sur lesquelles vivent ces animaux. Cette préparation peut être comparée aux eaux minérales naturelles, bien préférables, comme on le sait, aux eaux artificielles de composition identique.

Le lait phosphaté sera donc conseillé, dans le rachitisme, quand on pourra se le procurer.

Bretonneau a introduit en France, en 1827, un médicament bien plus précieux, sur l'efficacité duquel l’accord est bien près d’être unanime : c’est l 'huile de foie, de morue qui, employée de temps immémorial sur les bords de la Baltique, n’est devenue d’un usage courant dans le trailement du rachitisme, que grâce à Bretonneau et à son illustre élève Trousseau.

L’huile de foie de morue, et j’ajouterai l 'huile de foie de morue brune, celle qui n’a pas été épurée, qui contient tous ses principes, ses corps gras, ses métalloïdes, ses alcaloïdes, doit être donnée larga manu à tous les rachitiques. On débutera par 1 cuillerée à café et, la tolérance des voies digestives obtenue, on ira jusqu’à 5, 4, 5 cuillerées à soupe par jour, soit 40,• 50, 60 grammes.

Les enfants s’habituent très vite à ce médicament nauséabond; quand ils sont trop jeunes, ils ne le supportent pas toujours, ils le vomissent, ils ont de la diarrhée, et dans ce cas on doit ajourner son emploi. On peut le mêler au sirop de tolu, au sirop d’écorces d’oranges amères, au sirop antiscorbutique, au sirop d’iodure de fer.

On a dit que l’huile de morue n’agissait que par les corps gras qu’elle contient, et l’on a proposé de la remplacer par les graisses animales ou végétales qui nous entourent (beurre, saindoux, huile d’olive, d’œillette, de lin, d’amandes douces). Certes l’usage de ces. corps gras peut-être utile, mais il ne donne pas les mêmes succès que l’huile de morue ; ce médicament contient en effet de l’iode, du phosphore et des ptomaïnes 1 , qui jouent un rôle très important dans la cure du rachitisme.

Trousseau a parfaitement apprécié la valeur de l'huile 1. Voir la communication du D r Gautier à l’Académie de médecine,

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de foie de morue en pareil cas, et je crois bon de citer ses propres paroles : « Comment agit ce médicament? est-ce par des vertus spécifiques antirachitiques, comme le mercure et l'iodure de potassium dans la syphilis?.Je ne le crois pas. Sa vertu consiste essentiellement en ce que l’huile de poisson est un tonique analeptique d’un ordre supérieur, c’est-à-dire qu’elle agit en sa qualité de corps gras, et peut-être en qualité de corps gras combiné avec diverses substances toniques excitantes, l’iode, le phosphore, etc., et combiné dans des proportions et suivant certains modes que l’analyse chimique pourra peut-être découvrir, mais qu’en tout cas la synthèse ne saurait fidèlement reproduire.... L’huile de foie de morue constitue à la fois un aliment et un agent de stimulation. ... »

Quand les enfants sont dégoûtés de 1 huile de morue, Trousseau conseille de leur donner de la graisse de volailles, du lard frit, du gras de jambon étalé sur du pain. Gujiler vantait le pâté de foie. gras.

Voici une formule prescrite par Trousseau :

2£ Beurre très frais. . . .

Iodure de potassium. .

Bromure de potassium.

Chlorure de sodium. . .

Phosphore.. .

Cette quantité devait être prise en trois jours étalée sur des lartines de pain..

La proportion de phosphore est considérable, et la médication phosphorée du rachitisme, dont je vais parler, doit compter Trousseau parmi ses précurseurs.

Kassowitz (de Vienne), qui a mis à la mode cette médication, et qui, de 1884 à 1889 1 , a compté 25 000 guérisons, s’en tient à des doses minimes (1/2,1 milligramme de phosphore par jour).

Tantôt il associe le phosphore à l’huile de foie de morue, tantôt il l’introduit dans une formule magistrale analogue à la suivante :

Phosphore . . .

Lipanine ....

Sucre en poudre.

Gomme en poudre

Eau distillée. . .

1 cuillerée à café par jour de cette émulsion.

M. le D r Schwechten, dans le service de M. Henoch (Berlin),, a traité 41 malades par le phosphore, suivant la méthode de Kassowitz (1/2 milligramme par jour), et voici les résultats qu'il a obtenus a :

Guérisons. 4

Améliorations notables.12

Améliorations légères. 9

Résultats négatifs.11

Aggravations. 5

Morts. 8

.Total: 41

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