‹ Le Râle de Déplissement Alvéolaire: Dans la PneumonieChapitre 22 sur 26 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

Pneumonie lobaire du sommet droil

Ferdinand C..., 4o ans, boulanger.

Entre à l'hôpital le 24 juin 1893.

Pas de diathèses. Pas d’alcoolisme. Fièvre jaune dans les Antilles à 32 ans. Guérison parfaite.

Depuis longtemps, bonne santé.

il y a huit jours, sans cause appréciable, se déclarèrent des vomissements, des courbatures, de la toux avec expectoration. Le malade était secoué par un violent frisson avec point de côté à droite.

‘ A l'entrée : Pas de grande dyspnée ; point de côté moins intense, En somme, la défervescence semble commencée. Température : 38° 2. Crachats toujours colorés et adhérents.

Au poumon droit, dans la fosse sus-épineuse, près de la colonne on a tous les signes typiques d’une pneumonie, souffle tubaire, bronchôophonie, matité, pectoriloquie aphone. De plus, on note des râles crépitants très fins couvrant toute l'inspiration.

Rien à gauche, ni aux autres organes.

26 juin. — Température: 35°. Bon état général.

Mêmes signes d’auscultation. Crachats sucre d'orge par places.

27 juin. — Toujours souffle tuübaire. Et après la toux, ràles crépilants extrêmement fins.

29 juin. — Souffle tubaire. La toux est sèche, donnant lieu comme à un froissement. Dans l'inspiration qui suit la toux, on entend de nombreux râles crépitants.

3 juillet. — Le souffle a disparu. Toujours crépitation fine, sorte de déplissement en avant sous la clavicule, et dans la fosse sus-épineuse. Retentissement de la voix.

9 juillet. — Les signes d’auscultation ont disparu.

OBSERVATION XVIH

Pneumonie lobaire de la base droile

Jean-Julien B..., emballeur, 20 ans. Entré le 17 octobre 1893.

Pas d’antécédents héréditaires ni personnels.

Le 13 au soir, Cpistaxis.

Le 14, courbature, frisson, loux sans point de côté. Pas de diarrhée. Vomissements.

Actuellement, pas de céphalée caractérisée. Depuis hier, tousse davantage, el ses crachals adhérant au vase, ont une coloration rouillée. Ilier, a eu une nouvelle épistaxis.

Grande lassitude, mais non hébélude. Soif vive. Temp., 89° 5.

Examen du malade: Ventre ni rétraclé, ni météorisé. Pas de gargouillements de la fosse iliaque.

Poumon: À droile, respiralion obscure, sans râles ni craquements. À la base, on à du soufle lubaire, surtout inspiraloire. Voix égophonique. Quelques ràles inspiraloires fins. Vibrations plutot diminuées.

A gauche,la respiration s'entend mal. Mais pas de bruits anormaux. |

18 octobre. — Fosse iliaque un peu douloureuse, et à la pression, en insistant, on peut provoquer quelques gargouillements. Albumine dans les urines. |

19 octobre. — Expectoration jus de pruneaux. Le souflle existe à droite avec la mème éleudue. Bronchophonie intense.

>2 octobre. — Défervescence, Température : 37° 2.

3 octobre, — Souffle cantonné à la base. Plus de râles. Plus d'albumine.

26 octobre. — Le souflle se limite de plus en plus. Après la toux, bouffées crépitantes très fines. Vibrations plutôt diminuées.

30 octobre. — Il y a toujours du souffle expiratoire, du relentissement de la voix, et des bruits fins de déplissement alvéolaire.

3 novembre. — Les bruits fins de déplissement s'atténuent de plus en plus.

7 novembre. — Le déplissement n'existe plus.

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