Gazette médicale de Paris
5. Académie des sciences, Académie de médecine, Gazette médicale de Paris.
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le tissu spongieux ou spongoïde envahit les épiphyses, les diaphyses, l’espace sous-périosté ; les os se ramollissent et s’incurvent; 5° Troisième période, - résorption, consolidation, le tissu spongoïde se transforme en tissu compacte, l’os devient plus dur (éburnation). Il ajoute enfin une quatrième période, plus rare, dite de consomption-, la réparation ne se fait pas, le tissu osseux reste raréfié et fragile. En même temps qu’il donne l’anatomie pathologique du rachitisme, et qu’il essaie d’éclairer la pathogénie par l’expérimentation sur les jeunes animaux, il pose des lois cliniques qui ne sont pas toutes acceptables :
1° Les déformations se font de bas en haut, toute déformation d’une partie du squelette implique celle des parties situées au-dessous;
2° Le degré de chaque déformation est en rapport avec l’ordre de succession auquel elle est assujettie, c’est-àdire que le degré de déformation diminue de bas en haut ;
5° Toute difformité isolée d’une des portions supérieures du squelette, de la colonne vertébrale, par exemple, sans déformation des parties situées au-dessous, n’est point due au rachitisme.
Bouvier a contesté plusieurs des résultats obtenus par J. Guérin 1 ; quoi qu’il en soit, l’œuvre de ce dernier est
1. Bouvier, Académie de médecine, 1837. Leçons cliniques sur l'appareil locomoteur. Paris, 1858.
importante et son nom reste attaché à l'histoire du rachitisme.
En 1849, Trousseau et Lasègue publient, dans les Archives cle médecine 1 , un excellent article qui contribue à vulgariser en France la connaissance de la maladie ; ces auteurs soutiennent l’identité du rachitisme et de l’ostéomalacie, opinion à laquelle se rallie Gubler, et surtout Beylard 2 , dans une thèse très remarquable à laquelle j’ai fait de nombreux emprunts. Trousseau, dans ses cliniques de l’Hôtel-Dieu, est revenu sur le rachitisme, dont il a admirablement décrit toutes les particularités étiologiques, symptomatiques, anatomiques, etc. Il insiste, après Bretonneau, sur le traitement par l’huile de foie de morue.
A Broca' 3 est dû un nouveau progrès dans l’histoire du rachitisme ; partant de l’ostéogénèse physiologique, cet auteur montre que le rachitisme n’est qu’une déviation, un arrêt, une suspension du processus normal. Le premier, il décrit clairement les lésions histologiques du rachitisme.
Virchow 4 donne également une étude histologique du rachitisme, et se trouve conduit par ses travaux à assimiler le processus à une ostéite parenchymateuse.
ti Archives de médecine, 1840. Union médicale. Paris, 4850.
2. Du rachilü, de l'ostéomalacie, de la fraqililë des os. Pari-: