Soc. mêd. des hôp
5. M. Schabanowa, à Saint-Pétersbourg, a traité 105 rachitiques par le phosphore, sans un résultat plus concluant ( Jdhrh. für Kind. 1889).
années, en Italie. Partant de cette idée que le rachitisme serait une maladie trophique en relation avec quelques troubles fonctionnels du système nerveux: central, M. Tedeschi s'est mis à galvaniser la colonne vertébrale de tous les rachitiques qu’il a observés. Il a été suivi dans cette voie par M. Bonadei, directeur de l’Institut des rachitiques de Crémone, et par M. Sagretti Claudio. Ce dernier a perfectionné le procédé, il donne dés bains électriques '.
Sans partager l’enthousiasme des promoteurs de cette méthode, je crois qu’on peut appliquer lelectrothérapie à quelques cas ; j'électriserai volontiers certains muscles atrophiés et semi-paralysés (galvanisation ou faradisation) ; je mas'serai même au besoin les tissus péri-articulaires, pour hâter la résorption des produits épanchés.
La réduction manuelle des déviations rachitiques, qui doit être faite avec beaucoup de prudence, pour éviter les fractures, est un degré de plus dans le traitement local du rachitisme ; les chirurgiens y ont quelquefois recours, dans des cas de genu valgitm chez des sujets très jeunes (I à 2 ans). Le redressement se fait sous le chloroforme; un appareil composé de coussins et d’attelles externes servira à maintenir les membres dans la rectitude. M. de Saint-Germain doit quelques succès à cette manœuvre 2 .