Traité du Rachitis. Paris
En 1797, Portai, partant d’une idée juste, à savoir que le rachitisme peut reconnaître des causes multiples, aboutit à une confusion regrettable G Il décrit sept espèces de rachitisme : 1° syphilitique, 2° scrofuleux, 3“ scorbutique, 4° arthritique, 3° rhumatismal, 6° par lésion intestinale, 6° à la suite d'exanthèmes.
Mais, quelle que soit la diversité et la multiplicité des causes du rachitisme, la maladie reste toujours la même; on peut lui.décrire des degrés, non des formes. Yoilà l’erreur de Portai. Entre autres traitements, il donnait le mercure aux rachitiques.
Avec les auteurs du xix e siècle, nous entrons dans une. période vraiment scientifique, qui va éclairer plusieurs points obscurs du rachitisme. En 1834, Rufz 2 indique le premier la présence du tissu rougeâtre, élastique, réticulaire (spongoïde de J. Guérin); il a bien vu aussi l’emboîtement des cylindres osseux concentriques dans les diaphyses.
En 1837 et 1839, J. Guérin marque une nouvelle étape 5 ; il fait du tissu spongoïde une lésion caractéristique; il décrit trois périodes : 1° Première période, incubation ou épanchement, le sang se répand dans les interstices du tissu osseux ; 2° Deuxième période, déformation,
1 Observations sur la nature et sur le traitement du rachitisme. Paris, 1797.