EST-CE L'IGNORANCE
Nous l'avons déjà dit, et on ne saurait assez le répéter : le parti qui nous a fait tant de mal ne se tient pas pour battu. Non content de ses provocations et de ses bravades, plus odieuses au moment où fument encore Fincendie des monuments et le sang des martyrs, il s'efforce, pour faire diversion à nos griefs, d'attribuer nos malheurs et ses crimes i des causes tout autres que les véritables. Le voilà ressuscitant ce vieux paradoxe d'après lequel l'ignorance populaire — soigneusement entretenue par le clergé — aurait tour à tour produit les désastres de nos armées et les attentats de la Commune.
Dans un Kvre tout récent, qui^ pour m'arriver
jusque dans lua retraite, a dû traverser bien des ruines, MM. Erkmann-Ghatrian, les romanciers nationaux ^ ont retracé les souffrances d'un sous-maitre d'école persécuté par un curé. Le sujet n'est pas neuf, et Tà-propos me semble douteux. Dans une sorte d'épilogue, le souMnaitre, héros de sa propre histoire, développe les idées des auteurs touchant l'enseignement primaire, et ces idées pourraient se résumer ainsi : € Débarrasser les maîtres de la surveillance des curés; induire le peuple avec des livres démocratiques,, où., il ne soit question ni d'histoire sainte, ni. da catéobinne; moyennant quoi, plus de défaites^ plu». de crimes. Nous n'aor rions plus que de bons soldats et d'honnêtes gens* • N<>tt» connaissions déjà.ces' méthodes préehâes sous l'Empire par tesapétres: de. Yemeignmnemt athée, etdOiBl on.retlroiiTerait.les formules piraii ces institutrices arcfai-laîqnes afqielées par les diotateurs de la Comnmne à. remplaça? les sœurs de Saint-Vineent^deyPauiA Pac maUi^ir, l'évideme plaide plus haut qa& le» sepliismes de ces faux patriotes, dont les romans, réfutés par nos espé-
fltoeei? de 1870; m'mil-to>uj«ars paru destinés à produire dans les masses un effet diamétralemeiit contraire à leur but apparent, et particulièrement funeste à la bravoure démo» conscrits et au succès de nos armes.
Mnsarreotion communiste du !£ mars, savamm^st popéparée par la littérature des Hugo^ des Loui& Blanc, des Brouc&on, desQuinet, des Mir chelet^ des Eugène Sue, des romans L quatre sous, des journaux i cinq centimes: et des. drames du bralevasd^i a> un: camctèie quasi4ittéi>aire« Des soér lérats ou des 'forcenés, libres, de^ vin, de rage, d'orgueil satanique et de sauvages convoitises, appliquant dans toute leur rigueur et poussant jusqu'à l'extrême les fictions habituelles de leurs auteurs fSwroris, donnant un corps, on visage^ une vie brur takr et fâK>ce à. ces persMiiages que nous avions vus itolw à tour fkés par la sûciiété polie et copiés .parles béros de oour d; assises^ voilà l'histoire de «felterinsttrreofion abomîilaMe dont on peut dite <HQqttè le' duoFde Bvoglievdhait de^la révolution' de lëvrier: aPam slea^ittlàvtera? péuliéire; mais il fie s!en lavera jamais. »
SfS LE ftADBAU DE LA MÉDUSE
Et, pour commencer, ce n'était pas un illettré ou un illetteré que