‹ Le Râle de Déplissement Alvéolaire: Dans la PneumonieChapitre 11 sur 26 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Pneumonie lobaire gauche.

Nicolas P...., 32 ans, chaudronnier, célibataire.

Rien à noter comme antécédents héréditaires. Comme antécédents personnels : paludisme contracté en Algérie; pas de syphilis; léger éthylisme.

Depuis 8 jours quelques petits malaises sénéraux.

Le premier avril au soir éclate un violent frisson avec claquements de dents pendant une heure environ. Au frisson fil suite une fièvre violente qui dura toute la nuit du premier au deux. Le matin il essaya de se lever pour venir de l’fle-Barbe à Lyon. Arrivé à Lyon, il tomba sans connaissance sur le quai de l'Hôpital d’où on le transporta à F'Hôtel-Dieu.

A son entrée, se plaint d'un violent point de côté au dessous du sein gauche qui viendrait seulement de faire son apparition. Il commence également à tousser. Expectoralion à peu près nulle. Dyspnée très vive. Le malade a par moment des crises de suffocalion qui le laissent anéanti.

A l'examen on constate de la malité en arrière el à gauche au niveau de la partie moyenne et inférieure du lobe supériour. Vibrations vocales légèrement augmentées. Léger souffle broncho-t 1baire peu appréciable. Pas de râles crépitants.

EX Bb: 3

alerte

Elal cyanosé. Langue saburrale. Lèvres fuligineuses. Une ou deux vésicules d’herpès à la lèvre inférieure.

Température : 39° 8.

Ni albumine, ni sucre.

On pratique injeclion de caféine. Ventouses scarifices.

3 avril. — Violentes crises de dyspnée pendant la nuit. À l’auscultation, en dedans de l'’omoplate, léger souffle tubaire, bronchophonie, quelques râles sous-crépilants, pas de râles crépitants nets.

h avril. — Dans les deux liers inférieurs du poumon gauche ràles sous-crépilants plus nets.

Il ne s’agit évidemment pas d’une simple congestion et l’hépatisation paraît poussée assez loin.

6 avril. — Le malade à eu une augmentation de phénomènes gé-

néraux : point de côté, angoisse dyspnée. Amélioration à la suite de

ventouses.

7 avril. — Le souffle persiste. Râles sous-crépitants de retour très nets. Pas de ràles de déplissement.

8 avril. — Le malade à fait sa défervescence. Température : 37° 3 1x avril. — Apparition des râles de déplissement alvéolaire. Près de

la colonne vertébrale, à la partie moyenne du thorax, en un point très limité, ces râles apparaissent après la toux. Is n'existent pas dans les respirations normales.

16 avril. — Persistance des râles de déplissement alvéolaire mais sur une plus large étendue.

32 avril. — Disparition à peu près complèle des râles grinçants de retour même après les grandes inspirations qui suivent les secousses de toux. Etat général excellent. Le malade sort guéri.’

; Examen bactériologique des crachats : Pneumocoques assez nombreux.

OBSERVATION LI Pneumonie lobaire de la base gauche.

François F...., 5r ans, voiturier.

Rien à noter dans les antécédents héréditaires. Marié ; une fille bien portante. Pas de syphilis. Léger éthylisme.

Début de l'affection, le 12 juin, par frissons et céphalée.

Le lendemain : point de côté gauche, fièvre et quelques vomissements.

7 juin. — Elat général peu brillant, langue saburrale, légère diarrhée, dyspnée, point de côté, crachats adhérents, rouillés tout à fait typiques.

A l’auscultation l’hémithorax gauche respire mal. Matité depuis la base jusqu’à l’épine de l’omoplate. Gros souflle tubaire aux deux temps. Après la toux râles crépitants éclatant surtout sur la ligne

axillaire. Rien au cœur ni aux autres organes.

18 juin. — Le malade fait sa défervescence (5° jour). Température : 37° 4.

20 juin. — Râles de déplissement alvéolaire, très nombreux.

22 juin. — Les ràles existent toujours. Ils coexistent avec le gros

frottement, surtout nets au niveau de la ligne axillaire, au niveau du mamelon.

a7 juin. — Les ràles de déplissement et les frottements persistent. La base est male, vibrations diminuées. Encore léger souffle. La respiration bien qu’affaiblie s'entend même à la base.

à juillet. — Les mêmes signes existent mais atténués. Ec frottement existe toujours.

Le malade exige sa sortie.

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