OBSERVATION XXI
Léonard U.., 49 ans, maçon. Entré à l'hôpital le 24 janvier 1898.
Un séjour antérieur pour emphysème el dilatalion du cœur droit, il y à 3 ans. Depuis tousse fréquemment.
Il y à 5 jours, violent point de côlé droit et dyspnée. Toux fréquente. Anorexie à l'entrée, dyspnée, point de côté. Température : 39° 6. Crachats non teintés.
Signes de dilatation du cœur droit.
Poumon droit. Voussure légère de la base, Submatité et exagéralion des vibrations à cette base et quelques râles fins perdus au
milieu de rhoncus et de sibilances.
À gauche, sibilances.
25 janvier. — Dyspnée Lrès vive.
Crachats leintés. Apparition d'un souffle tubaire dans le creux
axillaire el de râles fins qui font porter le diagnostic de pneumonie
lobaire:
27 janvier. — Cyanose, Mèmes signes pulmonaires el cardiaques. 29 janvier. — Souffle tubaire intense. Des ràles s'entendent net-
tement à la base droite. Ailleurs plus de sibilances. Température : 37° 6. (Défervescence).
31 janvier. — Amélioralion notable. Souffle persiste avec ràles.
h janvier. — Soufile Lubaire.
8 Janvier. - Toujours souffle el ràles dans le poumon droit, à la base,
11 Janvier. - On à depuis ce malin du déplissement alvéolaire, manifesté par une crépilation fine à la fin de l'inspiration.
14 Janvier. - Crépilation fine en un point très limité. EL ailleurs, quelques ràles fins, mais aux deux temps.
18 Janvier. - La crépitation très fine existe toujours.
Son limbre est bien spécial el facilement reconnaissable: elle éclate après la toux ou après une forte inspiration, on l’entend mais moins forte, après une inspiration ordinaire, elle est composée d’une série de petits râles secs, apparaissant presque simultanément, râles très superficiels, passagers.
22 Janvier. - La crépilation esl très limitée, mais existe loujours.
23 Janvier. - Même état de la crépitation.
3 Février. - Crépitation plus étendue, température 37° 2.
= Février. - La zône crépilante existe toujours, submatité, augmentation des vibrations.
15 Février. - On trouve de gros râles qui ne sauraient se confondre avec le déplissement alvéolaire
16 Février. - Le malade sort.
Le râle est d’une certaine utilité en clinique pour diag-
nostiquer la phase d’une pneumonie.
5° Nous estimons que le râle de déplissement alvéolaire est dû au décollement brusque par l'air inspiré, des parois
alvéolaires agelutinées par l'exsudat en voie de liquéfaction.
Le Président de la Thèse, BONDET.
Vu :
Le Doyen,
FORMES Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Lyon, le 8 juillet r904,
Le, Recteur, Président du Conseil de l'Université,